Revue de presse Fin avril 2016

Investissement Socialement Responsable, la responsabilité sociale des entreprises,responsabilité sociale et environnementale, investissement responsable responsabilité sociale des entreprises, ESG définition, ESG, investissement humainement responsable

PRESSE COMMENTEE DU JOUR

30 avril 2016

 LA RIGUEUR ORTHOGRAPHIQUE NE PEUT ETRE GARANTIE VU LE TEMPS DISPONIBLE ET L'EMOTION DANS CERTAINS COMMENTAIRES.

Paul Valéry dans "Mauvaises pensées" : "La conscience règne et ne gouverne pas."

BOURSE

Variation du CAC 40 du 29 avril 2016 en valeur spéculative du jour ou CAC 40 VSJ© : -2.82 %

La Variation Humainement Responsable (VHR) mentionnée comme complément informationnel au cours officiel n’extrapole pas la hausse ou la baisse boursière réalisée par un petit nombre de porteurs de parts à tous les porteurs de parts, mais divise, en parfait respect du principe juridique d'égalité des porteurs de parts, le gain ou la perte du jour sur l’ensemble des porteurs de parts.


Variation du CAC 40 du 29 avril 2016 en valeur humainement responsable CAC 40 VHR© : -0.0164%


Dans les faits, le cours officiel qui est le cours de la Variation Spéculative du Jour (VSJ), en extrapolant  la hausse ou la baisse réalisée à la fermeture par un petit nombre de porteurs de parts à tous les porteurs de parts, peut s'avérer litigieux voire trompeur.

L'indice de destruction comptable de valeur ©*, différence entre la variation officielle et la variation humainement responsable, est de 99.42.

* L’indice de destruction comptable de valeur © calcule le pourcentage de la baisse du cours due uniquement à la méthode de valorisation comptable. Cette dernière en ne prenant pas en compte la faiblesse des volumes échangés a généré une déflation à la baisse de 99.42% ! Baisse boursière ou baisse comptable ? Volatilité boursière ou volatilité comptable ?

A contrario, l'effet de levier entre la Variation Humainement Responsable et la Variation Spéculative du Jour (Cac 40) a été de 170.95 .

Qui dit mieux !

SANOFI est annoncé en baisse de -5.36 % en Variation Spéculative du Jour (CAC 40 actuel), baisse qui devient en Variation Humainement Responsable, avec la prise en compte de la faiblesse des volumes échangés en parfait respect du principe juridique d’égalité des porteurs de parts, une baisse de -0.0243 %. De -0.0243 % à -5.36 % = 220 en effet de levier comptable de destruction. Cherchez l'erreur ! Et pour le fun, seuls 5 352 930 titres ont été échangés (à différents cours) sur un flottant de 1 182 806 949 titres soit un volume de 0.45 % du flottant.

Nom +Bas
(09/03/09)
+Bas postérieur
au 09/03/09
Cours Variation
officielle
(en %)
Volume
JOUR
Flottant
Variation non officielle
 IHR (en %)
CAC 40 2465.46
4428.96 -2.82 127 100 860 21 908 388 455 -0.0164








ACCOR 17.60 17.03 38.69 -2.96 1 086 852 222 796 257 -0.0144
AIR LIQUIDE 45.27
99.00 -1.39 1 293 554 335 065 567 -0.0054
AIRBUS GROUP (Ex : EADS) 10.19 8.47 54.61 -2.08 3 429 646 580 571 711 -0.0123
ARCELORMITTAL REG 13.61 8.44 4.96 -2.93 27 469 918 959 392 657 -0.0839
AXA 5.74
22.02 -3.57 7 995 767 1 905 775 629 -0.0150
BNP PARIBAS 21.45
46.24 -4.16 4 627 512 1 032 654 609 -0.0186
BOUYGUES 22.50 17.60 29.12 -1.27 1 187 607 190 111 517 -0.0079
CAP GEMINI 21.78
81.53 -1.56 603 781 142 986 458 -0.0066
CARREFOUR 20.43 13.06 24.75 -3.98 3 718 335 595 070 373 -0.0249
CREDIT AGRICOLE SA 6.19 2.88 9.66 -3.41 8 082 188 1 057 530 059 -0.0261
DANONE 32.75 31.77 61.17 -2.33 1 848 227 580 555 838 -0.0074
ENGIE (ex: GDF SUEZ) 24.76 14.12 14.40 -0.10 8 947 596 1 491 576 026 -0.0006
ESSILOR INTERNATIONAL 26.57
113.05 -1.70 795 902 193 166 380 -0.0070
KERING (Ex: PPR) 45.39
149.65 -0.76 205 288 74 081 054 -0.0021
KLEPIERRE 10.02
41.08 -0.18 697 034 314 356 063 -0.0004
L'OREAL 47.55
158.45 -2.64 867 439 231 725 025 -0.0099
LAFARGEHOLCIM N 26.56 23.00 44.01 -1.08 377 678 554 093 981 -0.0007
LEGRAND SA 11.72
49.74 -0.45 883 569 253 873 239 -0.0016
LVMH MOET VUITTON 43.20
145.10 -2.88 925 047 265 025 853 -0.0101
MICHELIN NOM. 22.35
91.15 -4.63 1 034 188 186 410 136 -0.0257
NOKIA 0.00
5.13 -3.01 2 394 015 3 992 863 716 -0.0018
ORANGE (ex: FRANCE TELECOM) 16.93 7.09 14.48 -2.49 7 573 394 2 152 247 738 -0.0088
PERNOD RICARD 38.72 36.65 94.28 -1.12 700 886 203 090 455 -0.0039
PEUGEOT 8.02 3.20 14.06 -3.00 3 482 280 511 991 888 -0.0204
PUBLICIS GROUPE 19.07 18.78 64.63 -1.54 775 822 199 591 712 -0.0060
RENAULT 10.61
84.28 -4.51 1 314 441 186 539 915 -0.0318
SAFRAN 6.99 6.70 60.17 -3.43 1 104 646 261 567 228 -0.0145
SAINT GOBAIN 18.24
40.00 -1.72 2 139 351 523 878 033 -0.0070
SANOFI 40.30 39.41 72.11 -5.36 5 352 930 1 182 806 949 -0.0243
SCHNEIDER ELECTRIC 21.94
56.84 -3.28 1 988 099 551 192 021 -0.0118
SOCIETE GENERALE 18.00 15.00 34.25 -3.97 4 608 005 733 343 986 -0.0249
SODEXO 33.67
88.19 -1.58 352 422 157 132 025 -0.0035
SOLVAY 42.00
88.66 -2.11 287 465 57 608 461 -0.0105
TECHNIP 26.37 25.37 51.11 -1.45 748 676 107 749 663 -0.0101
TOTAL 35.96 30.37 43.93 -2.64 7 220 345 2 236 113 955 -0.0085
UNIBAIL-RODAMCO 76.25
234.05 -1.76 183 033 94 458 435 -0.0034
VALEO 9.20
138.45 -2.29 279 667 77 515 890 -0.0083
VEOLIA ENVIRONN. 15.83 7.37 21.46 -0.97 1 958 516 490 429 771 -0.0039
VINCI 25.54
65.24 -1.15 3 009 892 474 573 142 -0.0073
VIVENDI 17.95 12.01 16.76 -2.19 5 549 847 1 233 479 589 -0.0099

Avertissement : "Les données présentes dans le tableau ci-dessus proviennent du site internet boursorama.com . L'import de ces données s'effectue via un langage encodé chez notre hébergeur 1&1. Le calcul de la variation non officielle IHR (en%) ne fait que retraiter ces données officielles via une simple formule de calcul, elle-même intégrée chez notre hébergeur 1&1. En conséquence, nous ne serions être tenus pour responsables de toute erreur, tout manquement de données ou de toute valeur égale à zéro dans le dit tableau."

Il est vrai que les dérives des marchés dérivés n'existent que par cette volatilité purement comptable qui, dans les faits, n'a aucun fondement juridique.

Pourquoi, comment ou combien ?

Combien ? Parce que tous les frais basés sur les cours de la Variation Spéculative du Jour sont gonflés à l'hélium du choix comptable.

Choix comptable qui fabrique volontairement cette situation. Situation, support de désinformation, d'abus de confiance et d'escroquerie des épargnants et des Etats.

ECONOMIE/BANQUE/BOURSE

Niels Saelens dans "Moneytalk Trends Tendances" Belgique du 29 04 16 Article intitulé : "Les épargnants ne doivent pas uniquement mettre leur argent sur un livret d'épargne"

" Le président de la BCE, Mario Draghi, est conscient de l'impact de sa politique sur les épargnants. "Mais il y a aussi d'autres possibilités pour eux", estime-t-il. Ce propos "différenciant" marque bien le fossé qui s'est créé entre les Etats et les Peuples. Historiquement cette différence a toujours été négative. Les Etats ne sont qu'une résultante/conséquence et non une fin. Lorsque l'Etat oublie cette réalité, le rappel à l'ordre se fait toujours. Les krachs boursiers n'en sont-ils pas une des conséquences ? Le système de valorisation boursier, qui malgré ses failles plus que béantes, reste imposé par l'Etat en faveur des lobbies et contre l'intérêt des Peuples et la stabilité des marchés financiers n'en est-il pas qu'un exemple ?
Le président de la BCE Mario Draghi comprend les inquiétudes des épargnants au sujet des faibles taux d'intérêt sur leurs économies. "Nous sommes très conscients de la situation des épargnants. Les épargnants doivent vivre avec de faibles taux d'intérêt, pas seulement en Allemagne" faux, il ne faut surtout pas qu'il s'y habitue. Les faibles taux d'intérêt faible récurrents sont le signe d'une économie paupérisante et sur le chemin du déclin. Là où règne le dynamisme et la croissance règnent des taux d'intérêt adaptés aux dynamiques positives en place. Comment expliquer qu'en pleine révolution Humaine, industrielle et technique il n'y ait pas plus de dynamiques en place ? Ne serait-ce pas parce que ces dynamiques sont combattues par des lobbies chargés de maintenir coute que coute un système de marges de plus en plus importantes sur des schémas passés ? , explique le banquier le plus important d'Europe dans une interview pour le journal allemand Bild. "En Amérique aussi par exemple, les épargnants ont dû faire face à sept années à 0% d'intérêt sur l'épargne." Et où en est l'Amérique ? Et comment comparer l'Amérique qui maîtrise ( pour l'instant) le dollar avec d'autres pays ?
Mais, selon Draghi, le consommateur peut aussi prendre les choses en main. "Les épargnants ne doivent pas uniquement mettre leur argent sur un livret d'épargne. Il y a aussi d'autres possibilités". Lesquelles ? Aller sur les marchés dérivés ? Créer des sociétés dans une économie sclérosée et controlée par quelques groupes, aller sur les marchés dérivés qui détournent les capiatux de l'économie réelle en laissant juridiquement et financièrement les "gamelles" aux Peuples
Beaucoup d'épargnants peuvent bénéficier des faibles taux d'intérêt là, faux oser !
Dans le journal, le président souligne qu'il n'y a pas d'alternative aux faibles taux d'intérêt. "Si nous augmentions les taux maintenant, ce serait néfaste pour la croissance économique. Bonne nouvelle, nous sommes en croissance économique....Une déflation, suivie par une récession et du chômage, serait alors inévitable FAUX, nous sommes en déflation et en "chômage"", continue-t-il. "Les taux d'intérêt sur l'épargne sont indissociablement liés à la croissance. Dans les livres, oui. En réalité, nous avons d'un côté, les effets du mark-to-market comptable qui en faussant toute réalité financière faussent toutes décisions et draine la majorité des capitaux en dehors des dynamiques et énergies économiques et de l'autre côté le moteur économique de la consommation qui est en panne du fait de ce détournement des capitaux de l'économie réelle vers l'économie financière virtuelle.  A partir du moment où il y a inflation, il y a croissance, et les taux d'intérêts augmenteront." à condition que les systèmes ne soient pas faussés par la comptabilité...Il réaffirme par cela que la mission principale de la Banque centrale européenne est encore et toujours une inflation juste en-dessous des 2%. Exact mais lorsque ces 2% ont fait l'objet de changement dans les bases de leur calcul...
"En outre, beaucoup d'épargnants peuvent maintenant bénéficier des faibles taux d'intérêt", dit-il encore dans le journal. "Les faibles taux d'intérêt sont avantageux pour les acheteurs d'habitation non, ils sont signes de désintérêt des acquéreurs soit parce que ces derniers ne peuvent plus payer, soit parce que les prix sont devenus incohérents avec les réalités, les payeurs d'impôt, les entrepreneurs et les employés au sein de ces entreprises." Du délir absolu. Les taux d'intérêt bas sont un des signes du déclin. S'il y a beaucoup d'acheteur, les taux sont élevés. Seuls les vendeurs de cacahuètes peuvent soutenir les propos ci-dessus. Les défiscalisations successives n'en sont-elles pas une des preuves ?
Les taux faibles, pas avantageux pour tous les pays
Les Allemands, entre autres, sont critiques vis-à-vis de la politique de la BCE. Ils sont persuadés que les conséquences négatives des taux bas pèsent plus lourd. Mais c'est inexact, selon Draghi. "Ce qui compte, c'est ce que vous gagnez en termes réels (intérêts moins inflation). Et cette différence se situe à un niveau plus élevé que dans les années 90", ressort-il. Faux, ce qui compte c'est les dynamiques et les énergies. Des taux bas avec comme seul objectif le maintien des prix est une hérésie. Les prix se doivent d'être adaptés à la réalité et non faussés par des politiques de défiscalisation immobilière, des politiques comptables
(mark-to-market etc...) qui faussent toute réalité financière  et autres absurdités SOCIOlogiques, ECOnomiques, POlitiques et FInancières.
Cette déclaration ne convient cependant pas pour la Belgique. Alors que l'inflation européenne est négative, celle dans notre pays a augmenté jusqu'à 2,24% en mars. Nous perdons par conséquent du pouvoir d'achat du fait des faibles taux d'intérêt. Aux Pays-Bas également, où l'inflation se situait à 0,6% en mars, les taux bas ne sont pas une bénédiction pour tous les épargnants. Exact, parce que ces pays ne pratiquent que très peu les déstabilisations expliquées ci-dessus dans mes commentaires. Les épargnants critiques peuvent néanmoins avoir une longueur d'avance en comparant les banques. Certaines banques hollandaises offrent encore un taux d'intérêt qui dépasse l'inflation aux Pays-Bas. La déclaration de Draghi s'applique toutefois bien pour la France par exemple, où l'inflation s'élève à -0,1%. et où l'économie est en permanence faussée par l'intérêt d'une minorité qui lobbyise à fond les manettes.
"En outre, personne n'oblige les épargnants à laisser leur argent sur un compte d'épargne. Il existe des alternatives", rappelle-t-il dans l'interview. Il fait pour cela référence aux chiffres de la Bundesbank (la banque centrale allemande) qui démontrent que le rendement moyen sur tous les actifs des ménages allemands se situe proche des 2%. Comment comparer l'économie allemande qui est LA gagnante et la "tueuse" de l'Europe de la Paix avec les pays victimes de cette allemagne ?
Que pouvez-vous faire ?
Cela vaut notamment la peine de comparer les différentes formules d'épargne entre elles. Il y a encore des produits d'épargne sur le marché dont les pourcentages d'intérêt sont dix fois supérieurs aux montants minimums légaux. Sur les sites comparatifs comme bankshopper.be, vous pouvez comparer les différents comptes d'épargne.
Les épargnants peuvent aussi se tourner vers les bons de caisse, les comptes à terme, les assurances épargne, les actions coopératives, les actions à dividende ou les trackers. Certains produits comportent, il est vrai, plus de risque que d'autres."

PRESSE COMMENTEE DU JOUR

28 avril 2016

 LA RIGUEUR ORTHOGRAPHIQUE NE PEUT ETRE GARANTIE VU LE TEMPS DISPONIBLE ET L'EMOTION DANS CERTAINS COMMENTAIRES.

Paul Valéry dans "Mauvaises pensées" : "La conscience règne et ne gouverne pas."

BOURSE

La Variation Humainement Responsable (VHR) mentionnée comme complément informationnel au cours officiel n’extrapole pas la hausse ou la baisse boursière réalisée par un petit nombre de porteurs de parts à tous les porteurs de parts, mais divise, en parfait respect du principe juridique d'égalité des porteurs de parts, le gain ou la perte du jour sur l’ensemble des porteurs de parts.

Dans les faits, le cours officiel qui est le cours de la Variation Spéculative du Jour (VSJ), en extrapolant  la hausse ou la baisse réalisée à la fermeture par un petit nombre de porteurs de parts à tous les porteurs de parts, peut s'avérer litigieux voire trompeur.

Variation du CAC 40 du 27 avril 2016 en valeur spéculative du jour ou CAC 40 VSJ© : 0.58 %
Variation du CAC 40 du 27 avril 2016 en valeur humainement responsable CAC 40 VHR© :0.0028%

L'indice de création comptable de valeur ©*, différence entre la variation officielle et la variation humainement responsable, est de 99.52.

* L’indice de création comptable de valeur © calcule le pourcentage de la hausse du cours due uniquement à la méthode de valorisation comptable. Cette dernière en ne prenant pas en compte la faiblesse des volumes échangés a généré une inflation à la hausse de 99.52% ! Hausse boursière ou hausse comptable ? Volatilité boursière ou volatilité comptable ?

A contrario, l'effet de levier entre la Variation Humainement Responsable et la Variation Spéculative du Jour (Cac 40) a été de 206.14 .

Qui dit mieux !

CAP GEMINI est annoncé en hausse de 6.43 % en Variation Spéculative du Jour (CAC 40 actuel), hausse qui devient en Variation Humainement Responsable, avec la prise en compte de la faiblesse des volumes échangés en parfait respect du principe juridique d’égalité des porteurs de parts, une hausse de 0.0502 %. De 0.0502 % à 6.43 % = 127 en effet de levier comptable de création. Cherchez l'erreur ! Et pour le fun, seuls 1 116 130 titres ont été échangés (à différents cours) sur un flottant de 142 986 458 titres soit un volume de 0.78 % du flottant.

VIVENDI est annoncé en baisse de -1.20 % en Variation Spéculative du Jour (CAC 40 actuel), baisse qui devient en Variation Humainement Responsable, avec la prise en compte de la faiblesse des volumes échangés en parfait respect du principe juridique d’égalité des porteurs de parts, une baisse de -0.0049 %. De -0.0049 % à -1.20 % = 246 en effet de levier comptable de destruction. Cherchez l'erreur ! Et pour le fun, seuls 4 990 260 titres ont été échangés (à différents cours) sur un flottant de 1 233 479 589 titres soit un volume de 0.40 % du flottant.

Nom +Bas
(09/03/09)
+Bas postérieur
au 09/03/09
Cours Variation
officielle
(en %)
Volume
JOUR
Flottant
Variation non officielle
 IHR (en %)
CAC 40 2465.46
4559.40 0.58 106 897 544 21 908 388 455 0.0028








ACCOR 17.60 17.03 39.90 -0.31 796 444 222 796 257 -0.0011
AIR LIQUIDE 45.27
99.95 -0.70 1 030 649 335 065 567 -0.0022
AIRBUS GROUP (Ex : EADS) 10.19 8.47 58.46 0.39 1 778 081 580 571 711 0.0012
ARCELORMITTAL REG 13.61 8.44 4.78 -0.85 29 656 412 959 392 657 -0.0263
AXA 5.74
22.73 -0.50 5 289 020 1 905 775 629 -0.0014
BNP PARIBAS 21.45
47.88 0.84 3 621 393 1 032 654 609 0.0029
BOUYGUES 22.50 17.60 29.23 -0.49 974 403 190 111 517 -0.0025
CAP GEMINI 21.78
83.63 6.43 1 116 130 142 986 458 0.0502
CARREFOUR 20.43 13.06 25.75 -0.02 2 059 581 595 070 373 -0.0001
CREDIT AGRICOLE SA 6.19 2.88 9.93 -1.16 4 664 876 1 057 530 059 -0.0051
DANONE 32.75 31.77 62.90 0.67 1 312 143 580 555 838 0.0015
ENGIE (ex: GDF SUEZ) 24.76 14.12 14.59 2.03 8 737 150 1 491 576 026 0.0119
ESSILOR INTERNATIONAL 26.57
114.20 0.18 352 368 193 166 380 0.0003
KERING (Ex: PPR) 45.39
149.50 0.10 325 105 74 081 054 0.0004
KLEPIERRE 10.02
41.20 -0.87 525 664 314 356 063 -0.0015
L'OREAL 47.55
164.80 1.20 626 725 231 725 025 0.0032
LAFARGEHOLCIM N 26.56 23.00 43.61 0.82 592 708 554 093 981 0.0009
LEGRAND SA 11.72
50.14 1.53 695 202 253 873 239 0.0042
LVMH MOET VUITTON 43.20
147.20 -0.24 581 166 265 025 853 -0.0005
MICHELIN NOM. 22.35
97.53 1.60 607 791 186 410 136 0.0052
NOKIA 0.00
5.28 0.59 2 207 602 3 992 863 716 0.0003
ORANGE (ex: FRANCE TELECOM) 16.93 7.09 14.96 -0.13 5 366 001 2 152 247 738 -0.0003
PERNOD RICARD 38.72 36.65 95.96 0.11 508 169 203 090 455 0.0003
PEUGEOT 8.02 3.20 14.08 -0.78 5 989 058 511 991 888 -0.0091
PUBLICIS GROUPE 19.07 18.78 65.71 0.80 497 088 199 591 712 0.0020
RENAULT 10.61
88.51 0.09 612 130 186 539 915 0.0003
SAFRAN 6.99 6.70 63.23 0.46 935 824 261 567 228 0.0016
SAINT GOBAIN 18.24
41.06 1.46 1 175 833 523 878 033 0.0033
SANOFI 40.30 39.41 77.00 -0.68 2 306 808 1 182 806 949 -0.0013
SCHNEIDER ELECTRIC 21.94
58.99 1.03 1 293 521 551 192 021 0.0024
SOCIETE GENERALE 18.00 15.00 35.25 -0.47 2 979 751 733 343 986 -0.0019
SODEXO 33.67
89.58 0.49 213 572 157 132 025 0.0007
SOLVAY 42.00
89.62 0.86 180 231 57 608 461 0.0027
TECHNIP 26.37 25.37 52.16 1.44 858 275 107 749 663 0.0115
TOTAL 35.96 30.37 44.97 2.81 8 009 779 2 236 113 955 0.0101
UNIBAIL-RODAMCO 76.25
237.55 -0.94 130 441 94 458 435 -0.0013
VALEO 9.20
139.35 3.88 395 578 77 515 890 0.0198
VEOLIA ENVIRONN. 15.83 7.37 21.26 0.73 1 505 598 490 429 771 0.0022
VINCI 25.54
65.80 1.03 1 399 014 474 573 142 0.0030
VIVENDI 17.95 12.01 17.32 -1.20 4 990 260 1 233 479 589 -0.0049

Avertissement : "Les données présentes dans le tableau ci-dessus proviennent du site internet boursorama.com . L'import de ces données s'effectue via un langage encodé chez notre hébergeur 1&1. Le calcul de la variation non officielle IHR (en%) ne fait que retraiter ces données officielles via une simple formule de calcul, elle-même intégrée chez notre hébergeur 1&1. En conséquence, nous ne serions être tenus pour responsables de toute erreur, tout manquement de données ou de toute valeur égale à zéro dans le dit tableau."

Il est vrai que les dérives des marchés dérivés n'existent que par cette volatilité purement comptable qui, dans les faits, n'a aucun fondement juridique.

Pourquoi, comment ou combien ?

Combien ? Parce que tous les frais basés sur les cours de la Variation Spéculative du Jour sont gonflés à l'hélium du choix comptable.

Choix comptable qui fabrique volontairement cette situation. Situation, support de désinformation, d'abus de confiance et d'escroquerie des épargnants et des Etats.


BANQUE/BOURSE

Dans "Trends Tendances" Belgique du 27 04 16 Article intitulé : 'Efficaces et moins chers, les robots s'apprêtent à braquer les banquiers'

" Jusqu'à présent, si vous aviez de l'argent à placer en Bourse, vous pouviez soit compter sur vous-même et votre propre expertise pour investir au mieux, soit compter sur l'expertise de votre banquier. Si vous n'aviez que quelques milliers d'euros à investir, le banquier vous dirigeait généralement vers une SICAV maison, autrement dit un fonds d'actions géré par votre banque. Et si vous aviez quelques centaines de milliers d'euros à investir, voire plus, alors vous aviez droit au tapis rouge et des bureaux luxueux puisque vous faisiez partie du segment "private banking". En clair, vous aviez droit à plus d'égard que le commun des mortels. Et au-delà d'un certain seuil d'épargne, vous aviez même droit à des conseils personnalisés pour la gestion de votre patrimoine mobilier !
J'ai utilisé le passé, parce que le secteur de la gestion de patrimoine est aujourd'hui bousculé par de nouveaux venus. Généralement, ce sont des banques uniquement actives en ligne comme Keytrade ou Me Direct et qui cherchent à gérer une partie de l'épargne des Belges. Comment ? En mettant à disposition ce qu'on appelle des robots-conseillers. Ce ne sont bien sûr pas de vrais robots, mais l'expression qui désigne des programmes informatiques hypersophistiqués qui sélectionnent le portefeuille idéal en fonction du profil de risque du client, sans oublier son horizon de temps.
La révolution numérique n'épargnera même pas les banquiers... ce n'est qu'une question de temps
L'avantage de ces robots-conseillés, c'est qu'ils sont tout aussi efficaces qu'un gestionnaire en chair et en os. Pour les banques on line qui poussent ce genre de services, c'est un gain d'argent puisque ces robots peuvent gérer des milliers de clients alors qu'un gestionnaire fait de chair doit se limiter à 70 ou 80 clients maximum. Et du point de vue du client, c'est également une bonne affaire, car les robots-conseillers reviennent moins chers, avec des frais de fonctionnement de moins de 1% contre 1 à 2% pour les banquiers classiques. Comme le dit Xavier De Pauw, le patron de la banque en ligne MeDirect, 1% de frais en moins, c'est déjà un premier rendement en soi !
Bien entendu, ce genre de gestion automatisée s'adresse à tout le monde, y compris à ceux et celles qui n'ont que quelques milliers d'euros à investir, mais l'ancienne génération a encore parfois du mal à franchir le pas en direction de ce genre de services, car elle est attachée à avoir devant elle un interlocuteur bien vivant, et non pas un algorithme. En revanche, la jeune génération cherche à éviter au maximum les contacts physiques ou les déplacements inutiles, et donc semble plus sensible à ces nouveautés.
Certes, ce marché est encore balbutiant en Belgique, mais ailleurs, aux Etats-Unis par exemple, des dizaines de milliards de dollars sont déjà gérés via des robots-conseillers. Et même s'il y aura toujours de la place pour des conseillers en chair et en os, notamment pour des questions plus délicates comme la fiscalité, l'avenir des banquiers privés sera soumis à pression. La révolution numérique n'épargnera donc pas le conseil en placement... ce n'est qu'une question de temps."

ECONOMIE

Michel Santi dans "La Tribune" du 27 04 16 Article intitulé : Il faut uberiser la monnaie

" Il faut que les banques centrales, au premier chef la BCE distribuent directement de l'argent aux consommateurs aux revenus modestes ou moyens. C'est le vrai moyen de relancer la machine économique.
Comment se libérer de l'idéologie dominante selon laquelle les Etats ne sont capables de discipline budgétaire que s'ils doivent se financer auprès des marchés financiers ? Le néolibéralisme enseigne en effet que la sanction des marchés envers les pays peu rigoureux s'exercera sous la forme de taux d'intérêt plus élevés censés remettre les cigales sur le droit chemin, soit par l'augmentation des impôts, soit par la réduction des dépenses. Voilà pourquoi l'orthodoxie est farouchement opposée à la création monétaire des banques centrales, qui soutiendrait les États dans leur folie dépensière car les divers gouvernements n'auraient qu'à revendre leurs obligations à leur propre banque centrale qui les financerait grâce à sa planche à billets...
L'échec des QE
Pour autant, il semblerait bien que l'on ait par ailleurs surestimé l'impact des baisses de taux quantitatives qui disposent certes d'un pouvoir monétaire (et psychologique) indéniable de stimulus par leur effet largement positif sur les actifs divers et variés, comme l'immobilier, les bourses ou l'art. Comme ces retombées ne concernent pas l'économie dans son ensemble, ces QE n'ont cependant pas atteint les objectifs de redressement de la croissance et de rétablissement de l'inflation initialement recherchés par les banquiers centraux.

La vérité est que les banques centrales comme leurs instruments sont rendus quasi inopérants par les politiques d'austérité de certains Etats. Véritable levier fiscal et budgétaire qui autorise les Etats à emprunter à bon prix pour dépenser et pour investir, les baisses de taux quantitatives, la création monétaire et les taux négatifs ne sont ainsi efficaces que dans le cadre d'une politique expansionniste du gouvernement. Si ces mêmes leviers de la banque centrale sont largement neutralisés dans une conjoncture de rigueur, ils deviennent littéralement contre productifs dès lors que l'austérité est imposée dans un climat de chômage et de récession.
Un transfert de richesses en faveur des plus riches
Ils ne profitent en effet dès lors qu'à un nombre infime de privilégiés qui deviennent schizophrènes. Opposés jusque dans leur moelle à la création monétaire par peur de l'inflation et pour ne pas assister les moins démunis ne devant vivre que du produit de leur labeur, ces nantis sont pourtant parfaitement conscients que c'est à cette même politique monétaire qu'ils doivent l'envolée de leurs actifs. C'est donc lorsque les QE ne bénéficient qu'à une infime minorité qu'elles deviennent régressives, tandis qu'elles déploient toute leur efficacité et profitent à l'ensemble de l'économie si elles permettent de financer des plans d'investissement et des programmes de facilités d'accès aux prêts destinés aux entreprises et aux ménages. Pourtant, comment éviter que cette création monétaire ne soit réduite à un banal de transfert de richesses encore et toujours en faveur des plus riches, dans un contexte où la pensée dominante ne cesse de stigmatiser dettes et déficits ?
Ubériser la dépense
En opérant des transferts de fonds directement vers les citoyens, afin d'améliorer leur pouvoir d'achat et de multiplier leur capacité à consommer. C'est bien l'ubérisation de la dépense que doit promouvoir un gouvernement dans une conjoncture de stagnation économique, afin de rétablir l'inflation et de donner des ailes à la croissance. Tout en accompagnant ces dons de diverses mesures protectionnistes afin que cette consommation profite aux entreprises locales et nationales, sans plomber davantage le commerce extérieur. Pourquoi ne pas distribuer 2.500 euros par ménage et par an et, ce, tant que croissance et inflation sont en-dessous de 2% ? Quant à l'impact de tels transferts de fonds sur l'état de l'économie, il est possible de le calculer en trouvant son effet multiplicateur : autrement, pour 100 euros donnés, quelles sont les retombées en termes d'amélioration du P.I.B. ?
L'expérience américaine des chèques aux contribuables
S'il n'est pas possible de s'adosser à des statistiques appartenant au passé vu que de telles expériences n'ont jamais été tentées, on peut en revanche analyser les effets des remboursements d'impôts ayant eu lieu aux USA en 2008 où des chèques furent envoyés par les services fiscaux aux contribuables au plus fort de la crise afin de relancer l'économie. Dans ce contexte, l'effet multiplicateur fut de 1,3. Transposé au don de liquidités, ceci reviendrait à en conclure que 1% du P.I.B. donné aux citoyens se traduirait par un redressement de 1.3% du P.I.B., soit une hausse de 2.6% du P.I.B. en cas de dons aux citoyens totalisant 2% du P.I.B. Sachant qu'il a été prouvé que les sommes restituées en termes de crédit d'impôts avaient nettement moins d'impact favorable que l'apport d'argent « frais ». Il est donc possible d'en déduire que l'effet multiplicateur de ce crédit social avoisinera vraisemblablement les 1.5, niveau plus qu'honorable en termes macroéconomiques. Un tel multiplicateur serait gage de croissance et d'une diminution tangible du chômage.
Calibrer en direction des ménages à faibles revenus
Ce crédit social peut en outre être optimisé en ne le destinant qu'aux 75% des contribuables disposant des revenus les plus bas. Un tel calibrage aurait à l'évidence des conséquences bénéfiques immédiates sur la croissance, sans les effets collatéraux des QE qui sont d'enfler des bulles spéculatives et d'aggraver l'instabilité financière. Par ce biais, la création monétaire elle-même serait nettement moins intensive puisque - pour reprendre l'exemple ci-dessus - un don de 2'500 euros par famille et par an ne représente environ que 2 mois de baisses de taux quantitatives de la part de la Banque centrale européenne, qui du coup activerait moins sa planche à billets avec des effets spectaculaires et sur la croissance et sur les inégalités. Ne nous égarons donc pas dans les méandres de la sémantique des banquiers centraux qui rechignent à ce crédit social sous le prétexte qu'il s'agit là d'une mesure fiscale du ressort des exécutifs. Dans un contexte où les gouvernements sont tétanisés par l'orthodoxie, et alors que les politiques - et que la politique - ne sont absolument plus crédibles, il est vital que ces transferts de liquidités en faveur de la population deviennent un instrument à part entière de politique monétaire.

Dans "Le vif/Trends Tendances" Belgique du 25 04 16 Article intitulé : Le salaire minimum gagne du terrain là où on ne l'attendait pas

" Aux Etats-Unis, des voix s'élèvent massivement pour réclamer une augmentation du salaire minimum. En Europe, des pays autrefois réticents à ces minima ont récemment franchi le cap.
   15 dollars de l'heure, la revendication du mouvement "Fight for $15" aux Etats-Unis.

"Fight for $15", c'est le nouveau cri de ralliement de la classe ouvrière américaine. Les dernières semaines ont été marquées par plusieurs mouvements de grève dans quelque 300 villes du pays, réclamant une hausse du salaire minimum à 15 dollars par heure. Un combat récemment remporté dans les états de Californie et de New York, où le salaire minimum était respectivement de 10 et 9 dollars.
Le mouvement "Fight for $15" est né en 2012, à Brooklyn. A l'époque il mobilisait principalement les employés des fast-foods, dont certains expliquaient avoir besoin de recourir à des programmes sociaux fédéraux (les fameux "food stamps" américains) pour joindre les deux bouts malgré leur emploi. Principalement visé, le géant Mc Donald est encore accusé d'encourager une tendance aux bas salaires dans tout le secteur de l'alimentation.
Les revendications sont rapidement passées du niveau local au niveau national et commencent à peser dans le débat politique, surtout dans le camp démocrate.

Le sénateur du Vermont et candidat Bernie Sanders est un fervent partisan des 15 dollars de l'heure. Il est à l'origine d'un projet de loi au Congrès prônant d'instauration de ce minimum au niveau fédéral et se montrait déjà l'année passée auprès des manifestants. Hillary Clinton défend quant à elle le minimum de 12 dollars pour l'ensemble du pays d'ici 2020. Un palier inférieur, préféré par une grande partie du camp démocrate, et que la candidate souhaite allier avec des hausses plus importantes dans certaines villes où le coût de la vie est particulièrement élevé.
En Europe
Le salaire minimum est en fait loin d'être un standard universel. En Europe, plusieurs pays comme le Danemark, la Suède ou l'Italie n'y ont pas recours de manière nationale. Souvent, les minima sont négociés entre partenaires sociaux au niveau sectoriel.
En Belgique, la barre est actuellement fixée à 1.501,80 euros bruts par mois (à raison de 38H/semaine) depuis janvier 2013, ce qui place notre pays dans le peloton de tête européen, derrière le Luxembourg, l'Irlande, le Royaume-Uni et les Pays-Bas. En queue de classement, on retrouve notamment la Bulgarie, la Roumanie et la Lituanie, avec des minima allant respectivement de 184 à 300 euros bruts en 2015. Des chiffres qu'il convient de mettre en rapport avec le coût moyen de la vie dans ces pays.
Au Royaume-Uni, le salaire minimum a augmenté de 7,5% en avril dernier. Longtemps resté à la traîne en la matière, le pays a prévu de l'augmenter de 40% dans les 5 prochaines années.
L'Allemagne aussi a récemment fait un pas en avant vers le salaire minimum. Avant janvier 2015, il n'existait tout simplement pas chez nos voisins. Flexibilité et compétitivité sont en effet les maîtres-mots du fameux " modèle allemand". Avec notamment ce qu'on appelle les mini-jobs, des petits emplois rémunérés aux alentours de 400€ par mois et comportant d'importantes réductions fiscales tant pour l'employé que l'employeur.
L'arrivée ou l'augmentation de ce seuil dans certains pays n'a cependant pas été accueillie avec enthousiasme par tout le monde. Des économistes ainsi que les milieux conservateurs font planer les risques de perte de compétitivité et de fuite de l'emploi vers l'étranger. Mais d'autres soutiennent que cette nouvelle masse salariale permettra à terme de booster la consommation de nombreux ménages outre-Rhin. Avec des répercussions positives espérées sur les pays voisins.
Notons qu'en Europe, le salaire minimum n'a pas fait qu'augmenter partout. Il a par exemple été réduit drastiquement en Grèce, suite à la pilule d'austérité administrée par la Troïka, passant de 876 euros bruts au début 2012 à 683 euros à la fin de la même année. Depuis, il stagne à ce niveau. Malgré la volonté affichée en début de mandat par le Premier ministre Alexis Tsipras de le faire revenir au seuil d'avant-crise.

PAC

Dans "La Tribune" du 27 04 16 Article intitulé : Agriculture : la PAC n'a créé aucun emploi, selon un rapport remis à Bruxelles

" Entre 2007 et 2013, selon les données d'Eurostat, le nombre d'exploitations européennes a chuté de 20%, passant de 13,6 millions à 10,8 millions.
La politique agricole commune (PAC) n'a pas créé d'emploi et favorise la concentration des exploitation agricoles, selon un rapport présenté le 26 avril à Bruxelles par Eric Andrieu, eurodéputé PS pour le Parlement européen, et détaillé dans un article du Figaro.fr. "Au mieux", la PAC "a permis de maintenir les 22 millions de postes de travail de l'agriculture en Europe", déplorent nos confrères du quotidien.
Aides "dénuées de tous sens de la réalité"
L'eurodéputé Eric Andrieu, cité par le journal, estime que "les réformes successives adoptées depuis 1992 ont laissé libre cours au marché et ont fragilisé l'agriculture familiale, à l'avantage des modèles d'exploitations intensifs orientés vers les marchés à l'export". Il rappelle que 80% des dépenses de la PAC, le 1er budget européen, portent sur des aides directes liées uniquement à la surface des exploitations.
"Ces aides sont dénuées de tous sens de la réalité et favorisent la concentration des exploitations agricoles avec un impact négatif sur l'emploi en milieu rural", dénonce Eric Andrieu.
Ainsi, le quotidien déplore que "le nombre d'exploitations européennes a chuté de 20% rien qu'entre 2007 et 2013, passant de 13,6 millions à 10,8 millions six ans plus tard, selon les dernières statistiques officielles d'Eurostat. Elles emploient 22 millions de personnes, dont 12 millions d'agriculteurs à plein temps".
Changement de paradigme nécessaire
Jugeant qu'"une PAC en faveur de l'emploi est possible. Mais cela implique un changement de paradigme», l'eurodéputé Eric Andrieu, cité par lefigaro.fr, préconise de soutenir jeunes agriculteurs et exploitations familiales afin d'en limiter les effets pervers. Il souhaite que ses objectifs soient repensés, notamment en prenant en compte les demandes des consommateurs d'une alimentation saine.
«Nous devons démocratiser la PAC. Il faut repenser ses objectifs, afin qu'elle redevienne une politique publique au service de tous, qui réponde à la fois aux attentes de la société et aux défis de l'emploi», détaille l'eurodéputé dans son rapport, cité par le quotidien.
Son rapport passera en commission Agriculture du Parlement européen le 14 juillet 2016, avant d'être examiné en session plénière à Strasbourg le 14 septembre prochain, selon Le Figaro.

SUISSE

Jean-Christophe Chanut dans "La Tribune" du 27 04 16 Article intitulé : Le modèle social suisse (3/3) : les menaces du franc fort et du bilatéral européen

" La politique du franc fort menée par la Banque nationale suisse fait craindre pour la compétitivité des produits suisses. Le patronat n'exclut pas des délocalisations ce qui pourrait provoquer une augmentation du chômage.
Si l’économie suisse est florissante, il n'en reste pas moins que les lendemains pourraient être difficiles en raison des risques de dénonciation qui pèsent sur les accords bilatéraux passés avec l'Union européenne et le maintien d'une politique du franc fort.
Heureuse Suisse avec son taux de chômage de 4,3 % (norme BIT), un PIB en nominal par tête de 81.276 dollars, son salaire mensuel brut médian à 6.189 francs suisses (soit environ 5.571 euros), ses entreprises exportatrices, son consensus social... Oui, Mais ! Tout ne va pas pour le mieux dans ce petit pays si prospère où certains signaux sont passés au rouge et commencent à inquiéter les autorités fédérales et les milieux patronaux. Deux dossiers notamment occupent de plus en plus les esprits : d'une part, la politique du franc suisse fort menée par la Banque nationale suisse (BNS) qui fait craindre à l'Union patronale suisse (UPS) une perte de compétitivité des entreprises helvétiques et, d'autre part, la zone de turbulence dans laquelle est entrée la Suisse dans ses relations avec l'Union européenne depuis la « votation » en février 2014 « contre l'immigration de masse ».
Une "votation"  de 2014 limite la libre circulation des travailleurs et instaure la "préférence nationale"
Organisée à l'initiative du très droitier parti Union démocratique du centre (UDC) - premier parti politique suisse -, cette consultation populaire, organisée le 9 février 2014, proposait d'ajouter à la Constitution fédérale un article précisant que : "le pays gère de manière autonome l'immigration des étrangers" en fixant des quotas annuels selon les besoins de l'économie « dans le respect du principe de la préférence nationale ».
Et, malgré l'appel à voter « non » de toutes les autres forces politiques suisses et l'avis négatif formulé par le Conseil fédéral suisse (l'exécutif) et le Parlement, le « oui » l'emporte d'une très courte majorité (50,3 %). Sans doute les Suisses ont-ils craint que leur "cher modèle" soit remis en cause par la poussée de l'immigration enregistrée ces dernières années. En Europe, on a parlé de « victoire de la peur », de « dérive nationaliste »... Un vrai coup de tonnerre donc qui remet complètement en cause les relations bilatérales entre la Suisse et l'Union européenne (UE). Et pour la Confédération c'est très grave, alors qu'en 2014, 55 % des exportations suisses étaient destinées à l'Union européenne et que 73 % des importations en provenaient. Pour la Suisse donc, au regard de cette interdépendance, mener une politique européenne active revêt une importante essentielle. Vis-à-vis de l'UE, la Suisse a adopté une politique passant par  des accords bilatéraux.
En effet, après le refus des Suisses en 1992 d'adhérer à l'Union européenne, les autorités helvétiques ont décidé de développer la voie bilatérale qui a mené à la conclusion de deux paquets d'accords, les « Accords bilatéraux I et II ».
Des accords bilatéraux avec l'Europe menacés
Les sept « Accords bilatéraux I » ont été conclus en juin 1999. Ils visent tous à faciliter l'ouverture des marchés : levée des obstacles techniques au commerce, ouverture des marchés publics, simplification du commerce des produits agricoles, ouverture des marchés des transports routiers et ferroviaires... et accord sur la libre circulation des personnes qui autorise les Suisses et les citoyens de l'UE de travailler librement où ils veulent à la condition de disposer d'un contrat de travail valable.... C'est, bien entendu, ce dernier point que la « votation » de février 2014 vient percuter en la remettant complètement en cause si la Suisse pose des restrictions à l'implantation de ressortissants de l'UE sur son sol. Or, énorme problème pour la Suisse, si l'accord sur la libre circulation des personnes est remis en cause, ce sera aussi le cas de tous les autres accords bilatéraux. En effet, le texte de 1999 prévoyait expressément que les sept accords bilatéraux étaient liés par une « clause guillotine » : ils ne peuvent entrer en vigueur qu'ensemble et si l'un des accords n'est pas prolongé ou est dénoncé, les autres deviennent caducs... Angoisse pour les autorités suisses qui doivent à la fois respecter le résultat du vote démocratique de février 2014 tout en préservant les intérêts économiques suisses complètement liés à ses relations avec l'Union européenne son premier marché.
Comment préserver les intérêts économiques suisses?
Comment faire ? Sachant que la Suisse dispose de trois ans depuis la votation de février 2014 pour avancer une proposition. Sinon, en février 2017, les « Accords bilatéraux I » tomberont. La Suisse cherche donc à négocier avec Bruxelles un nouvel accord sur la libre circulation des ressortissants de l'UE... tout en respectant la volonté populaire suisse. Difficile de tenir cette ligne de crête. Pour l'instant, les discussions sont au point mort. Et pour cause, beaucoup en Europe font le pari que la Suisse va « craquer » et revenir en arrière. « Les Suisses reviendront à genoux parce qu'ils ont besoin de l'Europe », a ainsi lancé Daniel Cohn-Bendit. En outre, les Européens sont actuellement davantage concentrés sur le risque du « Brexit » anglais et ont les yeux rivés sur les résultats du referendum qui sera organisé au Royaume-Uni sur cette question le 23 juin. En Suisse, au « département fédéral des affaires étrangères » (DFAE), on sent également que les discussions avec l'UE « n'avanceront pas avant les résultats du referendum britannique sur l'euro ». En attendant les initiatives pour sortir de l'impasse et sauver les accords bilatéraux Suisse/UE se multiplient.
Il y a d'abord l'initiative « Rasa » - acronyme de « Raus aus der Sackgasse » (« Sortons de l'impasse ») - lancé par un rassemblement d'intellectuels qui tend à collecter le nombre de signatures nécessaires pour organiser une nouvelle « votation » sur le même thème qu'en février 2014 avec l'espoir que, cette fois, la proposition de l'UDC soit rejetée. Mais tant dans le camp patronal qu'au niveau du département des affaires étrangères, le scepticisme règne. Certes, l'initiative est jugée sympathique « mais les Suisses détestent qu'on les fasse voter deux fois sur le même thème et avec la montée des populismes et avec la vague de migrants arrivant en Europe, il n'est pas du tout certain que l'on parvienne à un résultat opposé à celui de 2014 », estime un dirigeant du ministère.
Un autre projet, élaboré par des professeurs de droit et repris par des parlementaires, notamment socialistes, suggère de soumettre à une nouvelle « votation » un projet de révision constitutionnelle tendant à intégrer un article sur le renforcement des liens bilatéraux de la Suisse avec l'Union Européenne. En cas de vote positif, ce serait un moyen d'annihiler le résultat de la « votation » de 2014.
Les autorités fédérales suisses songent aussi à faire voter par le parlement helvétique une "clause de sauvegarde unilatérale", respectant a minima les résultats du vote de 2014. Cette clause prévoirait que la libre circulation des ressortissants européens en Suisse soit toujours assurée « sauf temporairement si situation d'urgence économique ». Des quotas pourraient aussi être fixés... mais à de tels niveaux que cela ne changerait quasiment rien par rapport à la situation actuelle. Bien entendu, l'UDC reproche déjà aux autorités fédérales de ne pas vouloir « respecter la volonté du peuple ».
Sur le papier, il reste donc un an pour débloquer la situation, même si l'on voit mal l'Union européenne ériger d'un coup en février 2017 des barrières douanières avec la Suisse.
L'autre danger: le franc fort
Reste que la Suisse n'est pas au bout de ses peines car elle souffre d'un autre mal : son franc fort. "En Suisse, c'est le consensus, on peut discuter de tout sauf de la politique monétaire de la Banque nationale suisse", s'amuse un dirigeant de l'Union patronale suisse (UPS). Mais, au-delà de la boutade, les patrons suisses - les syndicats de salariés aussi - commencent vraiment à s'inquiéter des conséquences du niveau du franc sur l'économie.
Le 15 janvier 2015, au matin, la Banque Nationale de Suisse (BNS) provoquait, par surprise, une tempête sur l'économie suisse en annonçant l'abandon du seuil de 1,20 franc suisse par euro qu'elle avait mis en place en 2011. Aussitôt, la monnaie helvétique passait la parité avec la monnaie commune pour monter jusqu'à un niveau record : 0,97 franc pour un euro, même si, maintenant, le franc suisse s'est stabilisé entre 1,09 et 1,10 franc par euro. Mais les résultats de cette politique ne se sont pas fait attendre. En 2015, le PIB suisse a progressé de 0,9 % contre 1,9 % en 2014. Le commerce extérieur a reculé et les investissements en biens d'équipement se sont inscrits à la baisse.
Pour autant, il n'y a pas eu d'effondrement, notamment grâce à la réaction des entreprises exportatrices qui ont d'abord réagi en baissant leurs prix pour compenser la perte de compétitivité due à la monnaie. La baisse des prix à l'importation, ajoutée à celle du prix des matières premières, a permis également de compenser ces baisses de prix. Et au nom de la sauvegarde de la compétitivité et grâce au fameux consensus social suisse, de nombreuses entreprises ont réussi à faire admettre à leur salariés de renoncer à certaines primes et/ou d'augmenter le temps de travail. L'Union syndical suisse (USS), l'une des deux grandes confédérations syndicales du pays, s'inquiète de ce mouvement et craint que l'on se dirige vers une déréglementation générale, voire une externalisation des entreprises suisses. Pour l'un de ses dirigeants : « le patronat critique le franc fort mais ne fait rien car cela lui permet d'externaliser vers des pays à main d'œuvre moins chère. Quant au commerce de détail qui souffre du fait que les Suisses partent faire leurs courses à l'extérieur, il demande une libéralisation des heures d'ouverture ».
L'économie de la zone euro scrutée à la loupe
A l'Union patronale suisse on ne nie pas cet état de fait et on regarde de très près la croissance dans la zone euro. Si cette dernière se redresse et que la BCE parvient à sortir du risque de déflation - ce qui n'est pas vraiment le cas actuellement - le franc suisse aura une chance de se stabiliser autour de 1,10-1,15 euro, soit un niveau finalement acceptable pour les exportateurs helvétiques qui profiteront, du reste, de la reprise de la zone euro, leur principal marché. Mais si la situation se dégrade à nouveau en zone euro et que la BCE doit encore renforcer son dispositif, alors le franc suisse pourrait encore se renforcer. « Un risque accentué si le Brexit se réalise car le franc suisse servira alors de valeur refuge », craint un dirigeant de l'UPS.
Dans un tel cas, les entreprises pourraient n'avoir d'autre choix que de délocaliser pour maintenir leur compétitivité... Ce qui aura des conséquences négatives sur l'emploi suisse au détriment de la consommation. Un scénario catastrophe qui inquiète beaucoup au pays des lacs.... La petite Suisse si prospère n'est donc pas à l'abri d'un sérieux coup de vent.
Jean-Christophe Chanut "