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la tribune

Lobbying et secteur public : une hypocrisie française
Par Anthony Escurat  |  06/09/2016, 14:36  |  760  mots
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(Crédits : DR)
Les acteurs publics ont été sauvés in extremis des griffes du législateur et devraient demeurer pour la plupart à l'abri des radars de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Par Anthony Escurat*
Transparence. À la mode, devenu presque une injonction, le mot est désormais sur toutes les lèvres. C'est dans cet esprit qu'a été conçu, débattu et devrait être prochainement adopté l'article 13 du projet de loi Sapin 2 visant à encadrer les activités de lobbying et à rendre plus « transparents » les processus de prise de décision politique. Mais voilà, dans une pure tradition française, les acteurs publics - pourtant omniprésents dans l'élaboration des normes - ont été sauvés in extremis des griffes du législateur et devraient demeurer pour la plupart à l'abri des radars de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Autrement dit, comme les deux faces d'une même pièce et dans un mélange des genres typiquement français, anciens et actuels membres du secteur public continueront à fabriquer et à influencer la loi.
 Un secteur public deux fois plus représenté au Parlement...
 L'analyse socioprofessionnelle de nos parlementaires nous fournit des éléments probants, accréditant la thèse d'une extrême porosité entre représentation nationale et secteur public. En effet, selon la Fondation iFRAP, 50% des sénateurs et 36% des députés en sont actuellement issus. Au total, 41% des élus nationaux exerçaient un emploi au sein d'un organisme public avant leur mandat, soit le double de la représentativité réelle du secteur dans la population active (estimée à un cinquième de l'emploi global dans l'Hexagone).
En agrégeant l'ensemble des trois fonctions publiques ainsi que les différentes entités parapubliques, l'on dépasse même la moitié des élus au Sénat (53%) ! À l'intérieur de cet échantillon, les enseignants sont sans surprise surreprésentés avec 16% à l'Assemblée nationale et 24% au Palais du Luxembourg contre moins de 10% pour les chefs d'entreprise et les agriculteurs. On compte dès lors un parlementaire pour 14 511 fonctionnaires, alors que le ratio total se hisse à environ un élu national pour 70 000 habitants. Un taux de représentativité par ailleurs deux fois plus important que celui des salariés du secteur privé (32 128 travailleurs par parlementaire), alors que ces derniers sont pourtant trois fois plus nombreux que les fonctionnaires.
 La perméabilité de la ligne de démarcation entre représentation nationale et secteur public avec, pour corollaire, la surreprésentation de celui-ci par rapport aux autres catégories socioprofessionnelles dont sont originaires nos parlementaires font donc débat. La question se pose avec une acuité d'autant plus forte que les acteurs publics s'avèrent être également, dans la pratique, les plus consultés par le Parlement.
 ... et deux fois plus consulté
 D'après une étude réalisée en 2011 par Transparency International et Regards Citoyens sur le lobbying à l'Assemblée nationale, le secteur public apparaît là encore surreprésenté... mais cette fois-ci de l'autre côté de l'hémicycle. Pour preuve, selon les données recueillies par les deux ONG entre juin 2007 et juin 2010, l'ensemble des acteurs publics concentrent à eux seuls 48,3% des auditions menées par les députés au cours de leurs différents travaux législatifs. Une prédominance qui confine à l'entre-soi lorsque celle-ci est mise en regard avec les secteurs privé (16,4%) ou associatif (7,5%). Même les acteurs du dialogue social (syndicats de salariés et organisations patronales) ne parviennent à talonner le secteur public, avec seulement 20,9% des consultations totales.
 Dans ce contexte, bien que l'article 13 de la loi Sapin 2 permette à la France de se conformer un peu plus aux standards de l'OCDE en matière d'encadrement du lobbying, l'exécutif comme nos parlementaires se sont bien gardés d'emmailloter du même corset réglementaire secteur privé et secteur public. Pour preuve, ni les élus ou leurs groupements politiques ni les administrations ne figurent dans la définition des représentants d'intérêt (seuls les ÉPIC et les réseaux consulaires ont été in fine rajoutés par les parlementaires au texte du gouvernement). Pourtant, comme l'affirme notamment Cornelia Woll, chercheuse à Sciences Po, élus et fonctionnaires constituent, eux aussi, des acteurs à part entière du lobbying. En effet, en l'espace de quelques décennies, l'on est passé de l'acteur public « influencé » à l'acteur public « influenceur ». Alors que devrait se clôturer début novembre la séquence « Sapin 2 », déjà présentée comme un véritable « changement culturel » par la majorité, force est de constater que la France a, une nouvelle fois, un train de retard sur la réalité.
 Anthony ESCURAT
Doctorant en science politique à l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence. Auteur de la note « Le lobbying : outil démocratique » pour la Fondation pour l'innovation politique

Robert Van Apeldoorn dans "Trends Tendances" du 6 05 16 Article intitulé : Une ex-commissaire européenne chez Uber

" L'ancienne commissaire à la concurrence puis aux nouvelles technologie, Neelie Kroes, va aider Uber à mieux négocier avec les pouvoirs publics qui bloquent ou freinent son développement. MDR
   L'ancienne ministre de la Mobilité de la Région de Bruxelles Capitale, Brigitte Grouwels, n'a pas dû être surprise de l'arrivée de la Néerlandaise Neelie Kroes chez Uber. En 2014, lorsqu'elle était encore commissaire aux nouvelles technologies (digital agenda), elle avait violemment critiqué une décision de justice qui interdisait le service UberPop dans la capitale. La ministre régionale avait riposté à la VRT radio : "Les règles sont faites pour être suivies. Si elle avait été ministre en Belgique, Kroes aurait probablement dû démissionner après de tels propos".
Neelie Kroes n'avait pas démissionné et toujours pas changé d'idée. A 74 ans elle soutient l'économie participative et les plateformes numériques. Chez Uber, elle participera à un conseil pour aider Uber à mieux négocier avec les gouvernements. Ce conseil compte quelques noms prestigieux, dont Ray LaHood, ancien secrétaire au transport de l'administration Obama ou Roberto Danino, ancien premier ministre péruvien. Cela suffira-t-il pour qu'Uber puisse convaincre les autorités des villes européennes ? Elles se montrent nettement plus difficiles à convaincre que celles des villes américaines. La stratégie d'Uber, fort agressive, consiste à installer ses service et à se préoccuper plus tard des questions réglementaires. Et c'est une ex fonctionnaire à la concurrence payée par les Peuples qui va maintenant défendre UBER officiellement au sein de l'europe après l'avoir fait "officieusement" ? Comment encore croire en cette europe de guignols ? Cette europe est à abattre. J'y ai été fort... voir l'article qui suit. En espérant que les citoyens, ravi par la modernité du service par smartphone et par le prix, créeront une pression suffisante pour que les autorités locales fassent une place parmi les taxis, hyperéglementés et peu populaires. Chaque fois Uber cherche à gagner une bataille médiatique.
Blocages en Europe
Aux Etats-Unis l'approche a plutôt réussi. Uber est parvenu à "ringardiser" les règles des taxis et à se faire peu ou prou accepter. En Europe le développement est nettement plus difficile, l'opposition des taxis y est plutôt efficace, surtout contre le service UberPop, le moins coûteux, assuré par des particuliers avec leur voiture personnelle (le service "standard" d'Uber, plus cher, est presté par des chauffeurs professionnels). Plusieurs batailles rangées ont été perdues. A Bruxelles, le service UberPop a dû s'arrêter après une condamnation par la justice. Le service a été suspendu à Paris, où deux dirigeants d'Uber avaient même été mis en 2015 en garde à vue à Paris et mis en examen. UberPop a aussi été interdit à Madrid à partir de 2014 et abandonné l'an dernier à Amsterdam.
L'arrivée de Neelie Kroes et d'autres personnalités montre la volonté d'une approche plus soft, moins "fait accompli" que celle suivie jusqu'à présent, en cherchant davantage la coopération avec les autorités qu'un affrontement par média interposé. L'objectif est de porter un peu plus loin une société dont la valorisation dépasse les 60 milliards de dollars, et de faire accepter l'éventail des services en tant que complément aux transports en commun. Selon Bloomberg, Neelie Kroes et les autres personnalités appelées à conseiller Uber seront payées en actions. Neelie Kroes a été commissaire à la concurrence de 2004 à 2010 et à l'agenda digital de 2010 à 2014.

Romaric Godin dans "La Tribune" du 12 05 16 Article intitulé : Bruxelles confirme que la zone euro possède une politique économique : l'austérité l'austérité ? Non, l'austérité boche.

" Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, avait promis de ne pas recourir à "l'austérité stupide". Vraiment ?
La Commission européenne envisage de sanctionner le Portugal et l'Espagne pour leurs politiques budgétaires. Une double décision risquée.
Le 2 février, devant le parlement européen, Jean-Claude Juncker affirmait que la Commission européenne ne « conduirait pas des politiques stupides d'austérité. » Mais, trois mois plus tard, il est bien difficile de croire à une telle promesse.  On l'a vu avec la Grèce. Lundi, l'Eurogroupe a demandé officiellement la mise en place d'un mécanisme d'austérité « automatique » pour atteindre l'objectif très ambitieux d'un excédent primaire de 3,5 % du PIB en 2018, le tout étant accompagné d'une nouvelle série de mesures de réductions de dépenses et de hausse d'impôt pour un montant global de 5,5 % du PIB hellénique. Comment se fait-il que les armes n'aient pas encore parlé ? N'est-ce pas de cela que les Etats ont peur en supprimant le droit aux armes (alors que c'est le peuple armé qui a donné la Liberté à la france et non les politiques et fonctionnaires français qui étaient nazis pour la très grande majorité d'entre eux), en maîtrisant le cash etc... Décisions qui seraient on ne peut plus justifiées si les Etats n'étaient pas devenus  le bras armé des lobbies. En fait d'Etat, il n'y a plus que des systèmes de corruption qui ayant peur des conséquences de leurs actes suppriment directement et indirectement une à une les Libertés des Peuples. Libertés acquisent par les Peuples contre des Etats comme la France politique qui était un état nazi et qui aujourd'hui encore est des plus proche des allemands paupérisateurs en contradiction totale avec le principe d'Europe de la Paix et de toute notion économique de viabilité SOCIOlogique, ECOnomique, POlitique et FInancière.
Ce que Bruxelles compte faire
Mais les autorités européennes ne s'en tiennent pas à la seule Grèce. Selon les informations publiées sur les sites bruxellois Euractiv et Politico et dans le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung, l'Espagne et le Portugal devraient faire face à de nouvelles exigences de Bruxelles sur le plan budgétaire. Le collège des commissaires mardi 10 mai se serait mis d'accord sur ce principe. Les budgets espagnols et portugais avaient été validés avec des réserves lors du semestre européen et la Commission estime désormais que les deux pays n'ont pas fait suffisamment d'efforts pour réduire leur déficit et le ramener dans les clous du « pacte de croissance et de stabilité » qui prévoit un déficit public inférieur à 3 % du PIB.
En théorie, Bruxelles pourrait proposer d'infliger aux deux pays des sanctions pécuniaires allant jusqu'à 0,2 % du PIB. Mais elle pourrait aussi décider de nouvelles mesures de correction, en donnant « une dernière chance » aux États concernés. Apparemment, la Commission n'a pas encore décidé de la voie à suivre. Mais une chose est certaine : selon les nouvelles règles européennes, le Conseil européen doit, pour « casser » la décision de la Commission disposer d'une majorité qualifiée deux deux tiers, ce qui donne beaucoup de poids à Bruxelles.
Le cas portugais
Le cas des deux pays est un peu différent. Au Portugal, le nouveau gouvernement socialiste soutenu par la gauche radicale arrivé au pouvoir en novembre avait proposé un budget revenant sur un certain nombre de mesures d'austérité, mais en théorie dans les clous des 3 %. En février, la Commission avait contesté ce budget en doutant des prévisions de croissance de l'économie portugaise puis, moyennant des mesures supplémentaires d'austérité, l'avait validé temporairement. Elle reprendrait aujourd'hui cette validation, considérant sans doute que l'application de l'austérité n'est pas suffisante.
Le cas espagnol
En Espagne, le gouvernement de Mariano Rajoy a accusé en 2015 un déficit budgétaire nettement supérieur aux attentes, 5,1 % du PIB contre 4,2 %. Le budget de 2016 qui prévoyait un retour à 2,8 % du PIB du déficit a, là aussi, été mis en doute par la Commission sur les prévisions de croissance, devient donc largement caduc. L'Espagne connaît un vide gouvernemental depuis les élections du 20 décembre et revotera le 26 juin. Il est donc difficile pour le gouvernement Rajoy de procéder à un collectif budgétaire. Pour le moment, les autorités espagnoles estiment pouvoir suivre la trajectoire budgétaire tracée, mais les Communautés autonomes (régions) contestent les réductions de dépenses qui leur sont imposées. Bruxelles estime, là aussi, que l'Espagne, n'en fait pas assez.
Renforcer la position de la Commission
Avec ces interventions inédites, la Commission a évidemment un but : montrer au parlement et au Conseil européen qu'elle ne fait pas preuve de « laxisme » dans sa surveillance budgétaire. C'est pour l'équipe de Jean-Claude Juncker un élément essentiel, car de nombreuses discussions sont en cours pour établir une nouvelle réforme de la zone euro et se doter notamment d'un « ministre des Finances de la zone euro » qui, comme l'avait proposé le ministre allemand Wolfgang Schäuble cet été, pourrait être chargé de la surveillance budgétaire des Etats membres à la place de la Commission. Que devient l'Europe de la Paix ? Une europe boche économique..... boche économique pour l'instant. Et demain, boche tout court ?. Bruxelles montre donc les muscles pour prouver qu'elle n'est pas laxiste et qu'on peut lui faire confiance pour faire rentrer les « mauvais élèves » dans les clous.
Une mauvaise lecture de la crise de la zone euro
Avec cette décision, qui va donc au-devant des désirs de certains Etats membres, la Commission confirme que, pour elle, la crise de la zone euro n'est que le fruit de « dérapages budgétaires » pour éviter sa répétition, il suffit de resserrer la surveillance et de sanctionner les récalcitrants. Chacun aura un budget bien géré et il n'y aura plus de crise. Ce schéma est abondamment défendu dans la presse allemande, notamment la Süddeutsche Zeitung. Comment en serait-il autrement puisque c'est un schéma SOCIOlogique ECOnomique POlitique et FInancier "boche" ? Ai-je été dur ? La paupérisation imposée à des Peuples en difficulté qui ne peuvent même plus avoir accès aux soins de base, est-ce normal ? Comment peut-on encore se taire et collaborer avec cette allemagne des plus pourrie ? Comment ne pas croire que si cela continue les Peuples ne vont pas devoir reprendre leur destin en mains ? L'histoire, et notamment l'histoire française, n'a t-elle pas prouvé que la liberté des Peuples ne dépendait que d'eux et non des états et de leur police ? Police ou milice politique ? Police qui encore aujourd'hui sur un simple ordre tabasse des pauvres migrants sans défense, des gosses et des femmes à terre etc.. Police française au passé nazi (en notant qu'il y a eu des exceptions) qui jouit de la Liberté gagnée par le Peuple.  Ironie de l'histoire, elle est payée par ce Peuple, Peuple paupérisé volontairement par les politiques lobbyisées qui ne jouit d'aucune des sécurités d'emploi, de revenu, ni de centre de vacance etc.. des policiers.  Policiers dont les armes sont payées..par les Peuples. Décidement, l'histoire serait-elle appelée à se répéter. Une vidéo mise en ligne ce samedi soir sur le site du Figaro où cette police s'acharne sur des journalistes. Apprenons encore et encore à nos enfants les réalités et la dangerosité de ce qui est appelé Police. Notre Liberté n'est pas la leur. Par contre, leur Liberté est la nôtre...en notant des exceptions naturellement. http://video.lefigaro.fr/figaro/video/en-pleine-interview-d-un-casseur-des-journalistes-de-france-2-molestes/4893719642001/Or, il s'agit largement d'une réécriture de l'histoire. La crise de la zone euro est une seconde phase de la crise financière de 2008. Plusieurs économistes ont souligné que c'était l'endettement privé et le transfert de cet endettement vers le public qui était à l'origine de la crise. L'Espagne dégageait avant la crise des excédents budgétaires. D'autres ont aussi montré que les déficits publics étaient le fruit déséquilibres structurels au sein de la zone euro, les excédents des uns étant les déficits des autres, et de la politique agressive de réduction du coût du travail en Allemagne. Ah si la france ne collaborait pas....Bref, un pacte de stabilité qui serait strictement appliqué ne serait nullement le gage de la prospérité et de la stabilité de la zone euro.
Une mauvaise réponse à la situation actuelle
La démarche est d'autant plus contestable qu'elle intervient dans un contexte délicat : la Commission vient de revoir à la baisse les prévisions de croissance des deux pays. Or, répondre à cet affaiblissement conjoncturel par de l'austérité est-elle en mesure d'inverser la tendance ? C'est évidemment le contraire qui risque de se produire. En menant des politiques déflationnistes, la Commission risque gros alors que la BCE ne parvient pas, malgré une politique de plus en plus agressive à redresser les perspectives d'inflation dans ces deux pays. Au Portugal, l'inflation est certes de positive en mars sur un an, mais elle est faible (0,5 %). En Espagne, les prix ont reculé sur un an de 0,7 % en mars. Sans vraies perspectives d'inflation, il sera difficile pour les États de se désendetter et les investissements resteront faibles. Pour désendetter un État, l'inflation est une méthode beaucoup plus efficace que la réduction rapide des déficits. Or, une réduction rapide des déficits ne peut que peser sur l'inflation en pesant sur la demande.
Risques élevés
Rappelons qu'en Espagne, l'ampleur de l'ajustement demandé est considérable, il est inédit depuis 2012. C'est donc bel et bien à une nouvelle cure d'austérité que l'on veut soumettre un pays qui se remet à peine de la crise (le PIB par habitant n'a pas retrouvé son niveau d'avant-crise), qui est menacé par la déflation et l'instabilité politique et qui reste soumis à un taux de chômage considérable. Au Portugal, le risque est encore plus élevé : une sanction du budget par la Commission pourrait conduire à une dégradation du pays par l'agence canadienne DBRS. Or, cette agence est la seule à conserver une notation « investissement » au Portugal. Si DBRS relègue le pays au rang d'obligation « pourrie », alors la BCE cessera de racheter des titres portugais. Les taux du pays s'envoleront et le Portugal devra accepter les conditions de la BCE pour bénéficier d'une dérogation. La Commission prend donc le risque de déclencher une attaque des marchés contre le Portugal.
La politique économique de la zone euro existe
Au final, la Commission prouve qu'il existe bien une politique économique dans la zone euro et que cette politique est l'austérité. Quel que soit le risque, Bruxelles continue à répondre par l'austérité aux défis auxquels la zone euro doit faire face. Pire même, la Commission fait en sorte que les pouvoirs politiques « rentrent dans le rang. » Car c'est bien de cela dont il s'agit : enfermer le futur gouvernement espagnol dans la réduction obligatoire des déficits (et, au passage, exclure toute coalition avec ceux qui refuserait cette réduction, ce qui conduit à interdire toute alliance à gauche) et faire chuter l'actuel gouvernement portugais sur l'exclusion du « QE » de la BCE, alors même que, désormais, le président de la République conservateur peut à nouveau dissoudre le parlement.
Sous couvert d'une application des « règles », qui se fait en réalité au cas par cas, la Commission vise bel et bien des objectifs politiques. Non, c'est l'allemagne qui vise cela.  Et confirme que l'austérité demeure la ligne politique officielle de la zone euro, alors que la politique budgétaire redevenait au niveau de la zone euro neutre pour la croissance. Ceci est logique compte tenu de l'architecture institutionnelle mise en place de 2011 à 2013 pour renforcer la surveillance budgétaire.  Si, dans les mois qui viennent, le contexte international se détériore à nouveau avec la hausse des taux étasuniens et un essoufflement chinois qui se confirme et si les gains de pouvoir d'achat des ménages dus à la baisse du prix de l'énergie se réduisent ou disparaissent, Bruxelles pourrait avoir commis une de ses plus grandes erreurs politique en ce printemps 2016. La Commission confirme en tout cas n'avoir rien retenu de ses erreurs passées. La commission confirme qu'elle est pro-allemande. Vive le Brexit !

Dans "Trends Tendances" Belgique du 12 05 16 Article intitulé : 'Pourquoi la BCE veut-elle vraiment supprimer le billet de 500 euros ?'

" En Belgique, comme dans la plupart des autres pays de la zone euro, rares sont les personnes à avoir déjà vu un billet de 500 euros. Et donc, ce billet va disparaître, lentement mais sûrement, de la circulation. Une bonne chose ?
Ainsi en a décidé la Banque centrale européenne, à partir de 2018, elle n'imprimerait plus de nouveaux billets de 500 euros. Mais attention, ces billets garderont leur valeur, mais ils seront tout simplement encore plus difficiles à trouver.
La question est de savoir pourquoi la BCE a décidé de supprimer ce billet de 500 euros. Officiellement, c'est pour lutter contre la fraude fiscale, la corruption, le crime et bien évidemment le financement du terrorisme. MDR Fraude fiscale, corruption tout ce qui est présent et organisé à la BCE par la BCE pour quantité de ses fonctionnaires. Fonctionnaires des plus favorisés et des plus "lobbyisés" pour quantité d'entre-eux. L'exemple souvent cité pour indiquer la nocivité du billet de 500 euros, c'est que sous cette forme une somme d'un million d'euros peut tenir dans le volume d'une brique de lait, raison pour laquelle les milieux policiers ont appelé le billet de 500 euros le "Ben Laden" ! Et dire que certains policiers en France ont des primes payée en cash. Ces primes sont-elles payées avec des billets de 500 ?
La suppression progressive de ces gros billets n'a pas suscité d'émoi en Belgique ou en France par exemple. Ce n'est pas très étonnant, car en Belgique les paiements en cash sont de toute façon limités à 3.000 euros maximum et à 1.000 euros en France, depuis le 1er septembre 2015.
Les nouvelles formes de paiement constituent une facilité, mais également un danger potentiel de confiscation du fruit de notre travail

En revanche, en Allemagne, cette suppression passe très mal. Il y a même eu de pétitions intitulées "touche pas à mon cash". Il faut dire qu'en Allemagne, il n'est pas rare de voir un couple de la classe moyenne payer sa voiture en cash. Quant aux cartes de crédits, elles sont souvent très mal vues dans les magasins et boutiques. En Allemagne, le cash est encore roi, car les Allemands sont très attachés à la protection de leurs données personnelles. Ils craignent qu'en payant par carte, ils ne soient surveillés par l'Etat. Là encore, tout cela s'explique par l'Histoire et notamment par les méthodes de la Stasi communiste. Comment cela n'est-il pas le cas en France puisqu'elle a un passé nazi et une police, par le passé, nazie.
Sans oublier que les Allemands voient dans cette suppression du billet de 500 euros une nouvelle forme de répression financière de la BCE. Après avoir imposé des taux de 0% à l'épargne des Européens, la Banque centrale veut en plus faire disparaître le cash, pensent les Allemands. Ils ont raison les lobbies une foi achetées les décisions politiques sur la suppression du cash maitriseront encore plus les Peuples. Les règles sur le blanchiment ne sont qu'un des outils de maitrise des Peuples. Le blanchiment dans les faits est une fumisterie. Une preuve ? La France organisait via les bonds d'épargne anonymes ce qu'elle appelle aujourd'hui de l'évasion fiscale voire du blanchiment. MDR.  Bien entendu, la BCE répète que ce n'est pas son objectif et que le cash va subsister via les autres billets de 10, 20 ou 100 euros, mais les Allemands n'y croient pas. Pour eux, le cash est un emblème de notre liberté. Le dernier espace qui échappe (ou échappait) encore aux yeux indiscrets de l'Etat. Mais visiblement, les Allemands sont les seuls en Europe à se battre pour cette liberté. Vive le Peuple Allemand parce que lui sait le prix de la Liberté qu'on leur a donnée contre ses dirigeants politiques nazis. Comment expliquer l'apathie des autres peuples....
Dommage, car avec le numérique et les nouvelles formes de paiement par smartphone, la monnaie sera de plus en plus virtuelle, donc de plus en plus hors de contrôle du simple citoyen. Certes, c'est une facilité, mais c'est aussi un danger potentiel de confiscation du fruit de notre travail. Encore faut-il en être conscient...
et rompre la peur de parler et d'élever la voix.

Romaric Godin dans "La Tribune" du 12 05 16 Article intitulé : Les classes moyennes se sont réduites en vingt ans en Allemagne et aux Etats-Unis

" La classe moyenne recule en Allemagne et aux Etats-Unis depuis 1981.
Une étude de l'institut DIW de Berlin souligne le recul des classes moyennes en Allemagne et aux Etats-Unis. En Allemagne, le déclassement est plus notable, surtout chez les étrangers.
Les trente dernières années ont été très dures pour les classes moyennes des deux côtés de l'Atlantique. C'est ce que révèle une étude de l'institut DIW de Berlin parue cette semaine et qui a retraité les statistiques de revenus bruts allemandes et étasuniennes pour pouvoir les comparer. La part de la population adulte disposant d'un revenu compris entre 67 % et 200 % du revenu médian a ainsi reculé fortement en trente ans.
La réduction des classes moyennes
En 1981, cette classe moyenne représentait 59 % des adultes aux Etats-Unis. Cette proportion a reculé à 56 % en 1991, puis à 50 % en 2015. En Allemagne, en 1983, la classe moyenne représentait 69 % des adultes ouest-allemand. En 1991, dans l'Allemagne réunifiée, cette proportion était encore de 66 %. Elle est aujourd'hui de 61 %. Entre 1991 et les derniers chiffres disponibles, le recul de la classe moyenne s'élève à 6 points aux Etats-Unis et à 5 points en Allemagne. Depuis 2000, cette évolution s'accompagne d'un recul du revenu médian lui-même pour les classes moyennes. Aux Etats-Unis, ce revenu s'est abaissé de 4 % entre 2000 et 2014, alors qu'en Allemagne, il a reculé de 1 %.
Où vont ceux qui quittent les classes moyennes ?
Parallèlement, les deux classes extrêmes, les plus pauvres et les plus riches ont donc progressé. Aux Etats-Unis, la proportion des personnes gagnant plus de 200 % que le revenu médian est passé de 15 % en 1981 à 17 % en 1991 et 21 % du total en 2015. Mais parallèlement, ceux gagnant moins de 67 % du revenu médian sont passés d'une proportion de 26 % en 1981 à 27 % en 1991 et 29 % en 2015. La réduction des classes moyennes outre-Atlantique s'explique donc majoritairement par un enrichissement que par un appauvrissement, même si la proportion des classes les plus pauvres demeure très importante.
En Allemagne, la situation est assez différente. Les classes aux revenus plus élevés sont passées de 9 % de l'ensemble des adultes en 1983 à 10 % en 1991, puis à 13 % en 2013. Mais les classes aux revenus les moins élevées sont passées de 23 % en 1983 à 24 % en 1991 et 27 % en 2013. Entre 1991 et 2013, l'abaissement de la classe moyenne allemande s'explique donc autant par un déclassement que par un enrichissement.
Les étrangers très touchés par le déclassement en Allemagne
L'étude met en avant une réalité inquiétante pour l'Allemagne qui va devoir faire face au défi de l'intégration du million de réfugiés venu de Syrie en 2015 : les étrangers outre-Rhin sont les plus menacés par le déclassement de la classe moyenne. Entre 1991 et 2013, les personnes étrangères de classe moyenne sont passées de 71 % à 55 % chez les étrangers en Allemagne, contre un recul de 65 % à 62 % pour les Allemands. Et si la proportion d'Allemands ayant un revenu inférieur à 67 % du revenu médian est restée stable à 24 %, la même proportion pour les étrangers est passée de 22 % à 37 % entre 1991 et 2013.
Défi pour l'intégration des réfugiés outre-Rhin
Ceci pose un défi majeur pour les politiques sociales en Allemagne. La croissance économique du pays profite en effet très nettement aux seuls Allemands au détriment très net des étrangers. La raison en est simple : les étrangers sont, outre-Rhin, les premiers à subir les effets des « réformes », notamment dans le domaine du marché du travail. Comme le souligne l'économiste Markus Grabka, l'amélioration de l'emploi outre-Rhin n'a pas freiné le phénomène. L'intégration des réfugiés devra donc nécessairement inverser cette tendance."

 

Sandrine Blanchard dans "Le Monde" du 21 04 16 Article intitulé : Secret des affaires : Nicole Ferroni revient sur son coup de gueule viral

" D’habitude, sur sa page Facebook, Nicole Ferroni poste des souvenirs, en images ou en coupures de presse, de la tournée de son one-woman-show ainsi que ses chroniques du mercredi dans la matinale de France Inter. Ces billets d’humeur récoltent, en moyenne, 700 partages. Jeudi 14 avril, il a suffi qu’elle mette en ligne une vidéo de 2 min 30 s dénonçant la directive européenne consacrée au secret des affaires pour que le compteur s’affole.
En quelques jours, elle a cumulé plus de 12 millions de vues. Un phénomène pour un sujet on ne peut plus austère. Un score de « youtubeuse politique », s’amuse-t-elle. « C’est la première fois que je faisais ce type de vidéo », explique l’humoriste, qui pensait juste faire marrer sa famille et ses amis et non déclencher une telle viralité.

Tout est parti d’un mail que lui a envoyé une amie mercredi 13 avril. « Elle a trois enfants, un boulot très prenant et rarement le temps de me transférer des infos sur ce type d’actualité. Parce que c’était elle et que j’étais tranquille ce jour-là, je l’ai lu et cela m’a donné envie de regarder le débat du Parlement européen sur Internet. » En écoutant les eurodéputées Constance Le Grip et Virginie Rosière défendre la directive, elle est frappée par la référence aux PME qu’elles utilisent à plusieurs reprises. « C’est cela qui m’a le plus choqué parce que c’était hypocrite et démagogique. J’ai pas mal de proches qui sont des petits entrepreneurs et leur souci principal, ce n’est pas le secret des affaires », constate-t-elle. « Fan » d’Elise Lucet, la jeune femme avait déjà suivi la pétition lancée par la journaliste sur les dangers de cette directive européenne.
« Je pointe du doigt »
Nicole Ferroni se met alors à écrire une lettre humoristique et ironique à Constance Le Grip. Elle pensait la garder pour sa prochaine chronique sur France Inter mais elle ne connaissait pas encore le nom de l’invité de la matinale et les eurodéputés devaient voter le lendemain, 14 avril. Alors ce matin-là, dans le jardin de la maison de son ami à Montpellier, elle s’installe devant son ordinateur et se filme.
Trois essais, le dernier sera le bon.
A l’image, cette ancienne enseignante agrégée en sciences et vie de la terre (SVT) apparaît comme dans ses chroniques radiophoniques : énergique, spontanée, les bras et le visage en mouvement permanent. Juste après les révélations des « Panama papers » (enquête journalistique sur l’évasion fiscale à laquelle Le Monde a participé, la sincérité de sa colère devient contagieuse. Sa vidéo toute simple mais très pédagogique, que Jean-Luc Mélenchon s’est empressé de partager, n’a rien changé à l’affaire : les eurodéputés ont finalement adopté la directive. Mais des millions de personnes auront été sensibilisées au sujet.
« Mon boulot de chroniqueuse ne permet pas de changer les choses, mais de dire aux politiques qu’on n’est pas dupe, qu’on sait, qu’on les voit, considère Nicole Ferroni. Je suis un peu une alerteuse, je pointe du doigt. » Deux jours plus tard, comme elle l’avait promis dans sa vidéo, elle a posté un tableau donnant la répartition des votes des parlementaires de Strasbourg, parti par parti. « Il a été partagé 45 000 fois, cela m’a fait plaisir que les gens ne s’intéressent pas seulement à une chronique où je faisais la bouffonne. »
image: http://s2.lemde.fr/image2x/2016/04/21/534x0/4905814_6_6be2_2016-04-20-8c560ea-8693-1myp53f_2999d6305a32ba604f12621d64bfdb4d.jpg
Rien ne prédestinait cette fille d’enseignants (père professeur de chimie, mère professeure d’allemand) à plonger dans la politique pour alimenter ses billets d’humeur. « Mon inculture politique est devenue ma force malgré moi, résume-t-elle. Je suis comme le citoyen lambda, scandalisée par les injustices, les inégalités et par tout cet argent qui part dans l’évasion fiscale. » Alors, ces trois minutes de temps de parole qui lui sont offertes chaque mercredi sur France Inter, cette provinciale s’en sert comme « haut-parleur », comme « ascenseur » des interrogations de la France d’en bas.
Le sens de la pédagogie
De son ancien métier, elle a gardé le sens de la pédagogie et le raisonnement scientifique : « Observation, problème, hypothèse, expérience, résultat, interprétation, conclusion, je suis ce cheminement pour tenter de conserver un regard neutre », énumère-t-elle. Mais l’humoriste a parfois du mal à ne pas faire apparaître sa sensibilité de gauche.
Il y a cinq ans à peine, Nicole Ferroni était encore prof de lycée – après avoir enseigné dans « l’un des pires collèges » des quartiers nord de Marseille – et pratiquait le théâtre en amateur. En septembre 2011, désespérée par l’éducation nationale, elle craque et envoie sa lettre de rupture avec l’institution. « Cette année, je ne manifeste pas, je démissionne », écrit-t-elle. « Je dois beaucoup à Sarkozy ! S’il n’avait pas supprimé des postes, dont le mien, je n’aurais peut-être pas imaginé une telle reconversion. Ce fut l’épisode de trop, je l’ai pris comme un signe du destin et je me suis dit : “Va-t’en”. »
Puis tout s’est enchaîné. Elle a écrit un one-woman-show « L’œuf, la poule, ou Nicole ? », mis en scène par son professeur de théâtre, Gilles Azzopardi ; a participé avec succès à l’émission « On ne demande qu’à en rire » de Laurent Ruquier et, grâce à sa lettre de démission, elle a été contactée par France Inter. « J’avais envoyé une copie de ma lettre au courrier des lecteurs du Monde et cela m’a valu un portrait dans M le magazine. J’ai alors été invitée à la radio et on m’a proposé d’être chroniqueuse. » D’abord dans On va tous y passer de Frédéric Lopez, puis dans Si tu écoutes, j’annule tout de Charline Vanhoenacker et enfin dans la matinale de Patrick Cohen.
Nicole Ferroni a changé de vie mais pas de mode de vie. Elle est restée vivre à Aubagne – ce qui lui permet de prendre une « température » différente des sujets qui agitent la capitale –, a gardé tous ses amis enseignants, artisans, flics, etc., et n’a pas pris de producteur pour son spectacle pour rester à distance « du côté business du milieu humoristique ».
Les 12 millions de vues lui confèrent, estime-t-elle, « une responsabilité supplémentaire », une obligation à « bien bosser mes sujets ». Elle s’en veut, par exemple, d’avoir dit « loi » et non « directive » dans son texte. Le prochain thème qu’elle aimerait traiter en vidéo ? « Les xièmes discussions entre la Grèce et ses créanciers qui demandent de nouvelles économies. »
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/culture/article/2016/04/21/secret-des-affaires-le-coup-de-gueule-viral-de-nicole-ferroni_4905817_3246.html#ivCXFtKH6XFKcfsx.99

Victoria Masson dans "Le Figaro" du 16 03 16 Article intitulé : Normes anti-pollution: le lobby du diesel aurait été reçu en secret à Bruxelles

" Un responsable de l'Association des constructeurs européens d'automobiles (ACEA) aurait été reçu le 11 janvier 2015, selon l'association Corporate Europe Observatory, afin d'obtenir des normes favorables aux constructeurs. Un rendez-vous que dément l'ACEA.
Digne d'un film d'agent secret.
Un rendez-vous discret aurait eu lieu à Bruxelles entre le lobby de l'automobile et la Commission européenne pour discuter des normes anti-pollution, selon l'association Corporate Europe Observatory (CEO) relayé par Le Canard enchainé.
Près de huit mois après l'éclatement du scandale des moteurs diesel des véhicules Volkswagen, la bataille autour des normes anti-pollution révèle encore quelques secrets. L'un des dirigeants de l'Association des constructeurs européens d'automobiles (ACEA), Paul Greening, aurait rencontré le dimanche 11 janvier 2015, lors d'un «rendez-vous informel» Nikolaus Steininger, un responsable rattaché au commissaire européen au Marché intérieur et à l'Industrie, détaille Le Canard enchainé.
«Il faut en finir avec l'impunité totale dont bénéficie le lobby diesel»
Karima Delli, vice-présidente de la Commission d'enquête du Parlement européen sur le scandale Volkswagen

En fait, il faut en finir avec cette europe pour mieux le reconstruire avec de nouveaux membres ayant s-ignés un engagements d'Honnêteté sous peine d'accepter d'aller en prison en cas de faute. Si l'Europe est une évidence, cette évidence ne peut et ne doit pas être construite sur les sables mouvants de la corruption, du moutonnisme et autres tares. Une rencontre tenue secrète alors que la publication des rendez-vous entre commissaires européens et les lobbies ou groupes d'intérêts est obligatoire. Elle a permis au lobby du diesel de prendre les commandes sur la réglementation anti-pollution, estiment CEO et Le Canard enchaîné. «Ces nouvelles informations confirment la porosité de la Commission européenne face aux lobbies, à tous les niveaux de responsabilité», a réagi dans un communiqué Karima Delli, vice-présidente de la Commission d'enquête du Parlement européen sur le scandale Volkswagen. Il faut en finir avec l'impunité totale dont bénéficie le lobby diesel sous le regard bienveillant de la Commission européenne et des États membres, censés être garants des lois européennes».
L'ACEA dément
Du côté de l'ACEA, cette rencontre n'a jamais eu lieu. «Contrairement à ce que rapportent les médias, il n'y a eu aucune réunion entre Mr Greening et Mr Steiniger le dimanche 11 janvier», explique au Figaro un porte-parole de l'ACEA. L'enjeu est important. Le 3 février dernier, le parlement européen validait dans la lignée de la Commission les futurs tests des émissions polluantes des véhicules. Les émissions en conditions réelles pourront donc dépasser de 110% la norme en laboratoire entre septembre 2017 et janvier 2020. Par la suite, la tolérance sera ramenée à 50%.
Le scandale Volkswagen continue, lui, à laisser des traces. Un ancien employé du groupe aux États-Unis accuse le constructeur allemand de faire «obstruction à la justice» dans le scandale des moteurs truqués, selon sa plainte relayée par l'AFP. Une plainte collective a également été déposée en Allemagne ce mardi contre l'entreprise par des investisseurs qui réclament 3 milliards d'euros au constructeur."

 

Dans "Les crises" du 07 03 16 Article intitulé du 31 12 15 : La paix sur la Terre ? Pas avant que les États-Unis n’arrêtent de vendre des armes et de faire la guerre, par Dan Simpson ancien ambassadeur américain en Afrique

" En examinant les surenchères du gouvernement des États-Unis à la fin de l’année 2015, j’en viens à la conclusion que nous sommes une nation meurtrière, chez nous comme à l’étranger.
Le secteur de notre société qui profite le plus de cette attitude, encore une fois, chez nous et à l’étranger, est l’industrie de l’armement. Chez nous, elle vend des armes qui sont utilisées, pratiquement sans contrôle, pour décimer des groupes de personnes innocentes, y compris dans les églises et dans les écoles. Nos législateurs fédéraux et étatiques corrompus et sans scrupules manquent de courage et de cervelle pour y mettre un terme. Et cela ne concerne pas seulement la National Rifle Association ; il s’agit aussi des fabricants et des marchands d’armes qui financent la NRA afin qu’ils puissent exercer une influence à Washington et dans les capitales des États.
À l’étranger, nous sommes considérés comme des tueurs. D’autres pays ne peuvent que prier leur dieu ou leurs dieux pour que les États-Unis ne décident pas de leur faire subir leur volonté, que ce soit d’imposer une forme de gouvernement qu’ils devraient selon nous adopter ou d’invoquer une faute qu’ils auraient commise comme excuse pour déverser des bombes sur eux ou envoyer des drones pour tuer leurs dirigeants. Je rappelle que c'est un ancien ambassadeur des Etats-Unis qui a ces propos...
Qu’on le veuille ou non, c’est notre réputation. La plupart des étrangers que je rencontre pensent que nous sommes fous. Pratiquement tous pensent que nous sommes un danger pour la communauté internationale.
Certains de nos prétendus alliés prennent notre défense dans une tentative d’exercer une sorte de contrôle sur nos tendances homicides. Je mets les Britanniques dans cette catégorie.
Certains pays veulent juste garder leurs distances avec nous et, surtout, ne pas dépendre de nous pour quoi que ce soit. L’Inde en est un exemple. Le gouvernement américain et des vendeurs d’armes privés ont travaillé pendant des années pour faire de l’Inde un gros client pour les armes américaines. Au lieu de cela, l’Inde a choisi de sourire aux Américains, mais de continuer à acheter ses armes en Russie — la Russie dirigée par Vladimir V. Poutine le mal famé, par opposition à l’Amérique dirigée par l’adorable Barack H. Obama. Se pourrait-il que l’Inde soit consciente que les armes américaines sont toujours accompagnées de conseillers militaires américains pour former et soutenir leurs clients étrangers ?
Alors, où en sommes-nous, alors que 2015 tire à sa fin ?
Nous sommes en Afghanistan, où nous avons commencé en 2001 juste après les attentats du 11 septembre. Nous sommes en Irak, où le président George W. Bush nous a emmenés sur des postulats mensongers en 2003 pour se faire réélire comme un président de temps de guerre.
Nous avons perdu 2 332 soldats en Afghanistan au cours des 14 dernières années — six autres la semaine dernière — et 4 425 en Irak. Nous maintenons toujours des milliers de soldats dans chacun de ces pays, notre tribut pour avoir mis en place des gouvernements qui ne peuvent pas assurer leur pérennité. Les forces spéciales américaines ont seulement aidé les Irakiens à reprendre Ramadi, ville pour laquelle nous avons déjà combattu, cette fois des mains du groupe État islamique. La dernière fois, c’étaient les Sunnites qui se soulevaient là-bas. En Afghanistan, nous nous battons à nouveau pour conserver des lieux qui seraient autrement tombés entre les mains des Talibans et qui peuvent, en fait, tomber entre leurs mains malgré nos efforts.
Pourquoi faisons-nous cela ? Je pensais que l’argument de Ronald Reagan en 1986, à savoir que si nous ne combattions pas les communistes au Nicaragua, nous aurions à les combattre à Harlingen au Texas, était tout aussi moribond que les charlatans qui nous gouvernaient à cette époque. Est-ce que quelqu’un croit vraiment que si Ramadi en Irak ou Sangin en Afghanistan sont dans des mains « amies » cela fait une différence pour les Américains ? Rien que de poser la question revient à imaginer que le gouvernement Abadi en Irak ou le gouvernement Ghani en Afghanistan seraient des mains « amies », un phantasme de Washington à peu près aussi crédible qu’une publicité de campagne de Ted Cruz ou d’Hillary Clinton.
Je suppose que les efforts de M. Obama pour arriver au bout de son mandat sans voir l’Afghanistan ou l’Irak s’effondrer dans un chaos total, peuvent être mis sur le compte de quelque trouble obsessionnel compulsif ou d’une forme de loyauté de campagne électorale envers son ancienne adversaire démocrate, Hillary Clinton. Cela fait longtemps que nous aurions dû reconnaître que nous avons fait tout ce que nous pouvions en Afghanistan et en Irak, et ramener nos troupes au pays.
Qu’avons-nous fait d’autre ? Nous avons saccagé la Libye. Mouhammar Kadhafi était une vermine égocentrique, même s’il a fini par abandonner son programme nucléaire militaire. Mais ce qui a pris sa place, grâce, pour une bonne part, aux décisions du gouvernement de M. Obama, y compris Mme Clinton, ce sont deux gouvernements, chacun se revendiquant comme « national », et de nombreuses milices locales sans foi ni loi, parmi lesquelles il faut à présent compter l’État islamique. C’est également une migration incontrôlée vers l’Europe.
Pour soutenir l’Arabie Saoudite, notre alliée et notre principale acheteuse d’armes, nous avons aidé à la destruction du Yémen. Les Saoudiens l’ont bombardé jusqu’à le renvoyer à l’âge de pierre et je n’ai pas encore entendu quiconque à la Maison-Blanche ou au Pentagone affirmer qu’il n’y a pas de pilotes américains dans les cockpits saoudiens. Le Yémen était déjà le pays le plus pauvre du Moyen-Orient. Et en France comme le titre Le Figaro de ce jour : Légion d'honneur au prince héritier saoudien : face au tollé, Ayrault se justifie
L’implication des États-Unis dans le conflit yéménite nous a également plongés au cœur du conflit interne à l’Islam entre Sunnites et Chiites. Nous n’avons aucune raison au monde de nous impliquer dans un conflit interne à l’Islam. La raison de notre implication réside dans les promesses de suivi faites par les fabricants d’armes américains après l’achat d’équipement par l’Arabie saoudite. Je ne pense pas que nous leur ayons vendu les épées qu’ils emploient pour couper les têtes des accusés.
Les États-Unis ont, de même, utilisé l’absence de gouvernement en Somalie et la vénalité du gouvernement de Djibouti afin d’établir un avant-poste militaire dans le pays. Dorénavant, il y a des milliers de soldats américains, des bombardiers de combat et une base de drones là-bas, sans aucune raison valable. Cela représente une intervention en Afrique inutile et alimentée par le Pentagone

Nous devrions ramener nos troupes à la maison. Tant que nous ne le ferons pas, il n’y aura aucune paix sur Terre. Ne soyons pas des assassins.
Dan Simpson, ancien ambassadeur des États-Unis, est un éditeur associé de Post-Gazette
Source : Pittsburgh Post-Gazette, le 30 décembre 2015.
Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.