Pauvreté 2016

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PAUVRETE 2016

 


Dans "Trends Tendances" Belgique du 19 janvier 2016 : Le véritable prix de nos smartphones

" Des enfants parfois âgés de sept ans travaillent dans des conditions périlleuses dans les mines de République démocratique du Congo (RDC) pour extraire du cobalt utilisé dans les batteries lithium-ion destinées à la fabrication de smartphones ou de voitures électriques.
De grandes multinationales comme Apple, Samsung et Sony n'effectuent pas les contrôles élémentaires afin de vérifier que la fabrication de leurs produits n'intègre pas de cobalt extrait par des enfants, pointent les ONG Amnesty International et Afrewatch dans un rapport publié mardi. Seule une des 16 entreprises contactées dans le cadre du rapport a reconnu utiliser du cobalt en provenance de ces mines.
"Des millions de personnes bénéficient des avantages des nouvelles technologies, sans se préoccuper de la manière dont elles sont fabriquées. Il est temps que les grandes marques assument leur part de responsabilité dans l'extraction des matières premières qui rendent leurs produits si lucratifs", explique Mark Dummett, spécialiste de la responsabilité des entreprises en matière de droits humains à Amnesty International.
Amnesty a contacté 16 multinationales comme Lenovo, Microsoft et Volkswagen, inscrites sur la liste clients des fabricants de batteries recensés comme se procurant du minerai transformé auprès de Huayou Cobalt, géant chinois de l'exploitation minière opérant en RDC. L'une d'entre elles a reconnu ce lien, tandis que quatre n'ont pas pu dire avec certitude si elles achètent du cobalt provenant de RDC ou fourni par Huayou Cobalt. Six ont affirmé qu'elles enquêtaient sur ces allégations. Cinq ont nié se procurer du cobalt auprès de Huayou Cobalt, alors qu'elles figurent sur les listes clients des fabricants de batteries. Deux multinationales ont nié se procurer du cobalt provenant de RDC, rapporte l'ONG dans son rapport.
Certains enfants ont affirmé travailler jusqu'à 12 heures par jour dans les mines, transportant de lourdes charges, pour gagner entre un et deux dollars par jour. Selon l'Unicef, en 2014, environ 40.000 enfants travaillaient dans les mines dans le sud de la RDC, dont beaucoup dans des mines de cobalt.

"Les cadavres restent ensevelis sous les décombres"
Entre septembre 2014 et décembre 2015, au moins 80 mineurs sont morts sous terre dans le sud de la RDC. Aucun chiffre précis n'est cependant connu actuellement: "de nombreux accidents ne sont pas signalés et les cadavres restent ensevelis sous les décombres", selon l'ONG.
Aucune règlementation n'entoure actuellement le marché mondial du cobalt. Il n'entre pas dans la catégorie des "minerais du conflit" réglementés aux États-Unis. "Tant que les entreprises ne seront pas tenues légalement de contrôler la provenance des minerais et leurs fournisseurs et de rendre ces informations publiques, elles continueront de tirer profit de violations des droits humains. Les gouvernements doivent en finir avec ce manque de transparence, qui permet aux entreprises de tirer profit de la misère", dénonce Mark Dummett.
"C'est le grand paradoxe de l'ère numérique: des entreprises parmi les plus florissantes et innovantes du monde sont capables de commercialiser des produits incroyablement sophistiqués sans être tenues de révéler où elles se procurent les matières premières incluses dans leurs composants", pointe le directeur exécutif d'Afrewatch, Emmanuel Umpula.
Des chercheurs d'Amnesty International et d'Afrewatch se sont entretenus, en avril et mai 2015, avec 87 mineurs de cobalt, dont 17 enfants, travaillant sur cinq sites miniers dans le sud de la RDC.
La RDC est responsable d'au moins 50% de la production mondiale de cobalt."

Commentaire : Et que dire sur le fait que la spéculation sur les matières premières, qui fait plus de 30 millions de morts par an. Mieux qu'Hitler alors qu'il suffirait d'une seule loi pour sauver la majorité de ces 30 millions de morts par an dont quantité de femmes et d'enfants par an.

Dans "Trends Tendances" Belgique du 18 janvier 2016 : Les 1% les plus riches possèdent plus que le reste du monde'

" Le patrimoine cumulé des 1% les plus riches du monde a dépassé l'an dernier celui des 99% restants avec un an d'avance sur les prévisions, a indiqué lundi l'ONG britannique Oxfam à l'approche du forum économique mondial de Davos (Suisse). "L'écart entre la frange la plus riche et le reste de la population s'est creusé de façon spectaculaire au cours des douze derniers mois", constate un rapport de l'ONG intitulé "une économie au service des 1%" publié à l'approche du Forum économique mondial (WEF), qui débute mercredi à Davos.
"L'an dernier, Oxfam avait prédit que les 1% posséderaient plus que le reste du monde en 2016. Cette prédiction s'est en fait réalisée dès 2015: un an plus tôt", souligne le rapport.
Illustration du creusement spectaculaire des inégalités ces dernières années, l'ONG a calculé que "62 personnes possèdent autant que la moitié la plus pauvre de la population mondiale", alors que "ce chiffre était de 388 il y a cinq ans".
L'ONG appelle les participants au forum de Davos à agir: "nous ne pouvons pas continuer à laisser des centaines de millions de personnes souffrir de la faim, alors que les ressources qui pourraient les aider sont amassées par quelques personnes en haut de l'échelle", affirme Manon Aubry, chargée des questions de justice fiscale et d'inégalités chez Oxfam France, citée dans un communiqué.
"L'ère des paradis fiscaux"
Selon l'ONG, "depuis le début du XXIe siècle, la moitié la plus pauvre de l'humanité a bénéficié de moins d'1% de l'augmentation totale des richesses mondiales, alors que les 1% les plus riches se sont partagés la moitié de cette hausse".
Pour faire face à cette croissance des inégalités, Oxfam appelle notamment à mettre un terme à "l'ère des paradis fiscaux", soulignant que 9 entreprises sur 10 figurant "parmi les partenaires stratégiques" du WEF "sont présentes dans au moins un paradis fiscal".
"Nous devons interpeller les gouvernements, entreprises et élites économiques présents à Davos pour qu'ils s'engagent à mettre fin à l'ère des paradis fiscaux qui alimentent les inégalités mondiales et empêchent des centaines de millions de personnes de sortir de la pauvreté", affirme Winnie Byanyima, la directrice générale d'Oxfam International, qui sera présente à Davos.
L'an dernier, plusieurs économistes avaient contesté la méthodologie utilisée par Oxfam. L'ONG avait défendu l'instrument de mesure utilisé dans cette étude: le patrimoine net, c'est-à-dire les actifs détenus moins les dettes.

Pour comprendre cela, je vous propose de visionner la vidéo suivante (merci au site www.les-crises.fr) : Prennez de visionnez la vidéo "Les quatre cavaliers" et ensuite la vidéo de Marc HALEVY ICI