Royaume-Uni

Investissement Socialement Responsable, la responsabilité sociale des entreprises,responsabilité sociale et environnementale, investissement responsable responsabilité sociale des entreprises, ESG définition, ESG, investissement humainement responsable

ROYAUME-UNI

 

Dans "Le Figaro" du 16 février 2016 : Brexit: Beaucoup dedemandes britanniques sont "justifiées" (Merkel) Quel désaveu pour les autres politicards collabos... La Grande-Bretagne montre encore une fois que la voie de la collaboration n'est pas la bonne avec l'allemagne politique. Ah si la France cessait de se courber et de collaborer......L'histoire se répète. Quel dommage que Tsipras ait cédé devant les mensonges allemands.

" La chancelière allemande, Angela Merkel, a jugé mercredi, à la veille d'un sommet européen crucial pour l'avenir du Royaume-Uni dans l'Union européenne, que de nombreuses demandes de réformes réclamées par Londres étaient "justifiées". Comment imaginer une Europe sans un des seuls Etats ayant refusé la collabo à la française sous le couvert de sa police et gendarmerie zélées.  Police et gendarmerie qui tirent encore aujourd'hui sur des jeunes désarmés sur un simple ordre et brutalisent des migrants et les Familles manifestantes avec enfants. Hier, les Juifs, les Tziganes et autres , aujourd'hui les migrants économiques de l'europe allemande, comme quoi ...... Il est vrai qu'on ne peut faire aucun lien puisqu'il n'y a pas eu de déportation...hormis les raccompagnements musclés de pauvres bougres. Admirez les vidéos You tube pour celles et ceux qui croient que je délire.

Un exemple :



"Il ne s'agit pas juste des intérêts particuliers des Britanniques, sur certaines choses, certaines questions, bien au contraire. De nombreux points sont justifiés et compréhensibles", a-t-elle dit devant le Bundestag dans un discours présentant la position allemande avant le sommet de jeudi et vendredi. Savourez l'allemagne à genoux, elle qui a mis à genoux les politiques et paupérisé l'ensemble des Peuples européens. 
Même sur la question sensible de la limitation des prestations sociales pour les ressortissants d'autres pays de l'UE, Mme Merkel a apporté son soutien au Premier ministre britannique, David Cameron. Le comble. Cela dit, je ne peux que souhaiter que le Royaume-Uni sonne la fin de l'europe allemande. Churchill avait raison.
"Ces demandes sont aussi compréhensibles et justifiées (...) il est évident que chaque pays membre doit pouvoir protéger son système social contre les abus", a-t-elle dit. MDR A genoux la schleu.
"Tout comme David Cameron, je considère aussi comme nécessaire que nous, au sein de L'UE, en fassions plus sur la compétitivité, la transparence et la bureaucratie. L'Allemagne et la Grande-Bretagne partagent ces convictions depuis de nombreuses années Ah oui....A genoux, elle est", a-t-elle souligné.
Selon elle, le gouvernement allemand fera tout ce qui est en son pouvoir pour que, "au final, ce ne soit pas seulement la Grande-Bretagne qui profite mais aussi l'Allemagne et toute l'Europe".  Pourquoi se singulariser avec la Grande-Bretagne de l'Europe ?
"C'est dans notre intérêt que la Grande-Bretagne soit un membre fort dans une Europe forte", a insisté la chancelière.
M. Cameron a promis un référendum sur le maintien ou non de son pays dans l'UE. Il espère arracher un compromis lors d'un sommet des 28 chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE jeudi et vendredi à Bruxelles, ce qui lui permettrait d'organiser cette consultation dès le mois de juin.
Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a présenté le 2 février un pré-accord pour répondre aux revendications britanniques et éviter un "Brexit", mais de l'immigration à la souveraineté politique, en passant par la gouvernance économique, les pommes de discorde restent nombreuses."

Jean-Christophe De Wasseige dans "Trends Tendances" du 17 février 2016 : Royaume-Uni et Europe, retour sur une longue et houleuse relation (graphique)

" La dernière ligne droite des négociations pour éviter un 'Brexit', c'est pour ces jeudi et vendredi, lors d'un sommet européen crucial. On savait que les Anglais avaient un rapport ambigu à l'Europe, mais là, c'est le destin du continent qui est en jeu... Flash-back.

Le Royaume-Uni et l'Europe, une histoire mouvementée.

Le Royaume-Uni et l'Europe, une histoire mouvementée. © DR


En janvier 2013, David Cameron créait la stupeur. Il annonçait son intention de renégocier la place du Royaume-Uni dans l'Union européenne puis, sur cette base, de demander aux Britanniques s'ils veulent rester ou non dans l'UE. On savait que les Anglais avaient un rapport ambigu à l'Europe, qu'ils freinaient l'exercice de compétences en commun, qu'ils se méfiaient de l'union politique ou encore qu'ils raillaient l'euro. Mais là, c'était jouer avec le destin du continent (même si un précédent existe : un premier référendum en 1975).
Pourquoi ? Parce que la crise de l'euro a poussé les 19 pays de la zone vers plus d'intégration et que Londres aurait préféré qu'on approfondisse le marché unique. Parce que la crise financière a mené à plus de régulation et que la City n'adore pas cet exercice. Parce que l'immigration intra- et extra-européenne a considérablement enflé ces dernières années et que le Royaume-Uni veut y mettre un frein. Et enfin, parce que les europhobes du parti UKIP et les eurosceptiques d'une frange du parti conservateur plaident pour retrouver plus de souveraineté. Le 2 février, cette affaire du Brexit (British exit) a connu un nouveau développement. Le locataire du 10 Downing Street est parvenu à ficeler un compromis avec le président du Conseil Donald Tusk et avec des émissaires français et allemands. Il a reçu des réponses aux quatre points - très terre à terre - qu'il demandait. Un : un mécanisme va être trouvé pour que les neuf pays non-membres de l'euro puissent être mis au courant des décisions en matière économique et bancaire des 19 pays de l'eurozone. Deux : un effort va être mené pour réduire les charges réglementaires sur les entreprises. Trois : les parlements nationaux pourront contrecarrer un projet législatif de la Commission européenne, si leur poids atteint 55 % dans l'UE. Et quatre : malgré les principes d'égalité et de libre-circulation des personnes, un pays pourra limiter ses aides sociales aux immigrés intra-européens s'il fait face à un afflux " exceptionnel".
Conclusion ? L'UE se dote d'un bricolage de plus ; les 28 sont invités à adopter ce compromis lors du sommet des 18 et 19 février ; le référendum britannique est programmé pour la fin juin ; David Cameron va faire campagne en faveur de l'adhésion et les europhobes anglais vont moquer ce texte comme étant une Cam's Scam, " une arnaque de Cameron". Quant à l'Europe, elle joue sa survie sur un autre problème : la crise des migrants et le retour des frontières. Shakespearien ? Yes indeed !

Souvenez-vous :

EUROPE

AVERTISSEMENT : CET ARTICLE N'EST PAS A LIRE SI VOUS DESIREZ RESTER DANS L'IMAGE "WALT DISNEY" DE L'EUROPE POLITIQUE

Dans " La tribune" du 9 octobre 2014                                                                                                                              Article intitulé : La nouvelle leçon de stratégie du "Professeur" Juncker


" On peut aimer ou non Jean-Claude Juncker, mais il faut lui reconnaître une qualité: il assume.  Au moment de présenter son équipe mercredi 10 septembre, il a osé lâcher que Frans Timmermans, le vice-président néerlandais de la Commission, serait sa doublure lorsqu'il serait lui-même « physiquement ou mentalement absent ». Une allusion à peine cachée à son penchant pour l'alcool, qui a jeté un trouble et fait fuser les rires dans la salle de presse.
Quel meilleur moyen de faire taire les médisants que d'assumer ses faiblesses ? Dans le passé, il avait déjà reconnu que le mensonge était parfois nécessaire en politique, que la diplomatie efficace exigeait le secret. La semaine dernière, un confrère lui a posé la question que tout le monde avait sur les lèvres : fallait-il voir une stratégie délibérée dans la nomination de commissaires « à contre-emploi » ?
Un Britannique, Lord Hill, aux services financiers, alors que Londres a bruyamment pesté dans le passé contre l'entreprise de réglementation menée par le commissaire Michel Barnier.
Moscovici flanqué de deux gendarmes
Un Français, Pierre Moscovici*, aux affaires économiques, alors que les finances publiques françaises sombrent dans le rouge, une Roumaine, Corina Cretu, à la politique régionale, alors que Bucarest est régulièrement épinglée pour sa mauvaise utilisation des fonds européens. Un Grec, Dimitris Avramopoulos, à l'immigration, alors la gestion du flux de migrants par Athènes est un cauchemar. Ou un Chypriote, Christos Styliandès, à la gestion de crise et à l'aide humanitaire.
En son temps, François Mitterrand avait créé un effet comique sans précédent, en nommant dans le premier gouvernement Mauroy Creysson à l'Agriculture, Defferre à la Défense, Le Pensec à la Mer et Delors aux Finances... le Luxembourgeois joue plutôt sur le mode ironique. Plutôt que de contre-emploi, il faudrait parler dans ce cas d'une volonté délibérée de mêler le national et l'européen, et de prendre l'opinion à témoin de la loyauté des nouveaux commissaires. Imaginez plutôt le traitement qui sera réservé à Lord Hill s'il hésite à défendre le plafonnement des bonus voté cette année par le Parlement et attaqué par son pays devant la Cour de Justice ! Le Britannique se prépare à de grands moments de solitude.
La subtile géométrie inventée par Juncker ne s'arrête pas là. En créant des postes de vice-présidents chargés de coordonner des « équipes de projet », le Luxembourgeois a disposé dans son système des cordes de rappel politique qui vont lui éviter d'avoir lui-même à rappeler à l'ordre tel ou tel commissaire. Le cas de Pierre Moscovici est éclairant.
Le commissaire français travaillera avec deux vice-présidents : le Finlandais Jyriki Katainen et le Letton Valdis Dombrovskis.
« Aléa moral »

En charge de l'emploi, de la croissance et de la compétitivité, Katainen, qui a été ministre des Finances puis Premier ministre entre 2007 et 2014, s'est avéré l'un des défenseurs les plus durs de l'orthodoxie budgétaire et l'un des plus prompts à souligner l'« aléa moral » qui résultait de la création d'un fonds de sauvetage des États de la zone euro. Le moins que l'on puisse dire est qu'il n'est pas une colombe.
De l'autre côté, Dombrovskis, responsable de l'euro et du dialogue social, a infligé, en tant que Premier ministre, une cure d'austérité sans pitié à son pays. Les portefeuilles de ces deux vice-présidents ne se recoupaient-ils pas ? ont interrogé les experts. Comment, en effet, réparer la zone euro - le boulot du Letton - sans travailler sur la compétitivité - celui du Finlandais ? La vérité est qu'ils se recoupent et que leur zone d'intersection porte un nom : Moscovici, lequel se voit en pratique flanqué de deux gendarmes.
Mais - chut ! - il ne faut pas le dire.

Souvenez-vous :

Jean-Claude Juncker

Extrait article-ci-dessous : "Autrement dit, les chefs d'États et de gouvernements doivent trouver un président de la Commission qui soit assez docile pour sanctionner leurs choix de commissaires. La meilleure façon d'en obtenir un, c'est de faire en sorte que sa nomination ne dépende pas du parlement, mais bien du conseil. Bref, on le voit, le ver était dans le fruit et la « démocratie européenne » était déjà agonisante dans ses langes. Tout se passe comme si la chancelière avait utilisé le malheureux Jean-Claude Juncker comme « l'idiot utile » de la démocratie européenne."

Romaric Godin dans "La Tribune" du 28 mai 2014
Article intitulé
: Commission européenne : retour aux vieilles recettes pour choisir le président

" Le Conseil européen a donc décidé de botter en touche et d'apporter un démenti cinglant à toute la propagande électorale des « Spitzenkendidaten » (terme allemand adopté à Bruxelles pour désigner les candidats désignés par les partis européens) et à celle du parlement européen. Non, l'UE n'est pas une démocratie parlementaire et le candidat arrivé en tête n'est pas automatiquement celui qui sera soumis aux votes du nouveau parlement pour devenir président de la Commission européenne. Tout est clairement dit. Qui peut encore croire en l'Europe de la Paix bâtie par les politicards actuels ? Pour ceux qui en doutent, voir les articles qui suivent. Mardi soir, les chefs d'Etats et de gouvernements ont donc décidé de prendre leur temps et ont confié à Herman van Rompuy, le président du Conseil européen, le soin de « trouver des candidats. »
Pied de nez aux électeurs
C'est un joli pied de nez au slogan officiel de ces élections européennes 2014 : « Cette fois, c'est différent ! » Car en demandant au responsable belge amateur de haïkus de « trouver » des candidats, le Conseil rejette d'un revers de main les six candidats qui ont été mis à leur disposition par les partis européens, et, donc, du moins en théorie, par les électeurs. C'est donc affirmer sa puissance et son pouvoir suprême et rappeler que la nécessité nouvelle d'obtenir la majorité absolue des députés pour le président de la Commission ne change rien à ce fait. Car les monarques de jadis le savaient bien : faire attendre dans une antichambre, c'est faire sentir à celui qui attend toute l'étendue de son pouvoir. Bref, c'est bien le Conseil qui décide.
La force institutionnelle du Conseil
Le traité de Lisbonne dont on a tant vanté les vertus durant cette campagne confirme du reste cette puissance. Non seulement le parlement ne peut choisir lui-même un candidat à la présidence de la Commission, qui doit lui être soumis par le Conseil, mais c'est aussi le Conseil qui, ensuite, doit désigner avec le président de la Commission les commissaires, lesquels ne seront que validés en bloc par le parlement. Autrement dit, les chefs d'États et de gouvernements doivent trouver un président de la Commission qui soit assez docile pour sanctionner leurs choix de commissaires. La meilleure façon d'en obtenir un, c'est de faire en sorte que sa nomination ne dépende pas du parlement, mais bien du conseil. Bref, on le voit, le ver était dans le fruit et la « démocratie européenne » était déjà agonisante dans ses langes. Tout se passe comme si la chancelière avait utilisé le malheureux Jean-Claude Juncker comme « l'idiot utile » de la démocratie européenne. Sun Tzu ou Clausewitz ? Sur ce coup, le gagnant est Sun Tzu. On se souvient qu'en début d'année, elle rechignait à suivre les pas des socialistes et à nommer un Spitzenkandidat. Mais débordée par la demande et menacée par la candidature d'un Michel Barnier assez incontrôlable, elle s'est résolue le 8 mars à Dublin à adouber le Luxembourgeois. Angela Merkel est trop intelligente pour ne pas s'être rendu compte que cette candidature était peu enthousiasmante. Elle aurait pu la désirer précisément pour cette raison. Car, il faut bien l'avouer, on a peine à croire qu'il existe une levée de boucliers des parlementaires européens et des opinions publiques pour défendre l'ancien chef du gouvernement grand-ducal. Malgré les indignations et les soutiens de principe, il y a fort à parier que socialistes et conservateurs pourraient accepter de le sacrifier pour une personne plus « consensuelle. » Dans ce cas, le nouveau président de la commission devra sa nomination au Conseil et à Angela Merkel en particulier. Il sera docile.
Il ne faut cependant pas croire que la candidature de Jean-Claude Juncker soit totalement écartée. Bien au contraire. Mais en lui faisant faire antichambre. En affirmant d'emblée que sa nomination n'est pas naturelle, on s'assure là aussi de sa docilité face au Conseil en lui rappelant de qui il va tenir son poste. Non pas de sa majorité parlementaire, mais bien des chefs d'Etats et de gouvernements. Les élus européens s'opposeront-ils aux consignes nationales venus des chefs de gouvernement ? C'est peu crédible. Et s'ils le font et que le Conseil leur soumette un autre candidat de consensus ? Bloqueront-ils les institutions ad aeternam pour sauver l'honneur de Jean-Claude Juncker ? C'est peu probable. Trois jours après le vote, la réalité a rattrapé la fiction démocratique : c'est bien le Conseil qui décide. Cette fois encore, ce ne sera pas différent…

Souvenez-vous :

Pierre Moscovici

Extrait article-ci-dessous : "Pierre Moscovici ENA naturellement, alors ministre délégué aux Affaires européennes, avait traité les petits pays avec une morgue incroyable, coupant la parole aux uns, leur demandant d’abréger leur discours, exigeant que le représentant de la Belgique se taise." 

Marie-Françoise Bechtel, ancienne directrice de l'ENA rien n'est perdu, propos recueillis par Propos recueillis par Bertrand Rothé pour Marianne, repris par Olivier Berruyer, dans "Les Crises.fr/Marianne/Expansion" du 22 janvier 2014
Article intitulé :[Reprise] Les élites françaises ont honte de la France Je pense que le mot "élite" est très mal choisi car en fait d'"élites", c'est trop souvent la consanguinité de l'idiotie" intéressée" et recherchant une protection contre les effets de leurs propres tares. Que deviendraient ces idiots sans ce principe de protection..... Que de dégats! Quelle arrogance! Cela dit, l'arrogance n'est-elle pas une des spécificités de l'idiotie ?

" J’allais préparer des miscellanées quand je suis tombé sur ce lien dans un commentaire. Au vu de l’analyse remarquable de cette députée PS (qui tranche tellement avec les 80 % de députés qui relèvent clairement du tiers-monde intellectuel), il (Olivier Berruyer) m’a semblé plus important de le partager avec vous… (NB. Comme elle appartient au MDC de Chevènement, elle fait quelques appels du pied dans l’interview) L’ancienne directrice de l’ENA, députée de l’Aisne apparentée au groupe socialiste, livre ici un regard très critique sur le rapport des classes dirigeantes françaises à notre nation. De sa fréquentation des politiques à celle des élèves des grandes écoles, Marie-Françoise Bechtel a rapporté de nombreuses anecdotes édifiantes. Marianne : Vous venez d’affirmer dans un entretien publié dans l’Expansion que «la spécificité française tient surtout à la détestation des élites envers la nation». Pouvez-vous préciser cette pensée et la justifier par quelques exemples ? Marie-Françoise Bechtel : C’est une idée qui me poursuit depuis assez longtemps. Je me souviens l’avoir soutenue pour la première fois dans un entretien accordé à Joseph Macé-Scaron dans le Figaro fin 2000. Je lui avais dit que j’étais très frappée de voir à quel point les élites britanniques étaient fières de leur nation. En France, il suffit d'écouter les qualificatifs employés par les présidents concernant les Français pour avoir une idée du dédain, dédain en dehors des périodes électorales. Cela dit, la Liberté de l'Europe est Britannique avant tout, sans oublier l'importance des Résistants et notamment Français. Aujourd’hui, pour moi, c’est plus que jamais un constat absolu et évident. Les élites françaises ont honte de la France, ce qui n’empêche qu’elles peuvent avoir un comportement extrêmement arrogant, même si cela peut paraître paradoxal. Je cite souvent l’exemple de Jean-Marie Messier. Ce pur produit des élites françaises avait qualifié les Etats-Unis de «vraie patrie des hommes d’affaires», et ce, juste avant de s’y installer. Ici, le propos est chimiquement pur. Toutes les élites ne sont pas aussi claires, mais beaucoup n’en pensent pas moins. Ça ne fait qu’un exemple ! M.-F.B. : Je peux vous en trouver des dizaines. Prenons celui des grands patrons dont les groupes investissent à l’étranger et qui se soustraient au versement de leurs impôts en France. Vous ne pouvez pas dire que ce sont des comportements patriotiques… Total ne paie quasiment pas d’impôts en France. Bien sûr, à l’étranger, nombreux sont les groupes qui ont les mêmes comportements, mais ils savent être présents quand leur pays a besoin d’eux. Regardez aussi la façon dont on traite les commémorations de la guerre de 1914-1918 : les élites, dont le PS, incriminent les nations. On oublie que les peuples ne voulaient pas la guerre, et que c’est le déni de la nation qui nous entraîne aujourd’hui dans une Europe qui ne cesse de faire monter l’extrême droite. Autre exemple qui m’a été raconté de première main et qui illustre ce mélange de déni et d’arrogance. Dans les négociations européennes de 1997 à 1999, en vue de la conclusion du traité de Nice, Pierre Moscovici ENA naturellement, alors ministre délégué aux Affaires européennes, avait traité les petits pays avec une morgue incroyable, coupant la parole aux uns, leur demandant d’abréger leur discours, exigeant que le représentant de la Belgique se taise. Cette "élite" devrait se souvenir de ce qu'ont fait les Peuples Belges lors des guerres alors que les "élites" françaises (je ne parle pas des Peuples Français), avaient baissé leur froque comme des lâches qu'ils sont. Etant Belge, pour nous ce n'est pas grave car les politiques français sont considérés comme des cons, arrogants et collabos. Ayant beaucoup voyagé, cette vision est assez partagée au niveau mondial. Parlez de la france en Australie, Nouvelle Zélande etc.... Dans les instances bruxelloises, les politiques français sont appelé les "guignols de la parade" et font salle comble lorsque les fonctionnaires européens veulent décompresser en rigolant un peu.  L'autre bon mot "européen" lorsqu'il y a un politique français dans les négociation n'est-il pas : "Longe le mur, c'est un français" ? En France, ils paradent, à Bruxelles, ils font rire. En fait d'élite..... C’est ce même Pierre Moscovici, toute son action le démontre, qui est persuadé que la nation française a disparu, que nous sommes devenus une région de la grande nébuleuse libérale et atlantisée.
Mais il est intéressant aussi de se demander quand ce mépris de la nation a commencé à se développer chez nos élites. Je pense qu’une réponse se trouve dans les écrits de Jean-Pierre Chevènement. Il a pour la première fois, me semble-t-il, abordé cette question dans la République contre les bien-pensants, dans les années 90, il l’a ensuite développée dans La France est-elle finie ? En substance, il démontre que cette haine de la France et du peuple date de l’immédiat après-guerre, et je partage cette idée. Je pense que les élites ont trahi le peuple, qu’elles se sont compromises avec le régime de Vichy et qu’elles portent sur leur dos la défaite de 1939, «l’étrange défaite». C’est à ce moment-là que tout se joue. J’ai recueilli à travers des entretiens qui vont d’ailleurs être prochainement publiés les souvenirs du dernier membre vivant du CNR, Robert Chambeiron. Il explique avec beaucoup de précision l’état des partis politiques en 1940. La situation était catastrophique ! Ils n’ont plus aucune légitimité. Robert Chambeiron raconte ce discrédit et la façon dont peu à peu les principaux partis se sont reconstitués en admettant la nécessité d’une union nationale. Il raconte le premier entretien dans une pissotière entre Daniel Mayer, qui représente la SFIO, et l’envoyé du PC. L’entrée en matière est violente. Le premier envoie à l’autre les accords Molotov-Ribbentrop, l’alliance entre Staline et Hitler. Le communiste s’offusque et lui répond : «Comment pouvez-vous nous faire la morale après Munich ?» Tout le monde s’était déballonné devant Hitler. La chance des partis, il faut bien le dire, ça a été les Etats-Unis, les Britanniques et les résistants. Les Américains se méfiaient de De Gaulle, ils voulaient s’assurer du soutien des partis et des syndicats. C’est Washington qui les a réellement remis en selle.
Aucune partie de nos élites ne trouve grâce à vos yeux  M.-F.B. : Je n’ai aucune admiration pour la grande majorité des élites économiques, mais je pense qu’il y a des exceptions. Ainsi, par exemple, Jean-Louis Beffa, l’ancien patron de Saint-Gobain, me semble avoir encore une conscience nationale. En revanche, ce n’est pas du côté des banques qu’il faut chercher. L’épargne française est énorme, 17 % du revenu… Qu’en font-elles ? Rien, ou plutôt rien d’utile à notre pays. Quant aux élites politiques, je les fréquente au quotidien, ils sont atteints d’un double syndrome : d’une part, ce que mon ami Sami Naïr appelle le «bonisme», c’est-à-dire la bien-pensance vertueuse.
Et les hauts fonctionnaires ? En tant qu’ancienne directrice de l’ENA et en tant que conseillère d’Etat, vous en avez beaucoup côtoyé… M.-F.B. : Généralement, ils partagent l’idéal européiste angélique et vertueux. Ils ont tous appris que «l’Europe est notre avenir». Sur ce sujet, leur esprit critique est assez peu développé. Ils pensent tous que la France est une affaire dépassée. Mais il faut se méfier des amalgames. Dans cet univers, il y a d’abord et surtout Bercy. Le gros morceau, c’est le couple Trésor-Budget. C’est là où tout se joue, tout se décide. C’est impressionnant, le pouvoir qu’ils ont, et je pèse mes mots. Laisser faire Bercy, c’est une grave erreur. D’abord, ces messieurs se méfient des politiques. Ils font bloc. Souvenez-vous le principe français : "L’administration des choses remplacera le gouvernement des hommes" Comte de Saint-Simon......et l'administration étant dépendante des politiques, les autorités de supervision des politiques (Challenges du 7/10/13, Jean-Michel Naulot de l'AMF), la comptabilité des politiques (Les Echos 15/10/13, Monsieur Claude Lopater démissionnaire de l'Autorité des normes comptables), le juridique des politiques selon les déclarations (entre autres) de Jean-Louis Nadal ex-président de la Cour de cassation et la reconnaissance du procureur André Ribes dans "Le Monde 19 octobre 2013" des manipulation de jugement (eh oui!) et les politiques des lobbyies... J’ai été membre de la mission d’enquête sur l’affaire Cahuzac, eh bien, nous n’avons rien obtenu des directeurs ou responsables de ces deux administrations. Rien. Aucune réponse ! Blanc ! C’était impressionnant. Mais il y a en même temps des différences entre les deux. Les gens du Trésor sont toute la journée dans l’avion, un jour à Singapour, le lendemain à New York, pour placer l’argent public. Ils pensent en anglais. Au bout d’un certain temps, ils ne connaissent plus la France, c’est juste leur employeur. L’autre administration de Bercy qui compte, c’est le Budget, et cette direction serait plutôt gangrenée par l’idéologie allemande, si j’ose dire. Elle est devenue obsédée par l’équilibre budgétaire. En dehors de ces deux administrations, certaines se tiennent encore bien. Je pense d’abord à mon corps d’origine, le Conseil d’Etat. La plus haute juridiction administrative française a longtemps résisté aux dérives européennes. MDR. Le Conseil d'Etat est des plus attaqués sur ses liens avec les politiques. Comme bande de copains....Un salut particulier à Emmanuel Piwnica, "glorieux" avocat au conseil d'état que j'ai viré Mais vous avez une responsabilité dans cette histoire puisque vous avez sélectionné les élites et vous les avez formées lorsque vous étiez à l’ENA ! M.-F.B. : Il y a deux choses que je dois d’abord préciser. En tant que directeur de l’ENA, vous ne formez personne, ce sont les grandes administrations qui désignent les enseignants dans l’école. En revanche, c’est moi qui proposais au ministre les membres du jury, et j’avais d’ailleurs à l’époque choisi un journaliste de Marianne. Notre regretté Philippe Cohen avait ainsi participé à la sélection des futurs hauts fonctionnaires. Le deuxième élément que le grand public ignore souvent, c’est que l’ENA fonctionne comme une école d’application de Sciences-Po. Car, ne nous trompons pas, c’est Sciences-Po, la grande école. C’est là que les étudiants sont formés, voire déformés. Or Sciences-Po est devenue «l’école du marché», selon les termes mêmes de Richard Descoings, qui a reformaté cette école. Cet homme, à la fois très intelligent et très dangereux, était persuadé que le marché était la loi et que la loi était le marché. Il n’avait d’ailleurs pas vu venir la crise. Mais il a légué à cette école un formatage sans précédent. La victoire du marché se mesure aussi parce qu’il y a de plus en plus d’élèves d’écoles de commerce, notamment de HEC, qui entrent à l’ENA, tout ce petit monde jurant, la main sur la poitrine, que depuis sa plus tendre enfance il rêve de servir l’Etat. La conséquence est dramatique, ils récitent des discours appris. Je me souviens que de nombreux membres du jury m’ont dit que ces étudiants étaient tellement formatés que c’était difficile, voire impossible de les choisir, et encore moins de les classer. Et quand ils sont choisis, je me suis aperçue que je ne pouvais plus grand-chose pour des gens aussi – comment dire ? – fermés sur des certitudes, aggravées par le manque de culture.
Bio express : Marie-Françoise Bechtel fut directrice de l’ENA de 2000 à 2002. Elle est vice-présidente de la commission des Lois de l’Assemblée nationale. Mais elle est aussi un exemple de l’efficacité du système scolaire républicain. Fille d’instituteurs, elle est agrégée de philosophie et conseillère d’Etat.

Souvenez-vous : L’ENA, dont la nouvelle directrice, Nathalie Loiseau écrivait dans Le Figaro du 25 juin 2013  « La promotion Voltaire, avec ses personnalités connues (Hollande, Royal, de Villepin, Donnedieu de Vabres, Jouyet, Sapin, ndlr) a donné une fausse image de l’ENA. A l’image du feuilleton «L’école du pouvoir». Tout est dit.



Dans "La Tribune" du 10 février 2016 : "Brexit" : grandes manoeuvres avant le sommet européen

" Les négociations pour finaliser un accord de l'Union Européenne avec Londres, censé arrimer le Royaume-Uni à l'Europe, entrent dans la dernière ligne droite, avec une tournée éclair du président du Conseil européen dans plusieurs capitales clés à la veille d'un sommet des 28 à Bruxelles.
Donald Tusk prend son bâton de pélerin lundi et mardi afin de convaincre les Etats membres les plus réticents, et boucler le projet d'accord qu'il soumettra aux chefs d'Etat et de gouvernement en fin de semaine.
Si chacun des camps a intérêt à "dramatiser" les enjeux pour montrer qu'il a su arracher des concessions à l'autre --en particulier le Premier ministre britannique confronté à un puissant courant eurosceptique--, il paraît peu probable qu'ils parviennent pas à un compromis.
Un échec affaiblirait encore l'Union européenne au moment où elle va de crise "existentielle" en "polycrise non maîtrisée" (Jean-Claude Juncker, président de la Commission).
David Cameron croit en un accord
David Cameron, qui a promis d'organiser prochainement un référendum sur le maintien ou non de son pays au sein de l'Union, sans doute en juin, a réaffirmé, vendredi en Allemagne, croire aux chances d'un accord.
"En ce qui concerne la place de la Grande-Bretagne dans l'Europe, j'ai toujours été confiant dans le fait qu'ensemble nous pouvons obtenir les réformes qui répondent aux attentes britanniques et fonctionnent aussi pour l'Europe entière", a plaidé David Cameron devant la chancelière Angela Merkel. Que de changements de discours ! Mais dans les faits, l'europe allemande n'a tenu aucune parole et a faussé toutes les négociations. Il est plus que souhaitable que le Royaume-Uni sorte pour mieux revenir lors de la création de l'Europe de la Paix avec ou sans l'Allemagne. Nous n'avons jamais eu besoin de l'Allemagne. L'histoire notre histoire a montré et démontré que l'allemagne politique devait être strictement maîtrisée. Souvenez-vous des propos nazis de l'allemagne concernant certains Peuples européens tenus il y a peu. Où a mené la politique allemande ? A la croissance de l'allemagne et à la pauvreté de l'Europe.
Cette dernière, à l'instar d'ailleurs de Washington, souhaite que le Royaume-Uni reste "un membre actif d'une Union européenne qui réussit".
De fait, un optimisme prudent est de mise à Bruxelles depuis que Donald Tusk a présenté le 2 février un pré-accord pour répondre aux revendications britanniques et éviter un "Brexit", la sortie de la Grande-Bretagne de l'UE.
Une tournée européenne de Donal Tusk
Donald Tusk a néanmoins qualifié de "très fragile" le processus en cours. C'est la raison pour laquelle il se rend successivement à Paris et Bucarest, lundi, puis Athènes, Prague et Berlin, mardi, "afin d'obtenir un soutien politique large" à sa proposition finale.
Si des "clarifications techniques et juridiques" ont été apportées par les "sherpas" (négociateurs) européens, "des problèmes politiques restent en suspens", a précisé une source européenne à l'AFP.
 Des sujets sensibles
Pas question, martèle la France l'histoire se répète alors que la France devrait être le leader avec le Royaume-Uni , de modifier les traités européens pour accommoder les exigences des Britanniques, ni d'entraver le renforcement de la zone euro, dont ils ne sont pas membres, pour protéger les intérêts de la City de Londres, première place financière d'Europe.
Le président François Hollande a d'ores et déjà prévenu qu'il ne serait "pas acceptable de revoir ce qui fonde les engagements européens"
Autre pomme de discorde: la demande du dirigeant conservateur britannique de limiter les prestations sociales pour les ressortissants d'autres pays de l'UE. Une mesure qui vise d'abord le "plombier polonais", ces travailleurs d'Europe centrale et de l'Est employés en Grande-Bretagne.
Donald Tusk propose un "mécanisme de sauvegarde" --en clair un "frein d'urgence"-- autorisant Londres à restreindre jusqu'à quatre ans les aides sociales aux migrants intra-européens.
Mais, outre qu'elle inquiète les quatre pays du "groupe de Visegrad" (Pologne,  Hongrie, République tchèque et Slovaquie) ainsi que la Roumanie, cette clause ne risque-t-elle pas d'inciter les autres Etats membres à multiplier les exemptions similaires, allant à l'encontre du principe "fondamental" de la libre circulation des personnes?
Autre concession de M. Tusk, quant à la souveraineté, il a mis sur la table un "système de carton rouge" qui permettrait, sur décision de plus de la moitié (55%) de l'ensemble des parlements nationaux de l'UE de stopper des projets législatifs de l'exécutif européen.
Reste qu'au delà d'un éventuel accord à Bruxelles, tout dépendra in fine de la campagne référendaire britannique, en pleine montée des populismes en Europe. D'après les sondages, les Britanniques restent très partagés.
David Cameron "a lancé un processus qui le dépasse", observe une source diplomatique européenne qui dit craindre que "solution ou pas, la vraie question (du référendum britannique) sera contre l'Europe"
(Avec AFP)

Jean-Jacques Mevel dans "Le Figaro" du 2 février 2016 : Brexit : l'Europe fait une exception pour Cameron

" Londres pourra couper les aides sociales aux migrants européens et obtient des garanties pour ne pas pâtir d'un euro fort.
Sous la pression d'un référendum britannique à haut risque, l'Union européenne finit par lâcher du lest:
elle offre désormais à Londres l'option de décréter, seule et sans délai, un moratoire de plusieurs années sur les coûteuses aides sociales dont jouissent les Européens qui travaillent dans le pays. C'est la concession majeure qu'espérait David Cameron pour faire campagne en faveur du «oui». De nouveau la combativité et la résistance anglaise ont payée.
Dans l'esprit sinon à la lettre, le président du Conseil européen Donald Tusk y a finalement consenti après avoir expliqué pendant des mois que le Royaume-Uni ne pourrait bénéficier d'aucun traitement de faveur. Le dispositif soumis mardi à l'approbation des vingt-huit capitales se présente comme une mesure générale, applicable à l'Europe tout entière. Le «mécanisme de sauvegarde» pourra être invoqué, sous contrôle strict de la Commission Juncker, par tout pays de l'UE qui verrait ses services publics ou sa sécurité sociale débordés par un «afflux d'ampleur exceptionnelle de travailleurs venus d'autres États membres», précise le texte.
Mais exception cruciale, Londres n'aura ni à décrocher ce feu vert préalable de Bruxelles, ni même à prouver qu'elle est incapable de faire face à la charge. Le Royaume-Uni «déjà confronté à (cette) situation exceptionnelle (…) serait en droit de déclencher le mécanisme (de sauvegarde), avec toutes les chances qu'il soit finalement approuvé», poursuit le projet de Donald Tusk. C'est du sur-mesure, et presque un tour de passe-passe. Dès hier, David Cameron l'a célébré à sa façon: il annonce que le référendum pourrait avoir lieu «d'ici quelques mois», avec juin comme cible probable.
Aux yeux des Britanniques, «Saint Georges est tout près de terrasser le dragon» bruxellois. Si cela se fait, n'est-ce pas le cas ?
Un responsable politique européen
Le «succès» européen dont le premier ministre a besoin pour convaincre ses électeurs les Britanniques de rester dans l'UE paraît à portée de main. Aux yeux des Britanniques, «Saint Georges est tout près de terrasser le dragon» bruxellois, note un responsable politique européen. Reste maintenant à convaincre vingt-sept partenaires de l'UE réticents, avant un sommet européen décisif convoqué le 19 février. Les ambassadeurs et les «sherpas» vont affiner le texte de Donald Tusk. Nul doute qu'il sera discuté aussi le 12 février, lorsque Angela Merkel recevra son homologue britannique à Hambourg pour un tête-à-tête attendu.
Des salariés européens de seconde classe
C'est d'Europe centrale que devraient venir les plus fortes réticences à la nouvelle «exception» britannique. La Pologne a fourni, bien avant l'Espagne et même la France, le plus gros des contingents de travailleurs migrants «intra-européens» débarqués au Royaume-Uni. Varsovie s'inquiète de voir ses ressortissants transformés en salariés européens de seconde classe, en compagnie de Prague, Budapest et Bratislava.
Le président Tusk a aussi cherché à déminer un possible contentieux avec Paris, et la Banque centrale européenne, sur les relations compliquées qu'entretiennent les dix-neuf pays de l'euro - dont la France - avec les neuf capitales qui n'ont pas souscrit à la monnaie commune - dont le Royaume-Uni. C'est une autre exigence fétiche de David Cameron, à l'approche du référendum: il veut des garanties solides contre toute ambition de l'Eurozone de régenter les intérêts de la City. À l'inverse, les pays de l'euro refusent un droit de regard extérieur (comprendre britannique) sur leurs propres affaires et sur les avancées de l'intégration monétaire.
C'est d'Europe centrale que devraient venir les plus fortes réticences à l' «â€Šexception » britannique
Le document rendu public mardi promet de «respecter les droits et compétences» des pays qui ne sont pas dans l'euro. Il annonce un «mécanisme» qui leur permettrait de se faire entendre par les dix-neuf autres et de recevoir «les assurances nécessaires». Mais cela ne crée «pas un veto et ne pourra en aucun cas retarder des décisions urgentes» en cas de crise financière, assure le président du Conseil européen. L'horlogerie de ce recours au cénacle des États reste à préciser. Tout comme le système de «carton rouge», grâce auquel Cameron voudrait réduire l'inflation de textes législatifs produits à Bruxelles et à Strasbourg. Donald Tusk place la barre assez haut: il faudrait réunir la majorité de plus de la moitié des 28 Parlements nationaux (55%) pour stopper ou amender les lois poussées par la Commission européenne.

Et pendant ce temps là ......