Polynésie

Investissement Socialement Responsable, la responsabilité sociale des entreprises,responsabilité sociale et environnementale, investissement responsable responsabilité sociale des entreprises, ESG définition, ESG, investissement humainement responsable

POLYNESIE

 

Mathilde Siraud, Solenne de Royer dans "Le Figaro" du 23 02 16 Article intitulé : Hollande reconnaît «l'impact» des essais nucléaires en Polynésie

" François Hollande à Papeete, la capitale de la Polynésie française. En visite dans l'archipel, le président de la République a promis de revoir les indemnisations des victimes des essais nucléaires conduits par la France entre 1966 et 1996, reconnaissant un impact sur l'environnement et la santé. Un aveu de mensonge de plus, aveu purement d'intérêt politicien. Comment faire encore confiance dans ces guignols (quelle que soit la couleur politique) ? En effet, il est évident qu'ils connaissaient toutes les conséquences jusqu'au dernier tir. Comment en serait-il autrement après le Japon ? Et cela même si les tirs ont été tirés en profondeur marine.
C'est un contentieux «sensible», des mots même du chef de l'État, qui affecte les relations entre la Polynésie et la métropole depuis plus de vingt ans. Entre 1966 et 1996, 193 essais nucléaires dont 46 aériens et 147 souterrains ont été menés sur les atolls de Mururoa ou Fangataufa, en Polynésie. Attendu sur ce sujet, François Hollande a annoncé lundi, lors de sa visite sur l'archipel, que «le traitement des demandes d'indemnisation des victimes des essais nucléaires sera revu». «Sans la Polynésie, la France ne se serait pas dotée de la force nucléaire et donc de la force de dissuasion. La France serait toujours une nation respectée mais n'aurait pas, par cette force de la dissuasion, la capacité d'être une nation pleinement indépendante et capable de se faire entendre partout. Cette contribution que vous avez apportée, je veux la reconnaître solennellement aujourd'hui devant vous» comment oser encore tenir des propos aussi faux et lénéfiants ? La France n'est ni une puissanc, ni une crédibilité militaire alliée. Par contre, elle est une nation qui a une très grande zone maritime grâce notamment au DOM TOM et à la corruption africaine. , a-t-il ajouté sous les applaudissements d'une assemblée d'élus polynésiens. Il a également reconnu que «les essais nucléaires menés entre 1966 et 1996 en Polynésie française ont eu un impact environnemental» et «des conséquences sanitaires».
«Faire accéder de nouvelles victimes à l'indemnisation»
Malgré un cadre légal d'indemnisation adopté en 2010 avec la loi Morin, les ravages des retombées radioactives perdurent. Un surnombre de leucémies atypiques et de cancers de la thyroïde en Polynésie française ont été identifiés par des médecins. Bruno Barrillot, ancien délégué aux conséquences des essais nucléaires, estime qu'il y a 9000 personnes atteintes de «maladies radio-induites». En 2013, François Hollande avait fait un premier geste en déclassifiant 58 documents confidentiels, après avoir formulé des engagements ambitieux pendant sa campagne, notamment sur le volet des indemnisations. Après avoir fait le constat que seule une vingtaine de dossiers (sur 1000) a donné lieu à des indemnisations, François Hollande a ajouté lundi qu'il fallait «faire accéder de nouvelles victimes à l'indemnisation». A votre avis, 20 accèptés sur 1000 ? Foutage de gueule or not ? Et les militaires "métros" qui se battent depuis des années et qui n'ont rien, qu'en pensez-vous ? Armée aussi lâche en temps de guerre qu'en temps de Paix ? Où cette lâcheté est-elle plutôt une caractéristique politique ?
Il a par ailleurs annoncé la création d'un Institut d'archives et de documentation «afin que la jeunesse polynésienne n'oublie pas cette période de notre histoire» ainsi que le financement du centre hospitalier de Tahiti à hauteur de 700 millions de francs Pacifique (environ 6 millions d'euros). Ce n'est pas le prix d'une des plus belles propriétés de l'archipel.
Des réparations et «un droit à l'égalité»
Enfin, le président de la République a annoncé que «la dotation globale d'autonomie, qui est souvent appelée dette nucléaire, sera sanctuarisée dans le statut de la Polynésie française et son niveau rétabli à plus de 90 millions d'euros dès 2017». Avant d'ajouter: «Vous avez droit à des réparations mais surtout à l'égalité.» François Hollande était attendu de pied ferme lors de cette visite par les élus locaux et les représentants des associations, notamment de victimes. Une pétition pour la reconnaissance du fait nucléaire, lancée par l'association chrétienne 193, a recueilli près de 35.000 signatures. Cette même association avait invité les Polynésiens à défiler sur le parcours du chef de l'État et on attendait, à Papeete, que François Hollande demande pardon, au nom de la France, aux Polynésiens victimes des retombées radioactives.
En 2008, de nombreux parlementaires socialistes devenus ministres aujourd'hui avaient signé la proposition de loi de Christiane Taubira sur la reconnaissance et l'indemnisation des victimes des essais ou accidents nucléaires. Le texte prévoyait la création d'un fonds d'indemnisation des préjudices pour les victimes de «rayonnements ionisants» ou à une contamination due aux essais nucléaires effectués entre 1960 et 1996. Mais cette proposition n'a jamais été votée.