France 2016

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FRANCE 2016

 


Rouguyata Sall dans "Libération" du 20 04 16 Article intitulé : WWF épingle les 25 entreprises françaises qui détériorent le plus les écosystèmes 

"La fondation a examiné l'impact sur les écosystèmes des grandes entreprises françaises. En tête de la liste figurent les géants de la grande distribution. 

La branche française de WWF souhaite «influer sur l’exploitation des matières premières naturelles en agissant sur les chaînes d’approvisionnement». Dans son étude, la branche française de l’ONG a pour ce faire identifié et étudié, depuis 2010, 16 matières premières renouvelables «dont les modes d’exploitation menacent directement ses 35 écorégions prioritaires».

La grande distribution exploite 14 des 16 matières premières sensibles
Les grands noms de la distribution figurent en haut du tableau. Leur présence dans ce triste palmarès est due à «un chiffre d’affaire lié aux achats, à la vente ou la transformation de ces matières premières renouvelables». Carrefour, Auchan, Casino, E. Leclerc, Les Mousquetaires et Système U sont ex-aequo. Ils exploitent tous 14 des 16 matières premières renouvelables concernées : soja, huile de palme, bœuf, crevettes d’élevage et crevettes sauvages, saumon d’élevage, thon, poissons blancs et poissons d’alimentation, produits laitiers, canne à sucre, bois, pâte à papier, et coton. Seuls l’hévéa (caoutchouc naturel) et les biomatériaux échappent à leurs chaînes de transformation.
Sodexo et Elior, leaders français de la restauration collective, les talonnent de peu : hormis le bois, ils utilisent les mêmes matières premières.
9 entreprises du CAC 40 dans la liste des 25

Le bois est logiquement épargné par les entreprises de restauration collective mais on le retrouve parmi les matières premières exploitées par d’autres géants de l’industrie française, notamment les groupes Bolloré (énergie), Adeo (enseignes autour de l’habitat) et les membres du CAC 40, Bouygues (BTP), Vinci (BTP) et Saint-Gobain (matériaux de construction).
Dans le top 25 de WWF France, la liste des entreprises du CAC 40 (principal indice de la bourse de Paris), est complétée par L’Oréal, Danone, Total, Michelin, Carrefour et Sodexo.

Changer la donne avec des matières premières certifiées
WWF France a identifié ces entreprises comme prioritaires pour la transformation des marchés : elles doivent changer au plus vite leurs habitudes d’approvisionnement. L’organisation présente dans son bilan 2014/2015 une solution pour une parties des 16 ressources : choisir des matières premières généralement désignées par des sigles anglophones barbares, mais que l’on peut toutes regrouper sous l’appellation «certifiées» : le bois FSC ; l’huile de palme RSPO ; les poissons MSC et ASC ; le soja RTRS ; le coton BCI et la canne à sucre Bonsucro.
Et surtout, garder en tête que l’être humain consomme en huit mois les ressources naturelles renouvelées par la Terre en une année.

Louis Nadau dans "Le Figaro" du 19 04 16 Article intitulé : Varoufakis encense Macron

" Macron, sauveur de la Grèce? Dans une interview à L'Opinion, l'ancien ministre des Finances grec Yanis Varoufakis, pourfendeur de l'austérité, tresse une couronne de laurier au ministre de l'Économie. «C'était le seul ministre français de l'administration de François Hollande qui semblait comprendre ce qui était en jeu au sein de la zone euro, affirme-t-il. Il a compris combien ce qui arrivait à la Grèce pouvait être catastrophique pour la France.»
Celui que Nuit debout acclamait dimanche place de la République estime partager «la même vision des profonds défauts de la zone euro, de la différence entre productivité et compétitivité» avec le ministre de l'Économie français. «C'est quelqu'un d'honnête et, en ami, il a essayé de jouer les intermédiaires entre nous et la troïka de nos créanciers même si on ne lui a pas permis de jouer ce rôle.» Alors que le mouvement En marche! d'Emmanuel Macron se veut au-delà des partis, Yanis Varoufakis apporte une véritable caution de gauche au jeune ministre: «Cette course à la compétitivité est nuisible pour l'avenir de l'Europe. Emmanuel Macron l'a bien compris, avance-t-il. Nous étions en désaccord en matière de réformes microéconomiques ou sur la libéralisation du marché du travail, mais c'est quelqu'un que je respecte.»
Il est par ailleurs très critique à l'endroit de François Hollande, dont il estime qu'il mérite un «zéro pointé». «Dans les négociations que nous avons menées à Bruxelles, François Hollande était dans la pièce mais il était absent. Il était là pour défendre ses propres intérêts. Je ne critique pas le fait que la France n'était pas de notre côté. Je critique le fait que ses dirigeants n'aient pas su aller au-delà de leurs intérêts nationaux», tacle-t-il. Cela dit l'Allemagne a fait de même, à la différence qu'elle a su faire ce qu'il fallait pour prendre le leadership en emportant la plus totale collaboration des autres pays...hormis celle des Anglais. L'histoire serait-elle appelée à se répéter malgré les évidences ? L'Allemagne, avec ses décisions actuelles, reste le plus grand ennemi de l'Europe de la Paix. Je ne peux qu'espérer que l'histoire me donne tort.

A écouter absolument, si lien ne fonctionne pas allez sur l'article sur le site "Les Echos" : http://www.lesechos.fr/monde/europe/021852282206-varoufakis-tacle-hollande-et-encense-macron-1214917.php

Bertille Bayart dans "Le Figaro" du 19 04 16 Article intitulé : Quand Emmanuel Macron suggère de supprimer l'ISF

" Dans la revue spécialisée Risques le ministre de l'Économie a déclaré «qu'il faut préférer la taxation sur la succession aux impôts de type ISF».
Jusqu'ici, et malgré une campagne de communication intensive, Emmanuel Macron s'est bien gardé de prendre des positions tranchées sur l'ISF (impôt de solidarité sur la fortune). Le sujet est politiquement explosif et justifie donc un effeuillage progressif, devant un public choisi. Et c'est dans la revue Risques- la Bible de la profession de l'assurance - publiée ce mois-ci que le ministre de l'Économie commence à se dévoiler. «Je pense que la fiscalité sur le capital actuelle n'est pas optimale», dit-il, usant d'une formule qu'à Londres, où il était lundi, on qualifierait de bel «understatement». «Si on a une préférence pour le risque face à la rente, ce qui est mon cas, il faut préférer la taxation sur la succession aux impôts de type ISF.»
Le mot est lâché et, en creux, un programme fiscal qui, s'il était explicité, constituerait de la part d'Emmanuel Macron une ultime transgression des tabous de la gauche. Le nouveau leader du mouvement En marche! prolonge en fait le discours du ministre de l'Économie, qui plaide pour faciliter l'investissement en fonds propres dans les entreprises françaises. Mais là où le ministre avait peiné pour assouplir le dispositif ISF-PME au moment du vote de sa loi croissance l'an dernier, là où le membre du gouvernement Valls avait rabroué la «provocation» de Pierre Gattaz, qui réclamait la suppression de l'ISF fin 2014, le politique en construction, «ni de droite ni de gauche», s'autorise plus de liberté. Dans son entretien à Risques, Emmanuel Macron s'en prend ainsi également à l'exit tax, créée en 2011 et durcie en 2014, «qui conduit maintenant les jeunes à créer leur entreprise à l'étranger dès l'origine». «Un drame», lâche-t-il."

Dans "Les crises" du 07 04 16 Article intitulé : Quand-france-2-et-etienne-leenhardt-cherchent-a-paniquer-la-population

Je vous propose de prendre le temps de lire cet article car il ne reflète, malheureusement, que des réalités.

Réalités qui historiquement ont toujours été précédées d'une phase de déstabilisation financière telle que nous la connaissons aujourd'hui.

A lire ICI

Commentaire :

Imaginez que nous, professionnels de la finance, dans la réalité continuions de bâtir des raisonnements financiers sur de simples nombres comptables que l'on sait tous faux et que nous persistons par simple intérêt financier à vendre ces simples nombres pour des chiffres "financiers" réalisés ou réalisables auprès d'épargnants non avertis et non qualifiés ... Epargnants à qui nous donnons pourtant la main en début et fin d'entretien et qui croient avoir une rélation professionnelle basée sur la confiance et l'honnêteté ...  A votre avis, dans ce cas, le "On touche" est-ce simplement une escroquerie "Ponzi" ou tout simplement un "parjure" humain déshumain ? Une des questions que nous devons nous poser, n'est-elle pas "Que vaut réellement notre poignée de main" ?

Vous en doutez ? Ne sommes-nous pas arrivés à un stade où il vaut mieux vendre des produits dérivés qui, s'ils détournent les capitaux du circuit économique dans son ensemble et sont une réelle plaie, sont nettement plus lisibles en terme de risque financier pour le client non averti et de risque juridique pour le vendeur financier que l'investissement direct. Et je n'ai pas abordé les commissions. N'est-ce pas cela le comble de l'ironie ? En fait, le sablier SOCIECOPOFI (SOCIOlogique, ECOnomique, POlitique et FInancier) s'est retourné. De sa crédibilité financière et "moralité" Humaine, il est est passé à sa débilité financière et "moralité" déshumaine.

Si l'on y réfléchit bien, alors que l'épargnant qui entre dans une banque sait que cette dernière a clairement comme objectif de gagner de l'argent sur lui quelque soit les produits et les conseils qui lui seront donnés, en est-il de même dans un rapport avec une personne qui se présente comme un spécialiste de la gestion de patrimoine en terme de compétence, de conseil, d'organisation et de choix d'investissements qui se fait rémunérer pour un conseil indépendant et qui perçoit des commissions sur des produits financiers que ce "professionnel" sait relever de la désinformation ...je vous laisse poursuivre ce raisonnement.

Réfléchissez et ne maudissez pas...Regarder la réalité n'est pas négatif, bien loin de là, cela permet de réagir.

Si l'Avenir est bien dans la continuité de l'existence de ces professionnels, il ne pourra se réaliser qu'à la stricte condition du remplacement des commissions (que l'on sait tous basées sur des mensonges financiers) par une prestation consistant à permettre aux clients de comprendre simplement les réalités et les conditions des performances annoncées et se faisant rendre apte ce dernier à faire ses choix en fonction de ses attentes.

Vous en doutez encore ? Réfléchissez bien, car dans notre "monde" actuel, si les performances sont faussées du fait de l'assimilation de simples chiffres comptables en performances financières vendues comme réalisés ou réalisables (fait reconnu par tous aujourd'hui y compris par les autorités type AMF et autres) est-il encore logique de croire dans tous les raisonnements (bobards) bâtis sur ces nombres comptables transformés par la magie du "Saint Esprit" (par la magie du "Saint Esprit" ou le % de rétro) en performances financières crédibles ? Performances financières bidons qu'il faut étayer en utilisant l'actualité pour leur donner un sentiment de véracité professionnelle.

C'est aujourd'hui que les professionnels vont pouvoir se démarquer des banques à la seule et unique condition qu'ils sortent des schémas actuels de pensée, d'us et coutume et qu'ils en fassent leur réelle PUB sur leurs REELLES DIFFERENCES. Dans l'inverse, ils seront tôt ou tard assimilés à une réalité bancaire ou quasi bancaire via des regroupements qui leur imposeront (de façon light) au départ un comportement...le comportement du groupe. Comportement qui petit à petit évoluera selon la loi darwinienne du plus fort. Fin de la belle aventure de l'indépendance professionnelle et éthique.

Très bon week-end.

 A LIRE TOUT SIPLEMENT PAR CELLES ET CEUX D'ENTRE VOUS QUI S'INTERESSENT A LA GEOPOLITIQUE

Guy Mettan dans "Les Crises" du 31 03 16 Article intitulé : On assiste à la faillite de la puissance intellectuelle de la France

" Guy Mettan est un journaliste et une personnalité politique suisse. Il a été rédacteur en chef de le Tribune de Genève et président de la Croix Rouge Genevoise. Aujourd’hui, il est député PDC (centriste) au Grand Conseil du canton de Genève et directeur du Club suisse de la presse. En 2015, il a publié Russie-Occident, une guerre de mille ans : La russophobie de Charlemagne à la crise ukrainienne aux Éditions des Syrtes.
Guy Mettan, bonjour. Commençons par votre livre. Vous pensez que la russophobie que l’on observe depuis la Deuxième guerre mondiale sert à structurer le patchwork des sociétés occidentales « contre un ennemi commun ». Est-ce là sa seule fonction?
Non, le « contre un ennemi commun » n’est que l’une de ses fonctions. La russophobie, comme je l’explique dans ce livre, est un phénomène qui remonte très loin et qui concerne un large espace géographique. J’ai effectivement voulu en montrer les racines profondes et les manifestations. Elle trouve des formes nouvelles à chaque génération, mais découle d’un substrat qui est, lui, très ancien.
Concrètement, depuis une dizaine d’années, plus la crise de l’Union européenne s’intensifie, plus la russophobie s’accroît. C’est comme si l’UE avait elle aussi besoin de se créer un ennemi pour exister : c’est le sens de cette expression. Cependant, la russophobie n’est absolument pas limitée à l’UE, bien au contraire : elle est encore plus virulente aux États-Unis.
Pensez-vous qu’il y ait réellement une russophobie chez les Européens ou s’agit-il d’une fabrication de la propagande américaine ?
Historiquement, la russophobie n’est pas venue des USA. En France, elle était déjà présente de la fin du XVIIIe siècle au XIXe siècle ; c’est suite à sa défaite face à l’Allemagne en 1870 que la France a renoué avec la Russie pour faire face à la menace de l’Empire allemand.
La russophobie a dès lors émigré en Grande Bretagne. Après les guerres napoléoniennes, elle a servi à justifier le conflit géopolitique entre l’Empire britannique et la Russie en Asie centrale. Elle a ensuite émigré en Allemagne à la fin du XIXème siècle : les Allemands cherchaient en effet à agrandir leur empire à peine unifié et se sont tournés vers les territoires d’Europe de l’Est. C’était la fameuse théorie du Lebensraum, l’espace vital, d’abord mise en place par le IIe Reich et ensuite reprise avec une violence extrême par Hitler. La russophobie est donc avant tout un phénomène européen qui a ensuite  migré aux États-Unis. Une fois la Deuxième Guerre mondiale gagnée grâce à l’apport soviétique – 26 millions de morts dont 13 millions de Russes – les Américains se sont emparés de cette russophobie pour en faire le fondement idéologique de la Guerre froide et justifier leur propre expansionnisme. Les États-Unis, au fond, sont les derniers héritiers de cette longue tradition russophobe.
On constate donc qu’il n’existe pas de russophobie intrinsèquement européenne. Il existe effectivement un conflit, qui remonte selon moi à Charlemagne et au schisme religieux de 1054. Cette vieille division a fait naître une profonde rivalité entre ces deux mondes, qui resurgit aujourd’hui à la faveur de circonstances politiques. Elle relève plus de facteurs politiques que d’une haine inextinguible. Il existe d’ailleurs aussi une forme de russophilie : avant, elle  se situait dans les partis communistes occidentaux. Elle existe encore à gauche, mais de façon plutôt marginale. De nos jours, la russophilie est surtout dans le camp conservateur.
La Russie a toujours généré en Europe des sentiments de forte sympathie et/ou de forte haine. Simplement, ces haines, ces phobies dominent au niveau officiel, celui des chancelleries et des médias, parce qu’elles servent des intérêts politiques. En l’occurrence, elles servent à légitimer l’expansionnisme occidental. Sous prétexte de s’opposer à un supposé expansionnisme russe, on légitime son propre expansionnisme. C’est le rôle de la propagande russophobe. On le voit à propos de la Syrie et plus largement à chaque fois que la Russie s’exprime ou agit : les propos russophobes s’exacerbent, deviennent même violents.
Selon certains analystes américains, la Guerre froide a été la « colle sociale » qui a servi à structurer les USA. Pensez-vous que l’UE réussisse aussi à se forger une identité avec cet ennemi ?
Oui, je crois que la russophobie a deux fonctions. D’une part, elle permet de structurer l’espace géopolitique. C’est l’argument avancé pour justifier les incursions, les agressions, pour ne pas dire les invasions effectuées par l’Occident (appelons-le l’Occident puisque, que ce soit l’UE ou les États-Unis, ce sont deux composantes d’une même réalité géopolitique).
D’autre part, la russophobie permet de façonner politiquement et sociologiquement l’opinion. Elle permet, via une forme de propagande, d’obtenir l’adhésion des opinions populaires à ce programme d’expansion, qui est, osons le dire, un programme impérialiste. Voilà pourquoi la russophobie est si utile et si souvent exploitée par les médias, par les chancelleries et par les Think Tanks qui structurent l’opinion publique en Occident.
Nous allons en venir à la façon dont votre livre a été accueilli. En Suisse dont vous êtes originaire et où vous résidez, il a reçu un bon accueil. Est-ce que cela a été le cas en France ?
En Suisse, cela fait 35 ans que je connais le milieu du journalisme et cela s’est plutôt bien passé. Ajoutons que la Suisse est un pays particulier : nous avons quatre langues, deux religions et quatre cultures. Nous sommes donc habitués à prendre en considération des opinions qui ne sont pas forcément les nôtres. Et, contrairement à la France, nous n’avons pas l’habitude de stigmatiser quelqu’un parce qu’il serait de gauche ou de droite. Pendant les campagnes politiques, tout le monde débat autour d’une même table. En France, si vous êtes estampillé de gauche, il est impossible de débattre avec quelqu’un de droite, et inversement. Nous avons donc une tradition un peu différente. Enfin, en raison de notre neutralité, nous sommes plus habitués à écouter des points de vue qui ne sont pas ceux de la majorité.
En France, mon livre a été bien reçu par le public. Il se vend bien mais son succès repose sur le bouche-à-oreille. Les médias français m’ont tous boycotté.
 Pensez-vous que la censure dont vous avez fait l’objet était orchestrée ?
Non, je ne pense pas que ce soit orchestré. Cela relève de la tendance générale : les médias de gauche ou de droite, en tous cas sur la Russie, disent tous à peu près la même chose. On ignore donc simplement une opinion divergente parce qu’elle ne rentre pas dans le cadre. Fait curieux, même le Monde Diplomatique, qui est pourtant beaucoup plus ouvert à d’autres points de vue, notamment de pays émergents ou de pays du Sud, et qui est le moins russophobe des médias français, n’a pas publié de critique. J’ai pu faire paraître une opinion dans Libération, grâce à un ami. Aucun autre passage dans les médias, qu’ils soient écrits ou audiovisuels.
En revanche, et c’est un point intéressant, plus on s’éloigne de la France et des États-Unis, meilleur est l’accueil. Les Italiens, les Chinois vont traduire et éditer le livre d’ici la fin de l’année. La Russie aussi, cela va de soi.
Ce n’est pas surprenant puisque la russophobie est un phénomène exclusivement européen et américain. En Amérique latine, en Afrique, en Asie, même au Japon malgré les deux guerres qui ont opposé Russie et Japon, les réactions russophobes sont absentes.
Pensez-vous que la censure de l’UE, et des médias mainstream occidentaux en général, soit la marque d’une faiblesse ? Quand on n’accepte pas d’écouter un dissident, est-ce parce qu’on a une position fragile et qu’on est mal à l’aise ?
Certainement. La Russie met le doigt sur nos propres insuffisances en matière de politique étrangère. Elle les dévoile aux opinions politiques occidentales qui ont été largement endormies par la propagande, qui parlait d’ « expansion de démocratie », de « lutte pour les droits de l’homme », etc. Mais ces raisons d’intervenir ne servaient en réalité qu’à masquer des intérêts purement économiques et géopolitiques. La Russie révèle cette vérité dérangeante aux franges les plus lucides de l’opinion occidentale.
C’est exactement ce qui se passe aussi avec la Syrie. Pendant des années, on nous a vendu les rebelles syriens comme des « combattants de la liberté ». C’est ainsi qu’on les nommait en 2011. Ensuite, on les appelait « djihadistes », « combattants de la foi », ce qui est encore une dénomination politique. Jusqu’à ce qu’enfin, on se rende compte que ces gens étaient des purs terroristes. Il a fallu deux attaques à Paris, celle de Charlie Hebdo et celle du 13 novembre pour que les Français se rendent compte qu’on avait affaire à des terroristes purs et durs, et aucunement à des « combattants de la liberté » comme on nous l’avait seriné pendant des années. Les Russes l’avaient dit bien avant et leur intervention l’a démontré.
Pensez-vous que dans l’UE, c’est l’amplification de ce malaise qui engendre une surenchère dans la russophobie allant jusqu’à des insultes régulières envers Vladimir Poutine ?
Le malaise, aujourd’hui amplifié, a commencé en 2003, c’est-à-dire au moment où la Russie a voulu récupérer sa souveraineté nationale sur ses ressources, et qui parallèlement s’est opposée à l’invasion de l’Irak par les États-Unis. Entre 2001 et 2003, après les attentats du 11 Septembre, la Russie et les États-Unis s’entendaient très bien. Poutine avait même offert ses bons services à Bush dans sa lutte contre l’islamisme.
Début 2003, vint l’affaire Khodorkovski : le président russe s’est opposé à la mainmise des Américains sur le pétrole russe. Kodorkovski a été mis en prison parce qu’il cédait tous les actifs russes de Ioukos aux Américains pour une bouchée de pain, et qu’il voulait se présenter aux élections afin d’être élu président et devenir le relais de la politique américaine en Russie. Ensuite, à l’automne 2003, la Russie s’est opposée à l’invasion de l’Irak. Ces deux événements ont suscité une recrudescence de la propagande anti-russe dans les médias occidentaux.
Puis vint l’affaire de la Géorgie, en 2008. Alors même que c’était le président Saakachvili qui avait attaqué les forces russes en Ossétie, on a vu la propagande occidentale affirmer le contraire. Encore aujourd’hui, bien qu’un rapport accessible à tous sur le site du Conseil de l’Europe démontre que c’est bien la Géorgie qui avait attaqué, les journaux continuent à diffuser la fausse version.
Les propos hostiles à la politique de la Russie ont ensuite été alimentés par l’Ukraine. On sait maintenant que la révolution du Maïdan a été largement fomentée, comme l’a dit Victoria Nuland, Secrétaire d’État américaine adjointe, par l’investissement dans des ONG de 5 milliards de dollars destinés à renverser le gouvernement Ianoukovitch. Bien sûr, le peuple ukrainien était excédé par la corruption ambiante, mais nous avons attisé ce mouvement et nous avons profité de cette frustration populaire pour mener à bien un coup d’État qui n’était pas du tout le changement voulu par le peuple. Et deux ans plus tard, le gouvernement mis en place avec Iatseniouk apparaît tout aussi corrompu que le précédent.
Mais par le biais de cette révolution vampirisée par des oligarques pro-occidentaux, l’Ukraine a basculé dans le camp occidental, réalisant un rêve américain vieux de 50 ans. Brzezinski écrivait noir sur blanc : « l’Amérique doit absolument s’emparer de l’Ukraine, parce que l’Ukraine est le pivot de la puissance russe en Europe. Une fois l’Ukraine séparée de la Russie, la Russie n’est plus une menace ». C’est ce programme qui a été réalisé en 2014. On s’en apercevra avec éclat, mais dans dix ou quinze ans, quand la vérité commencera à sortir peu à peu. Comme pour le début de la guerre du Vietnam et l’incident du golfe du Tonkin, la vérité finira par émerger, mais seulement quand elle sera devenue indolore et surtout, irréversible.
Revenons aux médias. Quand on observe le paysage médiatique américain, on y constate un pluralisme beaucoup plus marqué que chez nous. Là-bas, il va de la droite dure neocon de Fox News jusqu’à des publications de gauche grand public comme Salon.com et à des voix radicales, des journalistes très engagés contre le système qui ne sont absolument pas des marginaux, comme par exemple Glenn Greenwald. On a même eu récemment une tribune du neveu du président Kennedy contre la politique étrangère américaine. Pourquoi la France, et même l’Union Européenne, sont-elles plus royalistes que le roi anglo-saxon et pourquoi tente-t-on à ce point d’étouffer le débat d’idées ici ?
Pour moi qui suis francophone, qui ai passé mon bac en France, qui vis constamment aux coté de Français, c’est une immense déception et un grand mystère. Comme vous l’avez dit, si les médias dominants aux États-Unis sont totalement anti-russes, il existe aux États-Unis des médias marginaux ou des voix marginales qu’on peut entendre. Il y a beaucoup de recherches universitaires, même dans de petites universités, qui dénoncent ces manipulations, cette mainmise des médias mainstreams sur l’opinion générale.
Il existe même des publications d’universités aussi célèbres que Princeton contre le système américaniste…
Oui. Ces voix sont marginales, certes, au sein des publications générales des universités, mais elles existent toutes. Mon livre ne cite d’ailleurs que des sources américaines, anglaises ou européennes. En Allemagne aussi on peut trouver ces voix-là, même si elles sont périphériques. En revanche en France, c’est totalement exclu. Pour moi, c’est une immense déception, parce que cela marque l’abdication des grands intellectuels français.
La France, depuis le XVIIIe siècle, a toujours été un phare intellectuel pour le monde. Elle a un peu perdu de sa puissance politique mais elle était restée, jusqu’au début des années 90, disons une grande puissance intellectuelle ; maintenant on assiste à sa faillite.
Aujourd’hui, les intellectuels sont tous complètement alignés dans une sorte d’unanimisme. Ils expriment une vision du monde totalement sectaire qui prétend s’appuyer sur le culte des droits de l’homme, de la démocratie, de l’humanisme et qui, de fait, se révèle être une manière d’instrumentaliser l’esprit des Lumières et des droits de l’homme pour le mettre au service de causes et d’intérêts totalement médiocres. Pour vendre des armes à l’Arabie Saoudite, on est capables de diaboliser Poutine et de ne pas dire un mot sur ce qui se passe en Arabie saoudite, où c’est cent fois pire que tout ce que l’on peut voir et que l’on pourrait critiquer en Russie. C’est pareil pour la Turquie.
Pour l’observateur que je suis, cet aveuglement paraît absolument incompréhensible. Cette espèce de subjugation intellectuelle représente une démission intellectuelle face aux États-Unis et aux Anglo-saxons ou tout du moins, face à une partie de l’establishment intellectuel anglo-saxon.
Cet aveuglement des intellectuels fait écho à un aveuglement politique. Si en février 2014, la France  avait joué le rôle que l’on attendait d’elle dans la crise ukrainienne, elle se serait précipitée à Moscou pour exiger le respect de l’accord qui avait été signé le 21 février 2014 par Laurent Fabius, Steinmeyer et d’autres. Ianoukovitch aussi l’avait signé. Alors la guerre civile aurait été évitée. La Crimée, le Donbass seraient toujours ukrainiens. Poutine serait sorti de ce guêpier en sauvant la face, la tête haute, ce qui est toujours important en politique. Même chose en Syrie : s’obstiner à vouloir absolument faire du renversement d’Assad un préalable à toute négociation est politiquement suicidaire.
On assiste à un alignement total de la France sur les États-Unis, une démission, une capitulation. S’il s’agissait d’un rapport de force, on pourrait comprendre. Mais vu de l’extérieur, sur le plan intellectuel, qu’aucun journaliste français ne conteste cette position est incompréhensible.
Une dernière question : récemment, pour alimenter l’hystérie, les médias ont mis en avant des opposants à Poutine qui ne sont tout bonnement pas crédibles, comme Garry Kasparov. La montée dans l’hystérie est-elle une bonne stratégie de propagande ? Cela a-t-il un impact efficace sur les foules ?
J’ai reçu Kasparov. Dans la presse que je dirige, je donne la parole à Poutine, aux opposants, je donne la parole à tout le monde parce que justement, j’estime que c’est une règle de base du journalisme intellectuellement honnête. Ce qui ne veut pas dire que l’on doive adhérer à tout ce qui est dit, mais quand on fait ce travail, on est d’autant plus autorisé à émettre sa propre opinion que l’on donne aussi à l’opinion publique les moyens de juger.
Pour répondre à votre question, il est vrai que l’hystérisation peut être efficace. On l’a vu pendant les années 30, où l’on avait affaire à un hystérique qui a réussi à captiver les foules, à les drainer. L’hystérie peut être un moyen de communication redoutable. Quand la conscience collective est anesthésiée, elle finit par adhérer aux discours les plus extrémistes.
C’est un sujet de préoccupation grave pour les vrais démocrates. Un vrai démocrate ne peut pas accepter qu’un homme politique s’exprime de façon hystérique. Face à une société éveillée, lucide, critique, informée, le danger de l’hystérie est faible ; en revanche, quand l’opinion est en permanence bombardée par de la propagande, elle commence à y adhérer, et l’hystérie l’emporte. Ce point devrait mobiliser une attention toute particulière de la part des démocrates.
Interview réalisée par Corinne Roussel pour www.les-crises.fr

Michel Raimbaud dans "Les-crises.fr" du 20 03 16 Article intitulé : Michel Raimbaud contre les Etats voyous et les grandes voyoucraties

Michel Raimbaud, un ancien ambassadeur de France s’inscrivant dans la tradition de notre diplomatie gaullienne non collabo, nous a paru intéressant à faire connaître dans la situation actuelle.


" On le savait déjà, il y a désormais deux camps dans la communauté des nations : celui du droit international œuvrant en faveur d’un nouvel ordre mondial multipolaire en gestation, et celui de l’hypocrisie et de l’arrogance qui cherche à préserver son hégémonie en installant le chaos partout où il rencontre de la résistance.
L’univers arabe et musulman et ses abords d’Afrique, d’Asie ou d’Europe sont le lieu d’une entreprise de destruction et d’asservissement conduite conjointement par l’empire atlantiste sous haute influence israélienne et ses clients islamistes radicaux. La Syrie est devenue le centre de gravité et l’enjeu d’une guerre inédite et perverse, mais aussi, pour ses promoteurs criminels, une cible emblématique.
La « mère de la civilisation », qui combat en première ligne les terroristes sauvages du soi-disant « Etat Islamique » et du front Al Nosra/al Qaida, est donc présentée comme « l’Etat voyou » par excellence par ceux-là mêmes qui financent, arment et soutiennent le gangstérisme sanglant des djihadistes. Dans nos « grandes démocraties », l’inversion des rôles est devenu si naturel que nul ne songe plus à s’en offusquer : c’est la base même du « false flag », omniprésent dans la narrative atlantiste.
L’Assemblée Générale des Nations Unies a consacré la journée du lundi 28 septembre dernier à la Syrie. Les puissants de ce monde ont utilisé cette tribune pour réaffirmer leurs positions sur l’interminable conflit. A la lumière des déclarations, il n’y a pas photo.
Obama dénonce la logique (russe) consistant à soutenir un « tyran » sous prétexte que l’alternative « serait pire ». Le tyran, c’est Bachar Al Assad, qui « massacre des enfants innocents ». Kerry, colombe repentie, précise : « Après tant de sang versé et de carnages, il ne peut y avoir un retour au statu quo d’avant la guerre ».
Le Nobel de la Paix ne manque pas d’air : s’il a peut-être apaisé les relations avec Cuba et anesthésié jusqu’à sa fin de mandat le dossier nucléaire iranien, s’il a renoncé aux « frappes punitives » en Syrie en raison de ses réticences et/ou devant la détermination de l’adversaire, il a allumé ou entretenu au moins autant de conflits que George Debeliou et il est à la tête d’un Etat responsable de la mort de millions d’enfants et d’adultes, de la destruction d’Etats et de sociétés entières, de dizaines de millions de vies brisées, sans même remonter aux centaines de milliers de victimes d’Hiroshima et Nagasaki.
Heureuse Amérique, bienheureuses « grandes démocraties », toujours sûres de leurs valeurs, plus souvent boursières que morales !

Il faut le répéter, il n’appartient pas aux maîtres occidentaux, à Erdogan l’apprenti calife, ou aux potentats pétroliers, de prescrire l’avenir de la Syrie après l’avoir détruite : c’est au peuple syrien et à lui seul d’en décider, sans ingérence étrangère. C’est ce principe de souveraineté que rappelle le Président chinois, Xi Jin Ping, clamant haut et fort que l’ère unipolaire est révolue et que le monde est désormais multipolaire.
Vladimir Poutine se place lui aussi dans le cadre de la légalité internationale et soutient l’Etat syrien et son gouvernement, ainsi que « les forces armées du président Al Assad qui sont les seules à combattre réellement l’Etat Islamique”. Il propose une « large coalition antiterroriste » en Syrie et en Irak, dans laquelle les pays arabes « joueraient un rôle clé » et qui devrait inclure le gouvernement syrien et l’Iran, son allié. Il
Les décisions du Président russe suscitent la colère des Occidentaux, qui ont refusé la résolution déposée au Conseil de Sécurité par le Kremlin. Ils sont agacés par la référence appuyée à un droit international qu’eux-mêmes traitent avec légèreté.
Pour perpétuer leur hégémonie, les dirigeants atlantistes avancent à l’ombre des faux drapeaux de la démocratie, de la justice, de la morale et du droit. Ils diabolisent les pays qui font obstacle à leurs ambitions en les reléguant dans la géhenne des Etats « préoccupants » ayant vocation à être dépecés en entités « démocratiques » à la mode de l’Oncle Sam : en bref, les « Etats voyous ». Ce concept a joué un rôle essentiel dans la stratégie américaine plusieurs décennies durant, et c’est en jouant de cet épouvantail que les Etats-Unis, encourageant leurs alliés à faire de même, ont violé et violent systématiquement le droit international.
Ce droit est fondé sur la Charte des Nations-Unies qui, dans son article 51, attribue au seul Conseil de Sécurité le pouvoir de prendre les mesures adéquates qu’il juge nécessaires au maintien de la paix et de la sécurité internationales « une fois constatée l’existence d’une menace contre la paix, d’une rupture de la paix ou d’un acte d’agression (…) ».
Mais les néocons de Washington se moquent de la légalité onusienne. Seules comptent « les menaces contre nos intérêts », qui sont le fait des « Etats voyous »et rendent nécessaires « des interventions militaires directes » et « le maintien de forces de projection considérables », particulièrement en direction du Proche-Orient. Pour ces faucons, le fondement du droit n’est pas la Charte de l’ONU, mais la Constitution américaine.
Selon Noam Chomski, « ce mépris de la primauté du droit est profondément enraciné dans la culture et les pratiques américaines ». Infiltrés au sein du « pouvoir profond », les néocons vont répandre chez les alliés occidentaux une idéologie dont le fondement reste simple : même si la guerre froide est terminée, les Etats-Unis conservent la responsabilité de protéger le monde face aux « Etats voyous ». En août 1990, Washington et Londres décrètent que l’Irak en est un, et ce ne sera que l’un des premiers d’une longue liste…
Une étude commandée en 1995 par le Strategic Command pose les « principes de base de la dissuasion dans l’après-guerre froide » : depuis que les Etats-Unis ont « remplacé l’Union soviétique par les Etats dits “voyous” », ils doivent projeter une image « irrationnelle et vindicative d’eux-mêmes », « certains éléments » du gouvernement apparaissant « comme potentiellement fous, impossibles à contrôler ». C’est une reprise de la « théorie du fou » de Nixon qui jugeait souhaitable que l’Amérique soit dirigée par « des cinglés au comportement imprévisible, disposant d’une énorme capacité de destruction, afin de créer ou renforcer les craintes des adversaires ».
Cette prose délirante justifie en quelque sorte la transformation des « grandes démocraties » en « voyoucraties », respectant les trois critères qui, selon l’un des « nouveaux historiens » israéliens, Avraham Shlaim, professeur émérite à Oxford, définissent l’Etat voyou, le « rogue state » des anglo-saxons :
    •    Violer régulièrement la légalité internationale,
    •    Détenir des armes de destruction massive,
    •    Utiliser le terrorisme pour terroriser les populations civiles.
C’est ainsi que Robert McNamara, ex-secrétaire américain à la défense (de 1961 à 1968), estime en juin 2000 (The International Herald Tribune) que les Etats-Unis sont devenus un « Etat voyou ». Noam Chomski fera de même au début des funestes « printemps arabes », constatant que son pays « se place au-dessus du droit international ».
A l’heure où le Grand-Moyen Orient est ravagé par l’extrémisme islamiste, patronné par les Occidentaux et leurs affidés régionaux, le débat sur l’éthique dans les relations internationales est pipé. Le conflit n’est plus entre un monde « libre »et un monde « totalitaire », mais entre les partisans du droit international et du respect mutuel entre nations et ceux qui se comportent en Etats voyous, guidés par la « théorie du fou » et la stratégie du « chaos innovateur ».
Conviction réelle pour les uns, leurre pour les autres, la référence au droit international n’a pas la même valeur pour les deux camps : les prêcheurs de guerre jouent avec l’idée d’un conflit mondial qui assurerait leur triomphe… sauf si l’équilibre militaire des forces rend leur victoire trop incertaine.
La Russie vient donc de bouleverser la donne en proposant sa « grande coalition » et en se lançant dans une lutte globale contre les terroristes, conformément aux résolutions du Conseil de Sécurité et à la demande du gouvernement de Damas, tout en recherchant une solution politique entre Syriens, en application de l’accord de Genève. C’est un pavé dans la mare où depuis un an s’ébat presque seule la coalition US, dont les frappes homéopathiques détruisent la Syrie sans beaucoup nuire aux terroristes de Da’ech. C’est un pas important en direction de la paix, conforme au droit international. Les Européens saisiront-ils la perche ?
On l’a entendu à la tribune onusienne, le représentant du « pays des lumières », François Hollande, est plongé tout entier dans ses menées obscures et nourrit une obsession pathologique qui a nom Bachar, lequel doit être « neutralisé » et exclu de toute transition politique : « On ne peut faire travailler ensemble victimes et bourreau. Assad est à l’origine du problème : il ne peut pas faire partie de la solution ».
Droit dans ses bottes tordues, le grand chef de guerre fait valoir qu’il n’est pas seul sur cette position intenable : « Barack Obama s’y refuse, d’autres dirigeants (on sait lesquels – NDLR) s’y refusent. Les Russes doivent en tirer les conséquences », conclut-il, impérial. Prend-on des gants avec le chef d’un « Etat-voyou » quand on est soi-même aussi populaire ?

Mou face aux problèmes de l’Hexagone, Hollande aura fait preuve d’un activisme forcené face à des affaires qui ne le regardent pas, le conflit de Syrie par exemple, où la France a déjà un bilan accablant : mauvaise évaluation de la solidité de l’État syrien, de la crédibilité de l’opposition offshore, appui inacceptable à la rébellion armée débouchant sur la couverture du terrorisme, obsession de « neutraliser »Bachar Al Assad, volonté manifeste de casser la Syrie rebelle et acharnement dans la destruction de son identité.
Qu’on le veuille ou non, notre pays est partie prenante dans l’entreprise criminelle et prédatrice de ses alliés atlantistes, de ses amis turcs, saoudiens et qataris et des mercenaires qu’ils instrumentalisent. Il est coresponsable du résultat : des millions de réfugiés, déplacés, sinistrés, morts et blessés, des millions de familles dispersées, de vies brisées, le démantèlement du patrimoine, des infrastructures, des entreprises…
Il aura aussi fait preuve d’une approche très floue de la légalité internationale et d’un certain déficit de cartésianisme, les terroristes étant traités en ennemis au Mali et « faisant du bon boulot » en Syrie.

Dans les grands dossiers de ce début de millénaire – la glissade du Moyen-Orient vers le chaos, la déstabilisation de l’ex-glacis soviétique grâce à la sollicitude de l’Occident – la France est affaiblie comme jamais et a perdu sa crédibilité, car elle est en divorce avec les acteurs qui comptent. Son hypocrite diplomatie compassionnelle lui attire le mépris. Les écarts de langage font le reste. Des voix de plus en plus nombreuses s’élèvent pour réclamer le départ de Fabius, condition nécessaire mais non suffisante pour se refaire une virginité.
Fabius et Hollande étant ce qu’ils sont, on peut craindre que la France tarde à coopérer avec la Russie, l’Iran et la Syrie pour rétablir une paix juste et durable, dans le cadre d’un ordre mondial nouveau. Mais notre pays devra bien sortir de la triple impasse dans laquelle il s’est enfermé : l’entêtement à rester internationalement hors-la-loi devra céder la place à une politique plus décente et moins destructrice. En d’autres termes, il s’agira de reprendre son rôle traditionnel de faiseur de paix là faut pas exagérer et idéaliser et non pas de fauteur de guerre.
Les citoyens des « grandes démocraties » finiront-ils par s’inquiéter de la dérive « voyoucratique » de leurs élites dirigeantes qui fait peu à peu de l’Occident arrogant une minorité honnie et haïe par le reste de la planète ? Comme on dit : ça urge.'

Guillaume Maujean, ancien Ambassadeur de France, dans "Les Crises" du 12 03 16 Article intitulé : “Le pire ministre des Affaires étrangères a déguerpi” : hommage de l’Ambassadeur Michel Raimbaud à Laurent Fabius

« Le départ d’un ministre aussi étranger aux Affaires étrangères, qui ne se réveillait qu’au nom de Bachar al-Assad, ne fera guère pleurer que lui-même et ses complices », écrit cet éminent diplomate élevé dans la haute tradition gaulliste.
Le pire ministre des Affaires étrangères jamais offert à la France [Laurent Fabius] a déguerpi. Il laisse derrière lui une diplomatie ruinée, décrédibilisée et démoralisée : seraient-ils les meilleurs de la planète, nos diplomates ne peuvent faire de miracles lorsqu’ils sont amenés à ne défendre que des dossiers indéfendables, qui les placent systématiquement du mauvais côté de l’Histoire. C’est là que le bât blesse.
Si le pire n’est jamais sûr, le meilleur l’est encore moins
Le départ d’un ministre aussi étranger aux Affaires étrangères, qui ne se réveillait qu’au nom de Bachar al-Assad, ne fera guère pleurer que lui-même et ses complices. Mais les optimistes inoxydables, inondés d’espoir l’espace d’un adieu, devraient se méfier : si le pire n’est jamais sûr, le meilleur l’est encore moins.
Le partant était un pilier du « groupe des Amis de la Syrie », dont la liste des États membres illustrait alors parfaitement la sentence bien connue : avec de tels amis, plus besoin de se chercher des ennemis. Reprenant le flambeau brandi par la France lors du rezzou de l’Otan sur la Libye, Fabius a tout fait pour propulser notre pays à l’avant-garde des va-t-en guerre de la vertueuse « communauté internationale ». N’est-ce pas lui qui, mi-dépité mi-gourmand, estimait en juillet 2012 qu’il « reste encore quelques renforcements possibles en matière de sanctions », insistant pour que la Grèce cesse d’importer du phosphate syrien ?
Le club Elisabeth Arden (Washington, Londres, Paris), qui prétend depuis un quart de siècle incarner la « communauté internationale », s’est transformé au fil des dernières années en un directoire de pères fouettards ayant pour inspirateurs les néoconservateurs de « l’État profond » des pays d’Occident et d’ailleurs, et pour alliés privilégiés les régimes moyen-orientaux les plus portés sur la flagellation. En 2011, après l’Irak, le Soudan, l’Afghanistan, la Somalie, la Palestine, la Yougoslavie, l’Iran ou l’Ukraine et quelques autres, nos pères fouettards, pourtant bien absorbés par leur tâche du moment, vont réserver à la Syrie un traitement de choix. C’est ainsi que les sanctions vont pleuvoir en giboulées dès les premiers beaux jours.
En juillet 2012 (on taira par décence le nom du journal et ceux des journalistes), une vidéo apparaît sur le net avec un titre en forme de question qui tue : « À quoi servent les sanctions contre la Syrie ?» Celle-ci, note le commentaire écrit, « fait depuis plus d’un an l’objet de mesures de rétorsion de la part de la communauté internationale, avec un succès mitigé ». Il faut « punir et étouffer économiquement le régime de Bachar al-Assad, qui réprime dans le sang ses opposants : tel est l’objectif ». On n’aura pas fini d’entendre cette rengaine.
Notre vidéo précise que, le 23 juillet 2012, l’Union européenne a adopté un nouveau train de sanctions, pour la 17ème fois en un an (sic). Elle rappelle que les États-Unis, le Canada, l’Australie, la Suisse, la Turquie et la Ligue arabe (kidnappée par le Qatar et les régimes du Golfe) ont pris des mesures équivalentes.
Traitement de choc infligé à la Syrie
Sans dresser une liste interminable des sanctions imposées, renouvelées et renforcées les années suivantes, il n’est pas inutile de rappeler au passage, à l’attention des distraits, des ignorants ou des bonnes consciences, le script général du chef-d’œuvre des dirigeants occidentaux et de leurs bureaucraties sadiques :
1/ D’abord viennent les sanctions classiques « de mise en situation » par le Conseil de Sécurité, prises en mai 2011 :
Les premières mesures prises par l’Union européenne concernent la mise au ban (refus de délivrer des visas) et le gel des avoirs de 150 personnalités du « régime syrien ».
Par ailleurs, une cinquantaine de sociétés « soutenant le régime » sont soumises à boycott dont cinq organismes militaires, conformément à l’embargo adopté « sur les exportations d’armes et de matériel susceptible d’être utilisé à des fins de répression ». Il est ainsi interdit d’exporter vers la Syrie des équipements, des technologies ou des logiciels destinés à surveiller ou intercepter des communications sur Internet ou les téléphones.
2/ Le 10 août 2011, le gouvernement US prend des sanctions économiques contre les sociétés de télécommunication syriennes et les banques liées à Damas, empêchant les citoyens états-uniens de mener des affaires avec la Banque commerciale de Syrie, la Banque syrienne libanaise commerciale ou Syriatel. Les avoirs de ces sociétés aux États-Unis sont gelés, autant dire volés. Hillary Clinton annonce dans la foulée un embargo total sur les importations de pétrole et de produits pétroliers en provenance de Syrie.
Imitant aussitôt ses maîtres, l’Union européenne décide de plusieurs trains de sanctions supplémentaires, y compris un embargo sur le pétrole. La dernière salve visera à réduire les échanges commerciaux afin de finir d’asphyxier l’économie du pays.
3/ Viendront ensuite les sanctions diplomatiques (rappel des ambassadeurs en consultation) décidées dès l’automne 2011, après le double véto russo-chinois sur le projet de résolution islamo-occidental visant à provoquer en Syrie un processus à la libyenne. Les États-Unis ayant rappelé de Damas leur ambassadeur du troisième type, plusieurs États de l’Union européenne rappellent les leurs.
 Juppé rappellera le sien une première fois le 17 novembre 2011 : « erreur fatale » pour le ministre ordinateur. Après un faux retour, ce sera le départ définitif en février 2012. Nommé en mai 2012, Fabius fera encore mieux : à peine intronisé, il expulsera l’ambassadrice de Syrie à Paris, ayant oublié que cette dernière est également représentante auprès de l’Unesco et qu’il ne peut la contraindre au départ.
4/ En 2012, ce sera la fermeture de la compagnie aérienne « Syrianair » à Paris, puis l’interdiction de toute liaison aérienne entre la France et la Syrie et, plus généralement, entre les capitales européennes et Damas. Etc…
Les parrains des terroristes
Hélas, se lamentent des experts pleins d’onction et de componction, tout le monde n’est pas d’accord pour mettre en place un embargo, ce qui en limite la portée. La belle unanimité qui, de 1991 à 2011, a rassemblé les cinq Permanents du Conseil de sécurité autour des trois Occidentaux n’existe plus et c’est un élément déterminant qui permet de briser l’arrogance et la toute-puissance des puissances atlantiques. Des doigts accusateurs pointent « certains pays qui ne jouent pas le jeu ? (sic). Mais est-ce bien un jeu ? La Russie et la Chine soutiennent le gouvernement et l’État syriens : ils seront priés de « rejoindre la communauté internationale » (sic). La Syrie peut également compter sur l’aide multiforme de son allié, l’Iran, mais celui-ci est déjà sous lourdes sanctions. D’autres pays, comme le Brésil, ne soutiennent pas les Occidentaux ? En outre, certains États traînent les pieds au sein de l’Union européenne, et les accrocs aux engagements pris contre Damas se multiplient.
Ce blocus qui asphyxie progressivement la Syrie est certes difficile à mettre en œuvre, mais que nos perfectionnistes se consolent : il est indéniable que les résultats escomptés sont là. Après cinq années de sanctions et d’acharnement collectif, le peuple syrien est épuisé et vit dans des conditions terrifiantes. Nos grands dirigeants, si bons et si pudiques, ne connaissent-ils pas la vérité, non pas celle de leurs protégés émigrés qui vivent au chaud ou au frais à l’ombre de leurs protecteurs, mais la vérité des habitants qui ont tenu bon dans leur pays. Loin du paradis de la révolution auquel les premiers feignent de croire, loin du paradis auquel aspirent les djihadistes démocratiques et les terroristes modérés, c’est un enfer que vivent les Syriens de la Syrie réelle, un enfer qu’ils doivent au fanatisme de leurs « libérateurs » et de leurs alliés turcs ou arabes ainsi qu’au sadisme de l’« Axe du Bien », parrain des terroristes et grand déverseur de punitions devant l’éternel.
Les sanctions sont parvenues à détruire un pays qui était plutôt prospère, quasiment sans endettement, autosuffisant pour l’essentiel de ses besoins et globalement bien parti. Elles ont fini par entamer le tissu national syrien, soudé par une tolérance « laïque » assez exemplaire, sans réussir toutefois à le déstructurer. Le but de ce politicide était (et reste toujours) de démoraliser les populations, en les amenant à perdre confiance dans la légitimité de leur État, de leur gouvernement, de leurs dirigeants, de leurs institutions, de leur armée, tout en leur donnant l’illusion que l’Occident est heureusement là pour les « sauver du tyran qui les massacre » et accueillir en son sein les réfugiés et les transfuges.
Des sanctions pour mater un peuple résistant
Le terrible bilan enregistré en Iraq —un million et demi de morts, dont 500 000 enfants— est là pour rappeler que les sanctions sont une arme de destruction massive, utilisée avec un total cynisme par les « maîtres du monde ». Pour Madeleine Albright évoquant sans doute des « dégâts collatéraux », « cela en valait la peine ». On voit le résultat.
En Syrie, les « punitions » occidentales ne sont pas mieux intentionnées. Elles visent à mater un peuple résistant et à le forcer à accepter la fatalité d’un changement de régime, ou bien à l’amener à fuir ou à déserter… Quitte à saigner le pays de sa jeunesse déjà formée, de ses cadres aspirant à vivre mieux dans un climat de paix… Quitte à faire de ces réfugiés un peuple de mendiants, à la merci des trafiquants de toutes spécialités : en témoignent ces femmes et enfants installés la nuit au coin des boulevards parisiens par des équipes inquiétantes.
Depuis cinq ans, nos politiciens combinards, nos journalistes complaisants, nos intellectuels perdus ou dévoyés participent, à quelques exceptions près, à l’énorme conspiration du mensonge qui fait passer la Syrie souveraine et légale pour usurpatrice et massacreuse, et ses agresseurs et leurs parrains, orientaux ou occidentaux, pour des libérateurs révolutionnaires. Outre l’horreur et l’effroi que soulèvent les images de cette guerre sauvage, comment ne pas avoir la nausée devant l’aveuglement, volontaire ou non, de nos élites qui préfèrent donner du crédit aux mensonges de leurs alliés et protégés criminels plutôt qu’aux témoignages innombrables des victimes qui désignent sans ambigüité leurs bourreaux ? Comment ne pas avoir la nausée devant cette complicité assumée, à peine camouflée par une omerta systématique ? Comment enfin ne pas frémir devant cet aplomb et cette bonne conscience bétonnée de nos faiseurs d’opinion ?
Maintenant, il faut lever les sanctions criminelles et scélérates
La solution ne consiste pas à accueillir en Europe les réfugiés que l’on a d’une façon ou d’une autre créés en alimentant la guerre universelle d’agression et le djihad en Syrie. Il faut lever immédiatement, sans délai et sans conditions, les sanctions qui sont destinées à briser tout un peuple. Il faut mettre fin à la guerre et non en décupler l’impact par les moyens minables, sournois et iniques que sont les sanctions à la mode occidentale.
Il faut rendre justice à ce peuple martyrisé et humilié. Et la plus élémentaire des justices, la première, est de ne plus couvrir d’un voile de vertu les criminels féroces qui cherchent à détruire au nom de l’intolérance la Syrie tolérante. Elle implique également de ne plus cautionner les impudeurs des maîtres fouettards qui punissent en toute impunité avec la morgue des arrogants. Assez de mensonges, assez d’hypocrisie, assez de leçons.
Répétons-le, il faut lever les sanctions criminelles et scélérates qui tuent la Syrie et son peuple. Ni dans un mois, ni dans un an, mais maintenant. Ce n’est pas une question de diplomatie, c’est une affaire d’honneur, et la France s’honorerait en prononçant, pour sa part et à titre national, la levée des sanctions.
Michel Raimbaud, article initialement publié sous le titre de « Le mensonge, la nausée et les sanctions ». M.Raimbaud est l’ancien Ambassadeur de France en Mauritanie, au Soudan et au Zimbabwe. Ancien directeur de l’Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides. Professeur au Centre d’études diplomatiques et stratégiques (CEDS).
Source : Tunisie-secret, Michel Rimbaud, 28-02-2016,

Commentaire : Professeur au CEDS. Tout est dit. Ayant eu le privilège de suivre un cursus au CEDS, je reconnais la "pate" libre et structurée du travail de professionnels et intellectuels libres et indépendants. Professionnels et intellectuels libres et indépendants qui se placent volontairement en dehors de tout mode de pensée aux effets systémiques aussi destructeurs que bénéfiques en termes professionnel et financier pour les "taiseux". "Taiseux", corrompus, incompétents ou tout simplement idiots ?

Un extrait de ce que j'ai écrit hier au responsable d'une des associations de professionnels de conseils en gestion de patrimoine citées en début de cette "Presse commentée" qui voulait m'intimider (ou me faire chanter) pour que je me taise sur les effets systémiques de l'abus de confiance et de l'escroquerie des épargnants non avertis et non qualifiés dans la commercialisation actuelle des OPCVM : "A quand l’étoile jaune financière ? Naturellement, ce propos est à remettre dans le contexte de nos écrits et absolument pas à prendre au premier degré, à savoir ces Enfants, ces Femmes et ces Hommes balancés par des crapules de délateurs et autres merdes."

Le "monde" financier doit changé, car c'est bien lui qui en acceptant de continuer de vendre et de prendre comme référence des cours boursiers que l'on sait tous incohérents et faux, amplifie voire provoque les crises boursières cela en dehors de l'abus de confiance de confiance et de l'escroquerie des épargnanst et investisseurs non avertis qui croient en l'histoire qui leur est racontée (comtée) pour qu'ils signent les souscriptions et que le vendeurs puissent percevoir des commissions sur des chiffres qui n'ont de réalité que leur fictivité.

J'invite les associations de professionnels, l'AMF et tutti quanti à déposer plainte contre moi si elles estiment que j'ai menti.

Que les professionnels honnêtes et compétents ne s'offusquent surtout pas de mes écrits car il est évident que bien que je ne veuille faire aucun amalgame, je n'ai pas d'autre choix que d'accentuer mes écrits et mes positions devant le manque d'initiative pour mettre fin a cette situation aussi dolosive pour les clients, que pour les véritables professionnels et l'Etat.

Et si signer la pétition ci-dessous était "juste"?


https://www.change.org/p/anacofi-anacofi-asso-fr-mettre-fin-%C3%A0-l-abus-de-confiance-de-la-d%C3%A9sinformation-boursi%C3%A8re?recruiter=316308331&utm_source=share_for_starters&utm_medium=copyLink

Les 5 premières minutes de la vidéo en ligne dans la pétition permettent de comprendre comment :

On échange du cash contre des performances irréalisées et irréalisables.

Comment les performances financières des FCP et SICAV sont VOLONTAIREMENT faussées.

Comment il est prélevé de multiples commissions sur des performances reconnues irréalisables par l'Autorité des Marchés Financiers et l'autorité comptable.

En clair, sont expliqués les mécanismes financiers qui relèvent juridiquement de  l'abus de confiance et de l'escroquerie et qui perdurent malgré les crises et les reconnaissances des faits par l'AMF, les autorités comptables et les professionnels vendeurs financiers (courtiers, conseils en gestion de patrimoine etc...)

 

Dans "Les crises" du 07 03 16 Article intitulé du 31 12 15 : La paix sur la Terre ? Pas avant que les États-Unis n’arrêtent de vendre des armes et de faire la guerre, par Dan Simpson ancien ambassadeur américain en Afrique

" En examinant les surenchères du gouvernement des États-Unis à la fin de l’année 2015, j’en viens à la conclusion que nous sommes une nation meurtrière, chez nous comme à l’étranger.
Le secteur de notre société qui profite le plus de cette attitude, encore une fois, chez nous et à l’étranger, est l’industrie de l’armement. Chez nous, elle vend des armes qui sont utilisées, pratiquement sans contrôle, pour décimer des groupes de personnes innocentes, y compris dans les églises et dans les écoles. Nos législateurs fédéraux et étatiques corrompus et sans scrupules manquent de courage et de cervelle pour y mettre un terme. Et cela ne concerne pas seulement la National Rifle Association ; il s’agit aussi des fabricants et des marchands d’armes qui financent la NRA afin qu’ils puissent exercer une influence à Washington et dans les capitales des États.
À l’étranger, nous sommes considérés comme des tueurs. D’autres pays ne peuvent que prier leur dieu ou leurs dieux pour que les États-Unis ne décident pas de leur faire subir leur volonté, que ce soit d’imposer une forme de gouvernement qu’ils devraient selon nous adopter ou d’invoquer une faute qu’ils auraient commise comme excuse pour déverser des bombes sur eux ou envoyer des drones pour tuer leurs dirigeants. Je rappelle que c'est un ancien ambassadeur des Etats-Unis qui a ces propos...
Qu’on le veuille ou non, c’est notre réputation. La plupart des étrangers que je rencontre pensent que nous sommes fous. Pratiquement tous pensent que nous sommes un danger pour la communauté internationale.
Certains de nos prétendus alliés prennent notre défense dans une tentative d’exercer une sorte de contrôle sur nos tendances homicides. Je mets les Britanniques dans cette catégorie.
Certains pays veulent juste garder leurs distances avec nous et, surtout, ne pas dépendre de nous pour quoi que ce soit. L’Inde en est un exemple. Le gouvernement américain et des vendeurs d’armes privés ont travaillé pendant des années pour faire de l’Inde un gros client pour les armes américaines. Au lieu de cela, l’Inde a choisi de sourire aux Américains, mais de continuer à acheter ses armes en Russie — la Russie dirigée par Vladimir V. Poutine le mal famé, par opposition à l’Amérique dirigée par l’adorable Barack H. Obama. Se pourrait-il que l’Inde soit consciente que les armes américaines sont toujours accompagnées de conseillers militaires américains pour former et soutenir leurs clients étrangers ?
Alors, où en sommes-nous, alors que 2015 tire à sa fin ?
Nous sommes en Afghanistan, où nous avons commencé en 2001 juste après les attentats du 11 septembre. Nous sommes en Irak, où le président George W. Bush nous a emmenés sur des postulats mensongers en 2003 pour se faire réélire comme un président de temps de guerre.
Nous avons perdu 2 332 soldats en Afghanistan au cours des 14 dernières années — six autres la semaine dernière — et 4 425 en Irak. Nous maintenons toujours des milliers de soldats dans chacun de ces pays, notre tribut pour avoir mis en place des gouvernements qui ne peuvent pas assurer leur pérennité. Les forces spéciales américaines ont seulement aidé les Irakiens à reprendre Ramadi, ville pour laquelle nous avons déjà combattu, cette fois des mains du groupe État islamique. La dernière fois, c’étaient les Sunnites qui se soulevaient là-bas. En Afghanistan, nous nous battons à nouveau pour conserver des lieux qui seraient autrement tombés entre les mains des Talibans et qui peuvent, en fait, tomber entre leurs mains malgré nos efforts.
Pourquoi faisons-nous cela ? Je pensais que l’argument de Ronald Reagan en 1986, à savoir que si nous ne combattions pas les communistes au Nicaragua, nous aurions à les combattre à Harlingen au Texas, était tout aussi moribond que les charlatans qui nous gouvernaient à cette époque. Est-ce que quelqu’un croit vraiment que si Ramadi en Irak ou Sangin en Afghanistan sont dans des mains « amies » cela fait une différence pour les Américains ? Rien que de poser la question revient à imaginer que le gouvernement Abadi en Irak ou le gouvernement Ghani en Afghanistan seraient des mains « amies », un phantasme de Washington à peu près aussi crédible qu’une publicité de campagne de Ted Cruz ou d’Hillary Clinton.
Je suppose que les efforts de M. Obama pour arriver au bout de son mandat sans voir l’Afghanistan ou l’Irak s’effondrer dans un chaos total, peuvent être mis sur le compte de quelque trouble obsessionnel compulsif ou d’une forme de loyauté de campagne électorale envers son ancienne adversaire démocrate, Hillary Clinton. Cela fait longtemps que nous aurions dû reconnaître que nous avons fait tout ce que nous pouvions en Afghanistan et en Irak, et ramener nos troupes au pays.
Qu’avons-nous fait d’autre ? Nous avons saccagé la Libye. Mouhammar Kadhafi était une vermine égocentrique, même s’il a fini par abandonner son programme nucléaire militaire. Mais ce qui a pris sa place, grâce, pour une bonne part, aux décisions du gouvernement de M. Obama, y compris Mme Clinton, ce sont deux gouvernements, chacun se revendiquant comme « national », et de nombreuses milices locales sans foi ni loi, parmi lesquelles il faut à présent compter l’État islamique. C’est également une migration incontrôlée vers l’Europe.
Pour soutenir l’Arabie Saoudite, notre alliée et notre principale acheteuse d’armes, nous avons aidé à la destruction du Yémen. Les Saoudiens l’ont bombardé jusqu’à le renvoyer à l’âge de pierre et je n’ai pas encore entendu quiconque à la Maison-Blanche ou au Pentagone affirmer qu’il n’y a pas de pilotes américains dans les cockpits saoudiens. Le Yémen était déjà le pays le plus pauvre du Moyen-Orient. Et en France comme le titre Le Figaro de ce jour : Légion d'honneur au prince héritier saoudien : face au tollé, Ayrault se justifie
L’implication des États-Unis dans le conflit yéménite nous a également plongés au cœur du conflit interne à l’Islam entre Sunnites et Chiites. Nous n’avons aucune raison au monde de nous impliquer dans un conflit interne à l’Islam. La raison de notre implication réside dans les promesses de suivi faites par les fabricants d’armes américains après l’achat d’équipement par l’Arabie saoudite. Je ne pense pas que nous leur ayons vendu les épées qu’ils emploient pour couper les têtes des accusés.
Les États-Unis ont, de même, utilisé l’absence de gouvernement en Somalie et la vénalité du gouvernement de Djibouti afin d’établir un avant-poste militaire dans le pays. Dorénavant, il y a des milliers de soldats américains, des bombardiers de combat et une base de drones là-bas, sans aucune raison valable. Cela représente une intervention en Afrique inutile et alimentée par le Pentagone

Nous devrions ramener nos troupes à la maison. Tant que nous ne le ferons pas, il n’y aura aucune paix sur Terre. Ne soyons pas des assassins.
Dan Simpson, ancien ambassadeur des États-Unis, est un éditeur associé de Post-Gazette
Source : Pittsburgh Post-Gazette, le 30 décembre 2015.
Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

 

Mathilde Siraud, Solenne de Royer dans "Le Figaro" du 23 02 16 Article intitulé : Hollande reconnaît «l'impact» des essais nucléaires en Polynésie

" François Hollande à Papeete, la capitale de la Polynésie française. En visite dans l'archipel, le président de la République a promis de revoir les indemnisations des victimes des essais nucléaires conduits par la France entre 1966 et 1996, reconnaissant un impact sur l'environnement et la santé. Un aveu de mensonge de plus, aveu purement d'intérêt politicien. Comment faire encore confiance dans ces guignols (quelle que soit la couleur politique) ? En effet, il est évident qu'ils connaissaient toutes les conséquences jusqu'au dernier tir. Comment en serait-il autrement après le Japon ? Et cela même si les tirs ont été tirés en profondeur marine.
C'est un contentieux «sensible», des mots même du chef de l'État, qui affecte les relations entre la Polynésie et la métropole depuis plus de vingt ans. Entre 1966 et 1996, 193 essais nucléaires dont 46 aériens et 147 souterrains ont été menés sur les atolls de Mururoa ou Fangataufa, en Polynésie. Attendu sur ce sujet, François Hollande a annoncé lundi, lors de sa visite sur l'archipel, que «le traitement des demandes d'indemnisation des victimes des essais nucléaires sera revu». «Sans la Polynésie, la France ne se serait pas dotée de la force nucléaire et donc de la force de dissuasion. La France serait toujours une nation respectée mais n'aurait pas, par cette force de la dissuasion, la capacité d'être une nation pleinement indépendante et capable de se faire entendre partout. Cette contribution que vous avez apportée, je veux la reconnaître solennellement aujourd'hui devant vous» comment oser encore tenir des propos aussi faux et lénéfiants ? La France n'est ni une puissanc, ni une crédibilité militaire alliée. Par contre, elle est une nation qui a une très grande zone maritime grâce notamment au DOM TOM et à la corruption africaine. , a-t-il ajouté sous les applaudissements d'une assemblée d'élus polynésiens. Il a également reconnu que «les essais nucléaires menés entre 1966 et 1996 en Polynésie française ont eu un impact environnemental» et «des conséquences sanitaires».
«Faire accéder de nouvelles victimes à l'indemnisation»
Malgré un cadre légal d'indemnisation adopté en 2010 avec la loi Morin, les ravages des retombées radioactives perdurent. Un surnombre de leucémies atypiques et de cancers de la thyroïde en Polynésie française ont été identifiés par des médecins. Bruno Barrillot, ancien délégué aux conséquences des essais nucléaires, estime qu'il y a 9000 personnes atteintes de «maladies radio-induites». En 2013, François Hollande avait fait un premier geste en déclassifiant 58 documents confidentiels, après avoir formulé des engagements ambitieux pendant sa campagne, notamment sur le volet des indemnisations. Après avoir fait le constat que seule une vingtaine de dossiers (sur 1000) a donné lieu à des indemnisations, François Hollande a ajouté lundi qu'il fallait «faire accéder de nouvelles victimes à l'indemnisation». A votre avis, 20 accèptés sur 1000 ? Foutage de gueule or not ? Et les militaires "métros" qui se battent depuis des années et qui n'ont rien, qu'en pensez-vous ? Armée aussi lâche en temps de guerre qu'en temps de Paix ? Où cette lâcheté est-elle plutôt une caractéristique politique ?
Il a par ailleurs annoncé la création d'un Institut d'archives et de documentation «afin que la jeunesse polynésienne n'oublie pas cette période de notre histoire» ainsi que le financement du centre hospitalier de Tahiti à hauteur de 700 millions de francs Pacifique (environ 6 millions d'euros). Ce n'est pas le prix d'une des plus belles propriétés de l'archipel.
Des réparations et «un droit à l'égalité»
Enfin, le président de la République a annoncé que «la dotation globale d'autonomie, qui est souvent appelée dette nucléaire, sera sanctuarisée dans le statut de la Polynésie française et son niveau rétabli à plus de 90 millions d'euros dès 2017». Avant d'ajouter: «Vous avez droit à des réparations mais surtout à l'égalité.» François Hollande était attendu de pied ferme lors de cette visite par les élus locaux et les représentants des associations, notamment de victimes. Une pétition pour la reconnaissance du fait nucléaire, lancée par l'association chrétienne 193, a recueilli près de 35.000 signatures. Cette même association avait invité les Polynésiens à défiler sur le parcours du chef de l'État et on attendait, à Papeete, que François Hollande demande pardon, au nom de la France, aux Polynésiens victimes des retombées radioactives.
En 2008, de nombreux parlementaires socialistes devenus ministres aujourd'hui avaient signé la proposition de loi de Christiane Taubira sur la reconnaissance et l'indemnisation des victimes des essais ou accidents nucléaires. Le texte prévoyait la création d'un fonds d'indemnisation des préjudices pour les victimes de «rayonnements ionisants» ou à une contamination due aux essais nucléaires effectués entre 1960 et 1996. Mais cette proposition n'a jamais été votée.

Sébastien Lernould et Matthieu Pelloli dans "Le Parisien" du 15 février 2016 : Michel Sapin : «Fini les voyages, les petits cadeaux offerts par les lobbys»

" Michel Sapin, le ministre des Finances, dévoile son projet de loi sur la lutte anticorruption, avant sa transmission au Conseil d'Etat. Le texte sera présenté en Conseil des ministres fin mars.
Près de vingt-cinq ans après la loi Sapin I, Michel Sapin signe la loi Sapin II. Ses mesures phares : mieux encadrer l'activité des lobbys et créer un statut de lanceur d'alerte. Il déclare aussi la guerre aux arnaques qui proposent de devenir tradeur en ligne.

 A quand la fin de l'arnaque basée sur les valeurs nettes d'inventaire comptable présentées comme cours financiers ? A quand la fin de l'arnaque des "performances" des OPCVM ? Performances aussi fictives que n'est réelle la corruption ainsi que l'abus de confiance et l'escroquerie des épargnants non avertis. A quand la fin des montants prélevés aux épargnants sur ces valeurs fictives par la chaine des prestataires financiers, commissaires aux comptes et autres ...... qui par cette réalité se sont transformés en escrocs.

Imaginez que lorsque les Français (entre-autres) investissent dans les OPCVM (FCP ET SICAV) la réalité se résume à :

- acheter des performances passées qui n'ont été réalisées que par une très très faible minorité (en règle générale moins de 1% des porteurs de parts),

- échanger à la souscription du cash contre des valorisations comptables qui, gonflées par les effets du mark-to-market, sont faussées quotidiennement à plus de 98% et n'ont aucune crédibilité en terme de réalisation financière possible,

- payer des frais sur des chiffres comptables n'ayantaucune crédibilité financière,

- payer des commissions de surperformance, sur des surperformances irréalisées car irrélisables par les porteurs de parts d'OPCVM etc, etc...


La France est-elle en retard en matière de lutte contre la corruption ?
MICHEL SAPIN. J'avais présenté un premier texte anticorruption, la loi Sapin I, en janvier 1993.
Le sujet est toujours d'actualité, d'où Sapin II. Donc les politiques sont toujours aussi corrompus..... Aujourd'hui, la France est en retard, par exemple en matière de lutte contre la corruption d'agents publics (NDLR : fonctionnaires, élus...) ah certains fonctionnaires le sont aussi...police, AMF etc... ? à l'étranger. Lorsqu'un problème de cette nature se pose, au lieu d'être condamnées par des juridictions françaises, nos entreprises sont condamnées par des juridictions américaines. Il y a quelque chose de presque déshonorant. La France ne risque-t-elle pas d'y perdre de juteux contrats ?
C'est un argument parfois soulevé. Pourtant, nos leadeurs mondiaux, dans l'énergie, l'eau, etc., sont aujourd'hui demandeurs de ces règles précises. Les entreprises sont les premières à considérer que la loi Sapin II les protégera contre les risques de corruption. Le soupçon leur cause beaucoup plus de tort. Avec une législation forte, biendes affaires de corruption n'auraient jamais vu le jour.
LES LOBBYS
En France, qu'attendez-vous du registre des lobbys que vous souhaitez mettre en place ?
Une identification claire des groupes de pression, au bon sens du terme. Les « défenseurs des cultivateurs de tabac », par exemple, ont tout à fait le droit d'exister, mais en pleine lumière. Demain, d'abord, ils devront donc se déclarer. Ensuite, s'engager à respecter un certain nombre de principes. Fini les voyages, les avantages, les petits cadeaux, offerts par les lobbys à tel ou tel responsable public qui n'était pas concerné par les registres existants pour les élus. Idem pour un bon déjeuner payé dans un grand restaurant. Enfin, il leur sera interdit d'utiliser sciemment des chiffres erronés. Sous peine d'amendes. On se croirait dans le monde de la finance, de l'assurance et de la gestion de patrimoine. Une bouffe, un petit concert privé, un petit voyage, une croisière et roule ma poule la collecte arrive comme par magie. Collecte qui arrivant par magie alimente la chaine de Ponzi de la plupart des FCP et autres OPCVM. Pendant ce temps les vrais gérants et les vrais Conseil en Gestion de Patrimoine Indépendant (non vendeurs de merdes et de performances bidons) sont en difficultés face à la cohorte des autres "petits ou grands escrocs" à la honnêteté et à la compétence inverses à leur publicité.
Qui conservera et mettra à jour ce registre des lobbys ?
La Haute Autorité pour la transparence de la vie publique aura pour mission de gérer ce registre et de veiller au bon comportement des lobbys qui y figurent. L'Assemblée nationale et le Sénat avaient mis en place des registres de ce type. Avec leur accord, ceux-ci pourront être intégrés au document de la Haute Autorité.
Y a-t-il eu des réticences à cette disposition ?
S'il n'y avait pas de réticences, ce registre existerait depuis longtemps... Cela veut tout dire
LES LANCEURS D’ALERTE
Que proposez-vous les concernant ?
Beaucoup de scandales récents n'auraient pas éclaté sans leur courage. Hélas, certains en payent lourdement les conséquences, dans leur vie professionnelle et privée. L'objectif est de leur offrir une protection juridique, y compris la prise en charge de leurs frais d'avocats, par exemple, parfois colossaux. Et qu'en est-il des attaques "nazies"à la réputation et au portefeuille ainsi qu'aux dossiers montés contre eux sur des mensonges ? Qu'est-il des décisions juridiques qui ne respectent même par les codes de Loi prisent contre eux ? Même le Conseil d'Etat français et l'Autorité des Marchés Financiers sont touchés par cette pourriture. AMF dont les silences transforment cette dernière en vulgaire escroc. Voir Dossier Edelweiss Gestion 1er partie
S'en remettre à eux, n'est-ce pas l'aveu d'une faillite de l'Etat ?
C'est la moindre des choses que les institutions protègent ceux qui ont le courage d'agir. Le projet de loi prévoit la transformation du Service central de prévention de la corruption en agence indépendante, dotée de moyens accrus, destinée à mieux les protéger. L'agence devra faire le tri entre ce qui paraît être un règlement de compte et ce qui paraît relever de l'intérêt général. Je propose au Ministre d'aller faire un tour vers Autorité des Marchés Financiers qui monte des dossiers et, selon le principe de la france nazie, applique le "s'en prendre à la réputation et au portefeuille" des professionnels qui gènent. Y a-t-il une sélection enfants de collabos, de nazis ou autres merdes pour les personnes qui décident en pleine conscience d'appliquer encore aujourd'hui ce principe nazi ? Ceci n'est qu'une question ? Quand à la commission des sanction AMF...MDR
IKEA ET LES TRADEURS
L'Autorité des marchés financiers tire régulièrement la sonnette d'alarme concernant les sites de trading...cette même autorité qui touche sur la désinformation, l'organisation de l'abus de confiance et de l'escroquerie des porteurs de parts
Les internautes reçoivent énormément de sollicitations pour devenir tradeur. Tout comme ils en recoivent pour souscrire des OPCVM chaine de Ponzi C'est merveilleux, le soir en rentrant du travail, chacun peut gagner des millions d'euros en quelques clics ! Une disposition interdira cette arnaque absolue qu'est la publicité de ces sites et prévoira des dispositifs pénaux pour la punir. Cela touchera t'il les mêmes faits concernant les OPCVM ?
Ikea est pointé du doigt pour avoir échappé à l'impôt en Europe. Que pensez-vous faire ?
Ikea, mais aussi de grandes entreprisesdu numérique ont joué des subtilités des législations européennes pour faire de l'optimisation fiscale. Ces entreprises protestaient contre la « double imposition », aujourd'hui certaines d'entre elles ne payent plus d'impôts dans aucun pays ! La règle est pourtant simple : dès lors que vous enregistrez un bénéfice quelque part, vous devez payer des impôts. Ikea, comme d'autres multinationales, fait aujourd'hui l'objet de toute l'attention de l'administration fiscale.

 

Dans "Le Temps " Suisse du 5 février 2016 : Français et Suisses comparent leurs réalités économiques

" L’Insee et l’Ocstat ont fourni des données sur l’évolution de la population et du marché du travail
L’observatoire statistique transfrontalier (OST) a présenté jeudi soir sur le site de la Technopole d’Archamps (Haute-Savoie) un aperçu du tissu économique de la région et certaines caractéristiques liées à l’emploi. L’Insee pour la partie française et l’Ocstat pour la partie suisse ont étudié les évolutions de la population et du marché du travail entre 2012 et 2014.
Au 1er janvier 2014, 2,7 millions de personnes vivaient dans le territoire franco-valdo-genevois. La population croît de 1,4% par an en moyenne depuis 2006. La croissance démographique la plus marquée s’observe dans le canton de Vaud (+1,7%) mais les deux départements français, la Haute-Savoie (+1,4%) et l’Ain (+1,3%), affichent des taux de croissance parmi les plus forts de France.
Le dynamisme du marché de l’emploi explique pourquoi la région attire. Genève concentre quasiment un emploi sur deux, puisque 721 000 y sont recensés, contre 130 000 dans le bassin annécien et 101 000 dans le Genevois français. «On compte 12 000 emplois au km2 dans le canton de Genève, contre 3000 à Annemasse qui est en tête des villes de France voisine», indique Nicolas Müller, de l’Ocstat.
Premier moteur de l’emploi à Genève: le secteur tertiaire marchand (finance et commerces, 80 000 emplois), viennent ensuite les administrations publiques (76 000 emplois) et l’horlogerie (9000 emplois). En ce qui concerne le chômage, il reste stable en Suisse et augmente en France. Le taux atteint les 10,6% à l’échelle nationale française. Mais il n’est que de 7,7% pour la Haute-Savoie, en deçà du taux pour la région Rhône-Alpes (9%). Des disparités locales sont observées, avec un taux de 6,3% dans la haute vallée de l’Arve, très touristique, et de 9,4% dans la basse vallée plus industrielle. Note positive: le chômage des jeunes se stabilise, grâce notamment aux aides à la première embauche.
Frontaliers en progression
En Suisse, le taux de chômage s’établit aux alentours de 4% et de 5,6% pour le canton de Genève. De son côté, le nombre de chômeurs transfrontaliers continue sa progression. En 2014, il s’est accru de 10,2% et concerne 8700 transfrontaliers. Fin 2014, les travailleurs transfrontaliers représentaient 7,8% de l’ensemble des chômeurs dans l’Ain et 20,9% en Haute-Savoie. A ce propos, des parlementaires de ces départements viennent de faire part de leurs vives inquiétudes au sujet de deux règlements européens qui pourraient menacer l’emploi des frontaliers. L'europe allemande tue l'emploi..... Il est vrai que la croissance allemande est faite sur l'exploitation à bas pris tandis que la croissance Suisse a toujours été basée sur  des conditions de vie et  non de survie à l'allemande. Survie à l'allemande qui mène régulièrement le Peuple à se battre. A compter du 1er mai 2016, les entreprises suisses qui recrutent des salariés frontaliers à temps partiel et qui par ailleurs ont au moins 25% d’activité salariée en France devront payer les montants des charges sociales françaises. Celles-ci étant beaucoup plus élevées en France, le risque est que ces directives freinent l’embauche. Ce que confirme Enrico Bolzani, attaché aux questions régionales et transfrontalières pour le canton de Genève: «Les entreprises genevoises sont très inquiètes. Elles devraient payer jusqu’à 60% de cotisations sociales, contre 14 jusqu’à présent.»

Souvenez-vous hier :

Romaric Godin dans "La Tribune"  du 4 février 2016 : Allemagne : la forte hausse du salaire réel en 2015 est-elle suffisante ?

" Les salaires réels ont progressé de 2,6 % en 2015, la plus forte hausse depuis 2008. L'introduction du salaire minimum y est pour beaucoup. Malgré sa vigueur, cette hausse est encore insuffisante pour rééquilibrer la zone euro.
Jamais depuis 2008 le salaire réel allemand n'avait autant progressé. Nous retrouvons les cycles SOCIOECOPOFI hormis que l'allemagne a "tuer" volontoirement  et à son seul profit l'europe en mettant en place une politique de bas salaires tuant les exportations des autres pays européens. Cela dit ces pays ont collaboré.  Ce jeudi 4 février, le Bureau fédéral des Statistiques, Destatis, a annoncé une progression de 2,8 % en 2015 de la rémunération des salariés allemands. Compte tenu de l'inflation faible enregistrée (+0,3 %), le salaire réel a donc progressé de 2,5 % l'an passé. En 2014, ce salaire réel avait progressé de 1,7 %, tandis qu'il avait reculé de 0,1 % en 2013.
Bonne nouvelle...
Cette statistique est une bonne nouvelle pour la zone euro. Un des principaux problèmes de l'union monétaire est en effet depuis le début des années 2000 la modération salariale allemande, laquelle a exercé une pression constante sur ses partenaires de la zone euro qui ont vu leur compétitivité (qui - on l'oublie souvent en France - est une valeur avant tout relative) se dégrader. Cette dégradation est une des causes de la crise de la zone euro des années 2010-2013 où plusieurs pays ont dû pratiquer violemment une « dévaluation interne » dont la région subit encore le contrecoup aujourd'hui.
...insuffisante pour la zone euro
Toute progression du salaire réel allemand est donc un signe de convergence bienvenu. Pour autant, elle ne suffit pas, seule, à rééquilibrer la zone euro. Pour plusieurs raisons. D'abord, cette hausse ne fait que confirmer un rattrapage. La modération salariale allemande a duré plus de dix ans et ses effets négatifs ne sauraient s'effacer par deux années de hausse plus vigoureuse. Ainsi, depuis 2008 (année de début des statistiques relevées par Destatis), les salaires réels allemands ont progressé en moyenne par an de seulement 0,98 %. C'est un rythme encore trop mesuré pour espérer un effet au niveau européen.
Une hausse nominale encore assez modérée...
Le fait le plus inquiétant est que cette hausse du salaire réel repose surtout sur l'inflation faible, donc sur un facteur externe, la baisse des prix des matières premières. La hausse nominale des salaires allemands, 2,8 %, n'a rien d'exceptionnel. Elle est à peine supérieure à celle de 2014 (2,6 %) et est inférieure aux progressions de 2008 et 2011 (3,1 % et 3,3 %). Autrement dit, si l'inflation remonte, le « rattrapage » allemand risque donc d'être plus faible, ce qui n'est pas une bonne nouvelle dans la mesure où la BCE s'échine à trouver le moyen de relancer l'inflation.
... et portée par l'introduction du salaire minimum
Du reste, cette hausse de 2015 ne doit pas être surestimée. L'introduction du salaire minimum le 1er janvier 2015 a sans doute pesé lourd dans cette progression. Destatis affirme ne pas être en mesure d'estimer cet impact, mais on peut remarquer que les salaires les plus faibles ont progressé de 4,7 % en données brutes. Il y a donc un effet de régulation certain qui a sans doute gonflé le chiffre de 2015. A n'en pas douter, cet effet sera inexistant dès 2016. Compte tenu de la situation de plein emploi de l'Allemagne, cette progression des salaires nominaux demeure décidément très modérée.
Hausse du taux d'épargne
Reste un dernier élément : cette hausse a soutenu la consommation des ménages qui a progressé de 1,9 % en données corrigées et qui a apporté - fait unique depuis vingt ans ! - un point de croissance au pays en 2015. Ceci est un fait encore une fois bienvenue pour la zone euro qui devrait profiter de cette demande intérieure renforcée. Mais, là encore, c'est insuffisant : le problème de la zone euro est l'excédent courant de l'Allemagne qui devrait avoir encore augmenté jusqu'à 8 % du PIB en 2015. Cet excédent crée naturellement le déficit des autres et freine la transmission de la croissance allemande au reste de l'union monétaire. Or, une grande partie de cette croissance des salaires se dirige vers l'épargne. Le taux d'épargne brute des ménages est remonté en 2015 à 9,7 %, son plus haut point depuis 2010. Une épargne qui, par ailleurs, ne soutient guère l'investissement outre-Rhin.
La BCE doit poursuivre sa politique

Ce chiffre est donc encourageant pour la zone euro, mais il justifie en réalité plus que jamais la politique de la BCE. Mario Draghi a toutes les raisons de vouloir décourager les ménages allemands à épargner en pratiquant une politique qui pèse sur les taux de rémunération. Il convient qu'une part encore plus importante de la hausse des salaires allemands se dirige maintenant vers l'économie réelle, alors que, précisément, les taux bas ne représentent pas un frein à l'investissement. Qui peut encore dire que l'allemagne n'est pas notre principal problème ? Problème car les politiques allemandes d'accaparement ont été volontairement mises en place pour nous nuire. Qui peut encore en douter aujourd'hui ? 
Encore insuffisant pour soutenir l'inflation
Parallèlement, la BCE doit continuer à espérer que les salaires nominaux allemands continuent de progresser. Un des principaux moteurs de l'inflation est l'écart entre salaires nominaux et productivité. Avec un écart de 1,4 % entre ces deux éléments en 2015, l'Allemagne, première économie de la zone euro qui pèse pour 30 % du PIB européen, ne tire pas encore réellement l'inflation vers l'objectif de 2 % à moyen terme de la BCE. D'autant que, sur cette même période, des politiques clairement déflationnistes ont été imposées à l'ensemble des autres pays de la zone euro. Bref, la zone euro a encore clairement besoin d'une croissance plus soutenue des salaires allemands. Exact, le pouvoir d'achat ayant été centralisé en allemagne sous le silence et/où la collaboration des politicicards européens véreux ou tout simplement incompétents, nous sommes donc dépendant, non de l'Allemagne et des Allemands, mais des boches politiques allemands. Où sont les politicards français et autres qui se vantaient de leur "germanisme" ? Les chiens ne faisant pas des chats, quel passé familial ont ses politicards ?

"SE TAIRE, JUSQU'A OU, JUSQU'A QUAND ?"

Ai-je été fort ?

Dans "BFM" du 3 février 2016 : L'Allemagne veut une limite européenne pour payer en cash Limiter notre cash est limiter notre LIBERTE. A qui devons-nous notre LIBERTE ?

" L'Allemagne déclare la guerre au paiement en cash - Le ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble va, selon Les Échos, plaider pour qu'un plafond de paiement en espèces soit instauré en Europe via une directive. Ce alors que l'Allemagne réfléchit elle-même à se doter d'un plafond de 5.000 euros.
Pays du paiement en espèces, l'Allemagne va mettre à mal l'une de ses grandes traditions et compte bien convaincre l'Union européenne de faire de même. Outre-Rhin, des débats ont actuellement lieu sur une proposition du SPD (sociaux-démocrates), parti allié de la CDU (conservateurs) d'Angela Merkel.
Le parti propose à la fois d'instaurer un plafond de 5.000 euros pour pouvoir payer en liquide. Le tout dans le but de lutter dans le crime organisé contre le terrorisme. Quoi de plus idiot ? Même cette excuse ne tient pas tellement elle n'a aucune incohérence. Plus c'est gros, plus sa passe. Et Il faut croire que Berlin compte déplacer le débat au niveau européen. Merde à Berlin !
Car le ministre des Finances Wolfgang Schäuble compte en effet convaincre acheter ? l'Europe lors d'un sommet Ecofin (réunion des ministres des Finances de l'Union européenne), selon les Échos. Berlin entend par là inscrire dans une directive européenne une limite européenne au paiement en espèces, chose que Bruxelles n'a jusqu'à présent jamais accepté.
1.000 euros en France
Les Échos expliquent que l'économie allemande est la source de nombreux blanchiments, avec des montants estimés entre 20 et 30 milliards d'euros sur le secteur financier, selon une étude de l'université de Halle-Wittenberg. Chiffre qui passerait à plus de 100 milliards d'euros en incluant la finance, selon le professeur Kai Bussmann, auteur de l'étude et également cité par les Échos. Alors maitrisons l'économie allemande et imposons leur, NOTRE politique. Historiquement, où ont mené les politiques allemandes ?  Suis-je dur ? Souvenez-vous des propos allemands sur la Grèce et son peuple .. Ces propos étaient les mêmes (mots pour mots) tenus par les nazis.
Pour rappel, en France, le plafond des montants payables en espèces est déjà bas, le ministre des Finances Michel Sapin ayant décidé de l'abaisser de 3.000 à 1.000 euros, l'été dernier. Mais de nombreux pays n'ont encore aucune limite, ce qui est le cas notamment de l'Autriche, de la Pologne ou encore du Luxembourg."

 

Dans "Club Patrimoine" du 29 janvier 2016 : La croissance française au plus haut depuis 4 ans en 2015

" Au quatrième trimestre 2015, le PIB en volume croît de 0,2 %. En moyenne sur l'année, l'activité accélère : +1,1 % en 2015 après +0,2 % en 2014. Les dépenses de consommation des ménages se replient de 0,4 % au quatrième trimestre 2015 (après +0,4 % au troisième trimestre). Les dépenses en biens diminuent (-0,9 % après +0,7 %), en particulier en énergie et en habillement."

Dans "Boursorama" du 18 janvier 2016 : Face à une dette record, la Cour des comptes suggère de revoir l'indemnisation chômage

" La dette de l'assurance chômage menace "la soutenabilité du régime", selon un rapport de la Cour des comptes consulté lundi par l'AFP, qui suggère, entre autres pistes d'économies, de baisser les allocations, à quelques semaines d'une renégociation des règles d'indemnisation. Selon l'Unédic, gestionnaire du régime, la dette devrait atteindre 29,4 milliards d'euros fin 2016, et même 35 milliards fin 2018. Un niveau "préoccupant" qui "soulève la question de la soutenabilité du régime" géré par les partenaires sociaux, écrit la Cour dans son rapport, qui sera présenté au bureau de l'Unédic le 12 janvier.
Elle décrit un régime très généreux: un "taux de remplacement élevé par rapport aux autres pays de l'OCDE", le "plus grand nombre de chômeurs couverts", une durée maximale d'indemnisation parmi "les plus élevées" et le "montant maximal d'indemnisation (6.200 euros nets par mois) le plus élevé parmi les pays comparables".
Les auteurs du rapport relèvent, en outre, une forte hausse du nombre de demandeurs d'emploi indemnisés (+750.000 entre 2008 et 2014) et une augmentation de l'indemnisation moyenne (+7,8% en cinq ans). Au 31 octobre, 2,64 millions de demandeurs d'emploi percevaient l'assurance chômage, sur 6,13 millions d'inscrits à Pôle emploi en métropole.
Avec, depuis plusieurs décennies, un taux de chômage élevé (10,2% au troisième trimestre 2015), "il n'est pas possible d'attendre de la seule reprise de la croissance la résorption de la dette de l'Unédic", selon la Cour, qui appelle les partenaires sociaux à "effectuer des choix pour garantir sa pérennité".

Du côté des dépenses, elle voit de fortes marges en agissant sur l'indemnisation.
Aujourd'hui, un chômeur célibataire sans enfant touche en moyenne 70% de son ancien salaire net. "Une diminution d'un point" de ce taux "représenterait une économie de 422 millions d'euros", estime la Cour.
Autre piste: "Le passage de la durée maximale d'indemnisation à trois ans pour les plus de 55 ans, au lieu de 50 ans aujourd'hui, représenterait une économie de 450 millions d'euros." La Cour prévient toutefois qu'une telle mesure aurait un "coût pour les finances publiques", en entraînant une "hausse des prestations versées dans le cadre du régime de solidarité"."

Commentaire : A lire de telles conneries, comment croire que le Peuple ne va pas réagir pendant que l'on dépense des sommes de dingue pour des opérations militaires et autres inepties. Une très grande partie des chômeurs le doit aux décisions et à la collaboration de l'Etat à l'europe allemande. Diminuer les ressources des chômeurs baissera encore plus la consommation et donc le besoin d'activité. Fera-t-on de la France une Grèce ? Si c'est cela, comment penser que les armes ne finiront pas par parler ? La seule solution que je connaisse qui réponde au cahier des charges est l'instauration de Fonds de Stabilisation Boursier nationaux.

Marie Théobald dans "Le Figaro" du 12 janvier 2016 : Pourquoi 2016 sera l'année de la reprise dans la zone euro

" LE SCAN ÉCO - Baisse des prix du pétrole, hausse des salaires, taux d'intérêt faibles... Tous ces indicateurs devraient pousser les ménages à consommer davantage et les entreprises à investir.
Dans la zone euro, la reprise se confirmerait mais resterait modérée. C'est ce qu'affirme l'Insee dans ses perspectives économiques de ce début d'année 2016 pour la zone euro, préparées avec l'IFO (institut allemand) et l'Istat (institut italien). Le produit intérieur brut croîtrait de 0,4% par trimestre en volume au premier semestre 2016 après avoir augmenté d'1,5% en moyenne annuelle en 2015, selon les dernières estimations.
La croissance du PIB a légèrement ralenti au troisième trimestre 2015 (0,4% après 0,5% au deuxième trimestre) en raison de la stabilisation des investissements et du ralentissement des exportations, et ce, malgré une croissance robuste des consommations privée (0,4%) et publique (0,6%).
Quels sont les moteurs de la reprise annoncée pour 2016?
• Une progression de la consommation des ménages dûe à la baisse des prix du pétrole
La nouvelle baisse des prix du pétrole et la hausse de l'emploi et des salaires favoriseraient le pouvoir d'achat, ce qui porterait la consommation privée, après un léger fléchissement attendu au quatrième trimestre 2015, sous l'effet des craintes causées par les attaques terroristes meurtrières du 13 novembre à Paris.
Cette robustesse de la demande intérieure, dopée par une légère accélération du commerce mondial, devrait entraîner une augmentation des importations. Le commerce extérieur ne devrait donc pas bénéficier de cette accélération de la consommation...
En revanche, cette hausse de la demande, ainsi que l'amélioration du climat des affaires, le nouvel élan de la croissance aux États-Unis et une diminution des inquiétudes vis-à-vis de l'économie chinoise devraient doper la production industrielle. Celle-ci accélérerait de 0,4% aux premier et deuxième trimestres 2016, après avoir connu une perte d'élan au printemps 2015 (elle accusait un recul de -0,1% au deuxième trimestre 2015). Le ralentissement de l'activité dans les pays émergents suscitait alors l'inquiétude, provoquant une révision à la baisse des prévisions de leur croissance.
L'augmentation des investissements générée par des conditions de financement favorables et une utilisation accrue des capacités de production
Face à la faiblesse de l'inflation, la Banque centrale européenne maintient sa politique monétaire accommodante. Dans ce contexte, les taux d'intérêt resteraient bas, ce qui favoriserait l'investissement sur cette même période, les entreprises s'endettant pour un coût moindre.
De plus, la hausse du taux d'utilisation des capacités de production générerait également une accélération de l'investissement, que ce soit en équipement ou en construction.
• La consommation publique poussée par la politique budgétaire
Selon l'Insee, la politique budgétaire stimulerait la consommation publique, principalement du fait de la hausse des dépenses allemandes pour l'accueil des réfugiés.
• Une augmentation de l'inflation
L'inflation atteindrait 0,5% au premier trimestre 2016 puis 0,4% au deuxième trimestre. En 2015, les prix étaient restés stables du fait de la chute des prix de l'énergie. Qu'est-ce qui changerait en 2016? «Sous l'hypothèse de stabilité du taux de change à 1,08 dollar pour 1 euro et d'un baril de pétrole à 35 dollars, le prix du pétrole pèserait moins sur l'inflation», indique l'Insee. Celle-ci serait en outre stimulée par des facteurs internes (hausse des revenus, de la consommation et des investissements).
Cependant...
Dans sa note l'Insee avertit qu'«une escalade des conflits au Moyen-Orient pourrait ébranler la confiance des consommateurs, des producteurs et des investisseurs dans le monde. Dans un tel scénario, le cours du pétrole pourrait remonter brusquement, car beaucoup de pays de cette région comptent parmi les principaux producteurs de pétrole du monde».
Par ailleurs, des risques existent aussi par rapport à la transformation structurelle de l'économie chinoise actuellement tournée vers l'export et les investissements pour aboutir à une économie tirée par la consommation. «Un raté dans ce processus de transformation pourrait de nouveau conduire à une sortie des capitaux des pays émergents, ce qui pourrait causer des turbulences sur les marchés financiers, voire entraîner une crise de change. À l'inverse, les importations des pays émergents pourraient accélérer plus fortement qu'anticipé, en contrecoup de leur chute du début 2015», peut-on lire dans la note."

Dans "Le Figaro" du 6 janvier 2016 : Un rapport préconise la création d'un revenu universel en France

" Le Conseil national du numérique (CNNum) a présenté ce mercredi matin 20 pistes pour anticiper les mutations du monde du travail à l'heure du numérique à la ministre du Travail Myriam El Khomri.
«Les institutions, les pouvoirs publics et les partenaires sociaux doivent prendre la mesure de la transformation numérique et agir en conséquence», a déclaré ce mercredi la ministre du travail, Myriam El Khomri, lors de la remise du rapport sur «l'emploi et le travail à l'heure du numérique». Commandé il y a un an et réalisé par le Conseil national du numérique (CNNum), le document présente 20 recommandations, assez générales, destinées à alimenter les projets de loi de Myriam El Khomri sur le travail et d'Emmanuel Macron sur les «nouvelles opportunités économiques».
Fruit de 50 auditions de sociologues, syndicats, économistes, entreprises et collectivités, la réflexion porte principalement sur les métiers du futur, la place du travail et du salariat et l'encadrement de l'économie collaborative. Parmi les pistes proposées, celle de l'évaluation du bien fondé d'un revenu universel, où chaque citoyen percevrait une somme minimale lui permettant de vivre décemment. «Le CNNum pense qu'il est absolument nécessaire de se poser la question aujourd'hui pour y répondre demain», explique le rapport, qui propose la réalisation d'une étude de faisabilité de la mesure et recommande de s'appuyer sur les expérimentations déjà en cours. Selon Europe 1, ce revenu pourrait être compris, en France, entre 600 et 800 euros par mois. Un montant similaire à ce qui est étudié en Finlande.
Encadrer les plateformes de l'économie collaborative
Favoriser le cumul d'activités, consolider la protection sociale des travailleurs «uberisés» sont autant de pistes proposées dans ce rapport pour faire face aux mutations de l'emploi à l'heure du numérique. «Le développement de l'économie collaborative est porteur d'emploi. Il faut l'encourager, ne pas hésiter à la sécuriser juridiquement», a ajouté Myriam El Khomri. Dans son rapport, le CNNum recommande d'encadrer les plateformes de l'économie collaborative. Pour son directeur, Benoît Thieulin, «l'économie collaborative est un réel stress test pour la résilience de nos politiques publiques».
Il faut trouver «une nouvelle manière de penser la relation entre le travail et la distribution des richesses», soulignent les auteurs du rapport. Le groupe de travail propose également de faire «évoluer le droit commun» pour «assurer une protection effective pour les travailleurs indépendants mais économiquement dépendants». La définition du «lien de subordination doit changer», «l'employeur doit avoir des devoirs en matière de protection sociale», explique à l'AFP Nathalie Andrieux, membre du Conseil national du CNNum.
Le rapport prône également de «valoriser l'alternance entre les différentes formes d'emploi» en favorisant «le travail en temps partagé» et la pluriactivité, qui, selon l'Insee, concerne 2,5 millions de personnes. Autre enjeu crucial pointé: la formation professionnelle, que le rapport appelle à «transformer» et moderniser en profondeur, en valorisant notamment l'acquisition des connaissances tout au long de la vie. Un débat public sur le compte personnel d'activité sera lancé le 21 janvier sur une plateforme internet, a d'ailleurs déclaré Myriam El Khomri. «Les acteurs de la société civile pourront contribuer»."

Commentaire : Je ne doute pas que dans quelques années les Fonds de Stabilisation Boursier seront mis en place car ils sont une, voire la seule, solution globale. Là-aussi, le futur sera notre seul juge.

Ivan Best dans "La Tribune" du 4 janvier 2016 : La fin de la rigueur en Europe ?

" De nombreux pays européens s'affranchissent des traités budgétaires européens. De quoi relancer l'économie européenne. Non, tant que l'Allemagne s'y refusera et ne voudra pas entendre parler d'une coordination des politiques Qui doutera encore que nous sommes en europe allemande ? Est-ce la fin de la rigueur budgétaire en Europe ? Insensiblement, sans le crier trop sur les toits, la commission européenne laisse les « Etats membres » s'écarter de certaines règles budgétaires, afin d'éviter de peser sur une croissance encore très poussive. Rien à voir avec le situation des années 2011-2013, quand les pays en déficit étaient contraints à des « ajustements », pour reprendre le terme technocratique, plutôt sévères, qui ont précipité la zone euro dans une quasi récession, dont elle peine à sortir. Tout est dit....et malgré cela les allemands, allemands qui ont imposé l'austérité à tous en leur faveur, maîtrisent encore l'europe. Il faut dire que politiquement ils n'ont personne en face.
Les règles budgétaires oubliées
La France souvenez-vous des déclarations d'amitié et de soutien français avec l'allemagne. Allemagne qui a planté VOLONTAIREMENT l'europe à sa seule idéologie et à son seul profit financier, l'Italie et l'Espagne tout comme le Portugal veulent s'affranchir en 2016 de certaines règles et des plans de marche précédemment adoptés. La baisse du déficit ? Ce sera moins que prévu. Comme l'ont calculé les économistes de HSBC, l'Italie aurait pu baisser sensiblement son déficit public, grâce à d'importantes économies réalisées sur les charges financières de l'Etat, permises par la chute des taux d'intérêt. Mais Matteo Renzi n'a pas voulu en entendre parler. Le programme de stabilité italien (de 2015) prévoyait de ramener le déficit public à 1,8 du PIB en 2016 ? Ce sera finalement 2,4%. « Nous devons rester attentifs au budget, mais moins aux virgules », a déclaré le premier ministre italien. L'ajustement structurel, c'est-à-dire la baisse du déficit hors effet de la conjoncture devait être de 0,5 point de PIB en Italie, en 2016. En fait, c'est une hausse du déficit structurel (+0,5%) qui est programmée.
La France, elle, est sensée diminuer son déficit structurel de 0,8 point chaque année, en 2016 et 2017. C'est l'engagement qu'elle avait pris à Bruxelles. La réalité sera différente, selon les calculs des experts de HSBC, ce sera seulement 0,3 point de baisse. Certes, une certaine rigueur prévaut en matière de dépense : jamais la dépense publique n'avait aussi peu progressé en France, depuis 20 ans. Mais le pacte de compétitivité, fondé sur une série d'allègements d'impôts et charges en faveur des entreprises, impacte sensiblement les recettes fiscales.
Quant à l'Espagne, la commission européenne a affirmé en octobre vouloir retoquer son budget 2016. Car, au lieu de parvenir comme prévu à un déficit public sous les 3% du PIB, l'Espagne afficherait 3,6% en 2016. « L'effort structurel », sensé atteindre 1,2 point de PIB, sera en fait quasi nul (0,1 point de baisse du déficit), selon HSBC. Mais après avoir menacé de manier le bâton budgétaire, la commission est revenue en arrière, affirmant qu'elle réexaminerait la situation en 2016...
Il est possible que Bruxelles, qui a approuvé le budget français, impose en 2016 des correctifs à ceux de Madrid et Rome. Mais on ne reviendra pas à la rigueur des années 2012-2013.
L'Allemagne bonne élève?
Bref, l'heure n'est plus au respect scrupuleux des traités. Seule l'Allemagne fait figure, à cet égard, de très bon élève. Elle affiche un excédent des finances publiques, et son endettement se réduit encore plus vite que prévu. Mieux : hors effet de la conjoncture, son excédent budgétaire atteint presque 1% du PIB, bien au-delà des objectifs prévus par les traités (0,5% de déficit). Des économistes de la commission européenne jugent la politique budgétaire allemande trop restrictive... mais cette analyse n'est guère relayée au niveau politique.
Le gouvernement allemand peut mettre en avant les nouvelles dépenses qu'occasionne l'accueil des réfugiés. Ainsi, la dépense publique pourrait augmenter de 3,8% Outre-Rhin en 2016, estime HSBC. Du jamais vu en Allemagne, où des coupes drastiques, ont eu lieu en 2011 et 2012.
Une relance?
De quoi relancer l'économie européenne ? Cela ne peut pas faire de mal. Mais c'est très insuffisant. Des dépenses sont nécessaires, s'agissant notamment de l'investissement public. Même des experts allemands le disent : un rapport officiel, commandé par le ministre de l'Economie Sigmar Gabriel, estime à 90 milliards d'euros le manque d'investissement cumulé, en comparaison avec la moyenne des pays de l'OCDE. Mais Angela Merkel ne veut pas entendre parler, qui tient à son déficit budgétaire zéro. Du coup, l'Allemagne continue d'afficher un excédent record pour sa balance extérieure des paiements courants : à plus de 8% du PIB, il tient bien sûr basiquement à des exportations toujours en hausse, qui dépassent donc de 8% du PIB les importations. Mais ce chiffre traduit surtout le manque de consommation et d'investissement en Allemagne, où les salariés produisent massivement pour l'étranger, accumulant une épargne colossale.
Un excédent allemand phénoménal
En raison de cet excédent allemand, qui traduit un déséquilibre macro-économique, selon les termes mêmes des traités européens -lesquels fixent à 7% du PIB l'excédent maximum de la balance extérieure d'un pays membre- l'ensemble de la zone euro produira plus qu'elle ne consomme et investit cette année. C'est ce que signifie l'excédent de la balance courante attendu à au moins 3% de la richesse produite. Autrement dit, les européens épargneront à hauteur de 3% du PIB de la zone euro, et ils pourraient dépenser plus tout en restant vertueux. Sauf que nos voisins allemands ne veulent pas entendre parler d'une relance par la dépense, qui viendrait soutenir une politique monétaire accommodante.
En lançant -bien tardivement- son Quantitative easing, la Banque centrale européenne a fait tout ce qu'elle pouvait pour soutenir la conjoncture européenne. Elle a fait chuter partout en Europe les taux d'intérêt, entraînant une baisse de l'euro, évidemment favorable aux exportations.... Mais sans aucun soutien de la politique budgétaire, comme avait pu le dire le président de la BCE, Mario Draghi, cela n'ira pas bien loin....
Un équilibre de sous-emploi
Le risque, c'est donc que la zone euro se maintienne dans ce qu'on peut appeler un équilibre de sous emploi, les capacités de production restant durablement sous-utilisées. Ce n'est pas la petite reprise prévue pour 2016 -croissance de l'ordre de 1,5% du PIB- qui la sortira de cette situation. En France, pays moyen de la zone euro s'il en est, le PIB par habitant n'a toujours pas retrouvé son niveau de... 2007 ! Du jamais vu, bien sûr, depuis que le PIB est calculé chaque année (1949).
L'absence de réaction des gouvernements face à cette situation ne laisse pas d'étonner les économistes anglo-saxons. L'américain Lawrence Summers, ex secrétaire d'Etat au Trésor (sous Bill Clinton) remarque ainsi fréquemment qu'on parle souvent de la « stagnation séculaire » -dont il est l'un des théoriciens- aux Etats-Unis, pays qui connaît la croissance depuis près de sept ans, mais, paradoxalement, très peu en Europe, où l'économie, considérée globalement (la zone euro) sort à peine, et de façon incertaine, de quatre ans de récession-stagnation.
Les conséquences de la non coordination des politiques
Le fonctionnement de ce qui est censé être une Union économique et monétaire n'est-il pas en cause ? Même un économiste d'obédience libérale, comme Patrick Artus, le pense. Dans une étude qu'il vient de publier, le directeur des études économiques de Natixis s'interroge sur l'absence de coordination des politiques en Europe et les conséquences de cette situation. En fait, c'est tout pour l'allemagne. Allemagne politique qui connaissant son histoire et sachant que rien n'a réellement changé pratique la politique qu'il faut pour ne pas ressombrer dans les abîmes passés. Il suffit de se souvenir des propos allemands sur le Peuple Grec. Qu'il est dommage que Tsipras ait cédé. Il reste l'espoir que les Anglais réagissent comme l'aurait fait Churchill. Il faut mettre fin à l'europe allemande pour enfin pouvoir créer l'Europe de la Paix. 
Trois exemples essentiels pour l'économie européenne, de politiques non coopératives, peuvent être mis en avant. S'agissant des politiques budgétaires, d'abord, la divergence entre l'Allemagne qui refuse toute véritable relance et l'Europe du sud, « génère une forte inefficacité », écrit Patrick Artus. Non seulement parce que la demande globale s'en trouve réduite, mais parce qu'un pays relançant par le budget fait profiter surtout ses voisins de l'effet de sa politique. Sans parler de l'obligation faite par la commission européenne en 2011 à tous les pays en déficit budgétaire de le réduire en même temps à marche forcée, ce qui a -comme le prévoyaient nombre d'économistes- précipité la zone euro dans la récession.
Concurrence par les coûts de production
Les politiques salariales, ensuite. Non coordonnées, elles risquent d'aboutir à une concurrence par les coûts de production, nuisible à l'ensemble des économies, enseigne la théorie. Et c'est ce qu'on a vu avec l'Allemagne, qui, de 2000 à 2007, a fortement comprimé les salaires. L'économie allemande, diminuant ainsi ses coûts de production, a pu gagner des parts de marché au détriment des autres pays européens. Au total, la zone euro n'y a rien gagné. L'Espagne pratique une politique identique depuis 2009.
Que se serait-il passé si ces politiques avaient été coordonnées ? Les salaires seraient plus élevés, souligne Patrick Artus -la demande en Europe le serait donc aussi- ; et l'inflation plus forte (le risque de déflation aurait été écarté plus franchement).
Enfin, la concurrence fiscale -baisse de la fiscalité sur les facteurs mobiles de production, afin d'attirer les investissements- conduit bien sûr à des « biais de compétitivité entre les pays » souligne Patrick Artus. Et elle aboutit à une baisse excessive de l'imposition des facteurs mobiles de production, par rapport aux autres.
Une Europe où les gouvernements coordonneraient leur politique économique -sous l'impulsion de la commission européenne, dont ce pourrait être le rôle- aurait donc des salaires plus élevés, un investissement public supérieur et une taxation moins élevée de la consommation ou du travail. Au total, la croissance aurait été plus forte ces dernières années, et l'emploi s'en trouverait évidemment mieux.

Commentaire : Pour celles et ceux qui veulent revoir mes commentaires concernant les articles 2010/2013 voir ce lien ICI Sur demande je peux fournir les autres années.

Souvenez-vous :

Romaric Godin dans "La Tribune " du 16 septembre 2015 Article intitulé : Grèce : le stupéfiant aveu de la BCE

" Le vice-président de la BCE a reconnu que la menace de Grexit n'avait "jamais été lancée pour de vrai". Un aveu étonnant qui jette une nouvelle lumière sur les événements de l'été dernier.
C'est un aveu qui passera sans doute inaperçu, mais qui lève un voile sur la réalité brute de la stratégie des créanciers de la Grèce en juillet dernier. Dans une interview accordée à Reuters ce 16 septembre, le vice-président de la BCE, Vitor Constâncio, affirme, sans sourciller, que la menace d'expulsion de la Grèce de la zone euro, le fameux « Grexit », « n'a jamais été lancée pour de vrai parce que ce ne serait pas légal. » Et le Portugais de regretter que, du coup, il est désormais nécessaire de « supprimer les doutes qui demeurent sur la viabilité du bloc monétaire. »
La menace de Benoît Cœuré
Tout ceci n'était donc qu'une farce ? Rien de vrai ? Pourtant, la menace de Grexit a bel et bien été agitée, non seulement par Wolfgang Schäuble, mais aussi par la BCE. Mardi 30 juin, par exemple, trois jours après l'annonce par Alexis Tsipras de l'organisation d'un référendum sur les propositions des créanciers, Benoît Cœuré, membre du directoire de la BCE affirmait  dans une interview accordée aux Echos que « la sortie de la Grèce de la zone euro, qui était un objet théorique, ne peut malheureusement plus être exclue. » Et il allait encore plus loin, en se projetant dans l'hypothèse d'un Grexit : « ce serait un défi pour l'Europe qu'elle devrait relever au plus vite, en renforçant sérieusement son cadre institutionnel. » Avec ces mots très forts, le Français laissait entendre que la BCE était préparée à faire face à cette option. Ces déclarations étaient lourdes de conséquences, car seule la BCE pouvait, en privant la Grèce de liquidités, contraindre Athènes à sortir de l'Union monétaire. Qui peut accorder sa confiance en ce type de personne ? En fait, en ces collabos.  Parce que des vieillards, des femmes enceintes, des cancéreux n'ont plus pu se soigner. Y vais-je fort ? Prenez connaissance de ce lien ICI
Les déclarations du 3 juillet de Vitor Constâncio
Cette interview était donc une véritable menace sur le gouvernement, mais aussi sur le peuple grec qui s'apprêtait à se prononcer dans le référendum. Mais Vitor Constâncio affirme aujourd'hui que ce n'était pas « pour de vrai. » Pourtant, lui-même, quatre jours plus tard, le 3 juillet, déclarait que la BCE ne couperait pas le robinet de l'ELA, sauf s'il avait le soutien des dirigeants de la zone euro. Autrement dit, il mettait en place un processus d'exclusion de la zone euro : l'Eurogroupe estime qu'un pays n'est plus digne d'être membre de la zone euro et la BCE met la menace à exécution. Ceci n'était pas une parole en l'air. Dans la semaine qui a suivi le référendum, c'est ce qui a fait basculer le gouvernement grec.
Menaces supplétives de la stratégie de Wolfgang Schäuble
En effet, le 11 juillet, lorsque Wolfgang Schäuble a présenté son plan d'exclusion « temporaire » de 5 ans de la Grèce, Alexis Tsipras a pu croire que c'était « pour de vrai », puisque Vitor Constâncio avait indiqué qu'un feu vert pour le Grexit de l'Eurogroupe entraînerait la BCE à réaliser ce Grexit. Il a donc pris peur et cru qu'en effet, la Grèce était au bord de l'exclusion. Il a alors accepté le 13 juillet le principe d'un troisième mémorandum qu'il a signé le 19 août. C'est dire si la BCE a parfaitement servi la stratégie de Wolfgang Schäuble qui, in fine, a permis le triomphe d'Angela Merkel. La chancelière a pu ainsi, comme son alliée (non, son collaborateur) François Hollande, se présenter comme « sauveur de l'euro. » Cet euro  est à combattre car il fera notre perte. Il faut voter contre cette europe.
La BCE avait un objectif politique
Ces déclarations de Vitor Constâncio mettent donc à jour le plan des créanciers : menacer de Grexit un gouvernement grec qui, il est vrai, était prompt à bien vouloir l'être, afin de remporter la victoire politique que les créanciers cherchaient depuis les élections du 25 janvier. Ces créanciers n'avaient, en réalité, aucunement l'intention de procéder à un Grexit qui les aurait tout autant fragilisés que la Grèce. Ils ont utilisé toute la force des institutions pour obtenir une victoire complète contre un gouvernement qui ne leur convenait pas afin de détruire la base politique de ce gouvernement.
Une pierre dans le jardin d'Alexis Tsipras
Cette déclaration de Vitor Constâncio induit trois conséquences. La première concerne Alexis Tsipras. L'aveu du Portugais détruit le storytelling de l'ancien premier ministre grec selon lequel il «n'avait pas le choix » et que s'il refusait de signer l'accord du 13 juillet, la Grèce était exclue de la zone euro. En réalité, on peut désormais affirmer que si Alexis Tsipras n'avait pas cédé, que s'il avait introduit un projet de monnaie parallèle, la balance des peurs auraient changé de camp. Si les créanciers craignaient réellement le Grexit, il aurait alors pu espérer obtenir un compromis plus favorable, sur la base de ses propositions du 22 juin. Alexis Tsipras s'est donc bien trop empressé de croire un Wolfgang Schäuble qui n'avait pas les moyens de ses menaces. C'est une mauvaise nouvelle pour le leader de Syriza à quatre jours de l'élection de dimanche.
La crédibilité de la BCE en question
Deuxième conséquence : la crédibilité de la BCE devrait être fortement atteinte par cet aveu. Voilà une banque centrale, une des trois ou quatre plus puissantes du monde, qui s'amuse à lancer des menaces sur l'avenir et la structure de sa propre monnaie « pour de faux » ! Son vice-président peut, sans rire, affirmer tranquillement qu'il a menti en pleine crise. Il y a là de quoi s'interroger sur la gestion de l'euro et sur l'indépendance de la BCE. L'institution de Francfort a donc bel et bien joué les supplétifs de la stratégie de Wolfgang Schäuble et de l'objectif politique des créanciers. Vitor Constâncio confirme que la BCE n'est pas une puissance indépendante dans la zone euro. Ceci permet sans doute mieux d'apprécier ses prises de décision. Si la menace du Grexit n'était pas pour de vrai, alors le mythe selon lequel les décisions de la BCE sur la liquidité d'urgence ou sur l'acceptation des bons grecs à son guichet était également une farce.
L'irresponsabilité des dirigeants de la BCE
Troisième conséquence : une fois encore, donc, la BCE a pratiqué une forme de « chantage » sur un pouvoir démocratiquement élu d'un pays membre. Ce chantage devient presque un mode de gestion de l'euro. Il a déjà été pratiqué sur l'Irlande en 2010 et sur Chypre en 2013. Mais, ce qui est frappant, c'est qu'à chaque fois, les dirigeants de la BCE ne sont aucunement rendus responsables de ces actes. Aucune poursuite, aucune enquête sur ces méthodes n'est possible. On a même vu dans le cas irlandais avec Jean-Claude Trichet que, une fois le mandat des dirigeants achevé, ils n'ont pas davantage de comptes à rendre. L'indépendance de la BCE est à géométrie variable : elle est utile pour protéger les banquiers centraux, mais négligeable pour mettre au pas des gouvernements indisciplinés. Cette irresponsabilité est une faille démocratique désormais béante dans la construction de la zone euro, mais on voit bien que, dans les projets de réforme de la zone euro, il n'est pas question de revenir sur ce fonctionnement. Tant qu'il en sera ainsi, le désaveu populaire vis-à-vis de l'euro ne pourra que croître."

Et plus proche :

Mathias Thépot dans "La Tribune " du 11 décembre 2015 Article intitulé : Pourquoi l'Europe ne peut plus vivre en dessous de ses moyens Savourez cet article comme j'ai pu le savourer. Enfin, les dogmes tombent et la presse accepte de parler et d'écrire les réalités et non le consensus "imposé".

" Il est temps que l'Europe réinvestisse dans la croissance, et mette un terme à sa tendance à l'accumulation des excédents, selon l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE). Il est temps que la zone euro arrête de vivre en dessous de ses moyens et investisse ! C'est en substance le message délivré jeudi 10 décembre par l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), dans une étude intitulée « donner une chance à la reprise » en Europe, élaborée conjointement avec ses homologues de l'AK Wien (Autriche), l'ECLM (Danemark) et l'IMK (Allemagne). Ce groupe d'instituts -nommée IAGS - vise en particulier le couple germano-bruxellois, responsable des politiques de restriction budgétaire au sein de la zone euro, et qui sont source d'échec.
Reprise molle
Car après l'austérité des années 2011-2013, la reprise en zone euro peine à se matérialiser concrètement comment s'étonner de ce fait ? Qui connait une austérité profitable dans cette configuration, hormis pour les promoteurs de l'austérité qui ont adapté leur économie à percevoir les fruits de cette dernière au détriment d'autres pays et des Peuples ? Souvenez-vous des commentaires sur la trahison de l'allemagne de Merkel. : la croissance n'y sera que de 1,6 % pour 2015 et la Commission européenne table sur + 1,8 % en 2016 et + 1,9 % en 2017. De faibles taux, alors même que  les facteurs externes sont plutôt favorables à la croissance  : la baisse des prix du pétrole, un euro faible, une pause globale dans le processus de consolidation budgétaire, et surtout une politique monétaire impulsée par la Banque centrale européenne qui se veut expansionniste, au moins jusqu'en mars 2017.
Le chômage en zone euro reste par ailleurs proche des 11 %, avec de fortes divergences entre les pays, tout particulièrement entre les pays du nord et les pays du sud. L'avenir de certains pays importants, comme l'Italie, inquiète tout particulièrement les économistes de l'OFCE. Plus globalement, « il faudra attendre entre sept et huit ans avant de retrouver le taux de chômage d'avant crise en Europe », s'inquiète Xavier Timbeau, directeur principal à l'OFCE. Bref, le climat est morose.
Épargner ailleurs plutôt qu'investir chez soi
Mais il y a pire. En effet, l'un des grand maux de la zone euro, et tout particulièrement de l'Allemagne, c'est son obsession  pour l'accumulation des excédents courants. La politique allemande cherche à mettre tout en œuvre en interne pour être compétitif et conquérir des marchés mondiaux. Ainsi, l'Allemagne et, dans une moindre mesure, les autres pays de la zone euro préfèrent épargner leurs rentrées d'argent ailleurs qu'en Europe, plutôt que de les consommer ou de les investir sur le marché domestique. L'excédent courant de la zone euro atteint ainsi 3,8 % de son PIB en 2015, selon l'OCDE. Du jamais vu. A titre de comparaison, le solde positif de la balance courante de la zone euro n'atteignait que 0,5 % du PIB en 2010. Alors, ai-je été trop dur dans mes commentaires passés ?
Ainsi, à l'inverse de la Grande-Bretagne ou des Etats-Unis, l'investissement productif dans la zone euro est en constante baisse depuis 2011. Cette situation coïncide avec les politiques de restriction budgétaire mises en œuvre dans la zone, et qui ont contribué à minorer les dépenses de tous les acteurs économiques. Clairement, l'Allemagne impulse cette politique : son excédent courant atteint désormais 280 milliards de dollars soit 8,3 % de son PIB, selon l'OCDE, sur un excédent total de 436 milliards de dollars pour la zone euro.
Respecter les règles européennes
Obnubilé par sa conquête des marchés extérieurs, l'Allemagne joue depuis plus de 10 ans sur la modération salariale, la précarisation du travail et la maîtrise des comptes publics pour limiter la demande interne et renforcer sa compétitivité externe. Une politique qui, couplée avec une monnaie unique, mène la zone toute entière dans le mur, affirme l'OFCE.
Au cours des cinq dernières années, l'Allemagne a même affiché un excédent supérieur à 6 % du PIB, limite au-delà de laquelle la Commission européenne repère un « déséquilibre macroéconomique. ». Pour que les excédents dégagés soient réinvestis dans l'économie européenne, il faudrait donc déjà « que la Commission européenne demande à l'Allemagne de respecter les règles européennes et cet engagement de 6 % », estime Xavier Ragot, le président de l'OFCE. Il faut sortir de cette europe allemande pour mieux recréer l'Europe de la Paix avec une Allemagne non conquérante et non prédominatrice. Si ce n'est pas possible, il faut créer l'Europe de la Paix sans l'Allemagne tout en la controlant car, ne l'oublions pas, l'Europe de la Paix doit être créée pour se protéger du retour à une histoire "boche".  Pour celles et ceux qui pourraient penser que j'y ai été "fort", comment justifier une politique de paupérisation qui a mené des millions d'européens à la pauvreté voire à la pauvreté absolue ? Comment justifier les insultes employées par certains "politiques" allemands envers des peuples Européens ? Insultes identiques à celles employées par l'allemagne nazie ? Je répète que mes propos ne s'adressent pas au Peuple Allemand ni à l'ensemble des politiques allemands mais bien à la descendance politique nazie qu'elle soit allemande, belge, française ou autres. Etant Belge, nous avons eu et avons encore, nous aussi, notre lot de nazis.

Si je comprends que ces mots puissent géner, je pense qu'il nous faut toujours être des plus vigilants et des plus intolérants avec ces faits.

N'oubliez pas que nous entrons dans une phase de "révolution SOCIOECOPOFI" déjà connue dans l'histoire comme fin des années 20. L'influence des innovations informatiques et autres, si elles créeront un "nouveau monde" à terme, vont déstabiliser totalement les paradigmes actuels. C'est bien dans cette période qu'il faut A TOUT PRIX maintenir un niveau de vie des Peuples afin que ces derniers ne soient pas tentés par les extrêmes qui ne vivent que de la paupérisation et des peurs. L'économie est avant tout humaine, l'oublier en faveur d'une économie financière a toujours mené aux guerres. C'est pourquoi nous devons maintenir, entre le moment de la mise place des révolutions industrielles et les effets positifs de leur généralisation et de leur "maturité", le pouvoir d'achat de la majorité. Paradoxalement, cette réalité est assez simple à mettre en place et à valoriser si l'on accepte de revoir certains dogmes passés et actuels concernant le temps de travail, la rente universelle (quelle différence entre une rente universelle et le principe de multiples défiscalisations chargées de maintenir les ressources de quelques uns au détriment de l'ensemble et autres "stupidités SOCIOECOPOFI" mises à la charge de tous pour favoriser la minorité qui corrompt ?) etc.. pendant la période de déstabilisation économique.

C'est pourquoi, il nous faut "foutre en l'air" cette europe.

Cette europe n'est pas l'Europe de la Paix.

Cette europe est l'europe des lobbies et l'histoire a montré et démontré que cela se terminait toujours très mal.

Il nous faut "casser" cette europe pour mieux imposer sa reconstruction Humaine et Humaniste.

"Si les vivants ferment les yeux des morts, le temps n’est-il pas venu que les morts ouvrent les yeux des vivants"

Vaclav Havel : « La sauvegarde de notre monde humain n’est nulle part ailleurs que dans le cœur humain, la pensée humaine, l’humilité humaine, la responsabilité humaine. Sans révolution globale dans la sphère de la conscience humaine, rien ne peut changer positivement, même dans la sphère de l’existence humaine, et la marche de notre monde vers la catastrophe écologique, sociale, démographique ou culturelle, est irréversible"


Aymeric Jung : "Comme l’écrivait justement l’auteur de Big Brother “à une époque de supercherie universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire”."


Une hausse de l'euro nuirait à l'Allemagne
Il serait donc (enfin) temps d'investir dans la zone euro afin de faire repartir l'activité, invective les économistes de l'OFCE. Et pour convaincre l'Allemagne, en plus d'avancer le risque d'explosion de la zone euro tant la situation devient intenable pour certains pays, l'IAGS avance un second argument : celui de voir les excédents allemands perdre de leur valeur une fois que les politiques d'assouplissement monétaire de la BCE seront épuisées, car l'euro s'appréciera. Ainsi, au plus tard en 2017, l'OFCE prévoit « une appréciation du taux de change de 25 % de 1,30 à 1,40 dollar l'euro ». Ce qui aura un effet négatif sur la valeur des actifs accumulés hors zone euro par l'Allemagne ces dernières années.
De quoi, espère l'OFCE, persuader Berlin de réinvestir ses excédents dans la zone euro, et plus globalement de « remédier au problème de gestion macroéconomique de la zone euro », explique Xavier Timbeau.
Relancer (vraiment) l'investissement
L'OFCE milite surtout pour aller plus loin que le seul « Plan Juncker » en Europe, que Xavier Timbeau apparente à une recapitalisation à hauteur de 21 milliards d'euros de la Banque européenne d'investissement (BEI), laquelle l'a déjà été en 2012 de 60 milliards d'euros, ainsi qu'en 2005 de 67 milliards d'euros, « sans que cela n'ait un impact significatif sur l'investissement », constate-t-il. Il prône plutôt « une gestion active de la demande » par l'investissement afin d'enclencher un cercle vertueux à l'intérieur de la zone euro, et qui n'oublierait pas le risque de hausse des inégalités.
Car l'addition des individus au chômage, de ceux voulant un travail mais n'en cherchant plus, et des personnes en situation de sous-emploi, atteint environ 23 % de la population active de la zone euro, selon les chiffres recoupés par l'OFCE. L'investissement social, notamment dans l'éducation, ne pourra donc être délaissé. Sous peine de laisser aux générations futures un héritage bien médiocre. ou la guerre."

Commentaire : Si parfois mes commentaires vous choquent, je tiens à vous présenter mes excuses . Cela est du au fait que mes analyses se basant à la fois sur les enseignements du passé et sur la prospective me font toucher (peut-être à tort) des évidences qui parfois sont des plus négatives. Pour celles et ceux que je choque, j'espère qu'elles et qu'ils ne retiennent que la pertinence de mes propos. Pertinence qui ne se juge que dans le temps et non dans l'instant moutonnier de la publication. Si pendant des années, j'ai opté volontairement pour être et rester dans le système du "bien penser" et de l'anonymat, je pense que les dérives de l'europe allemande, du monde financier etc... implique de dire, au risque de se tromper, nos réalités. Dans tous les cas, le temps est notre seul juge. Avec le temps, comment jugez-vous le bien fondé (ou non) de mes propos ? Excellent week-end. A ce stade, j'ose écrire "avec toute mon amitié".

Dans "Le Figaro" du 6 janvier 2016 : Un rapport préconise la création d'un revenu universel en France

" Le Conseil national du numérique (CNNum) a présenté ce mercredi matin 20 pistes pour anticiper les mutations du monde du travail à l'heure du numérique à la ministre du Travail Myriam El Khomri.
«Les institutions, les pouvoirs publics et les partenaires sociaux doivent prendre la mesure de la transformation numérique et agir en conséquence», a déclaré ce mercredi la ministre du travail, Myriam El Khomri, lors de la remise du rapport sur «l'emploi et le travail à l'heure du numérique». Commandé il y a un an et réalisé par le Conseil national du numérique (CNNum), le document présente 20 recommandations, assez générales, destinées à alimenter les projets de loi de Myriam El Khomri sur le travail et d'Emmanuel Macron sur les «nouvelles opportunités économiques».
Fruit de 50 auditions de sociologues, syndicats, économistes, entreprises et collectivités, la réflexion porte principalement sur les métiers du futur, la place du travail et du salariat et l'encadrement de l'économie collaborative. Parmi les pistes proposées, celle de l'évaluation du bien fondé d'un revenu universel, où chaque citoyen percevrait une somme minimale lui permettant de vivre décemment. «Le CNNum pense qu'il est absolument nécessaire de se poser la question aujourd'hui pour y répondre demain», explique le rapport, qui propose la réalisation d'une étude de faisabilité de la mesure et recommande de s'appuyer sur les expérimentations déjà en cours. Selon Europe 1, ce revenu pourrait être compris, en France, entre 600 et 800 euros par mois. Un montant similaire à ce qui est étudié en Finlande.
Encadrer les plateformes de l'économie collaborative
Favoriser le cumul d'activités, consolider la protection sociale des travailleurs «uberisés» sont autant de pistes proposées dans ce rapport pour faire face aux mutations de l'emploi à l'heure du numérique. «Le développement de l'économie collaborative est porteur d'emploi. Il faut l'encourager, ne pas hésiter à la sécuriser juridiquement», a ajouté Myriam El Khomri. Dans son rapport, le CNNum recommande d'encadrer les plateformes de l'économie collaborative. Pour son directeur, Benoît Thieulin, «l'économie collaborative est un réel stress test pour la résilience de nos politiques publiques».
Il faut trouver «une nouvelle manière de penser la relation entre le travail et la distribution des richesses», soulignent les auteurs du rapport. Le groupe de travail propose également de faire «évoluer le droit commun» pour «assurer une protection effective pour les travailleurs indépendants mais économiquement dépendants». La définition du «lien de subordination doit changer», «l'employeur doit avoir des devoirs en matière de protection sociale», explique à l'AFP Nathalie Andrieux, membre du Conseil national du CNNum.
Le rapport prône également de «valoriser l'alternance entre les différentes formes d'emploi» en favorisant «le travail en temps partagé» et la pluriactivité, qui, selon l'Insee, concerne 2,5 millions de personnes. Autre enjeu crucial pointé: la formation professionnelle, que le rapport appelle à «transformer» et moderniser en profondeur, en valorisant notamment l'acquisition des connaissances tout au long de la vie. Un débat public sur le compte personnel d'activité sera lancé le 21 janvier sur une plateforme internet, a d'ailleurs déclaré Myriam El Khomri. «Les acteurs de la société civile pourront contribuer»."

Commentaire : Je ne doute pas que dans quelques années les Fonds de Stabilisation Boursier soient mis en place car ils sont une solution globale. Là-aussi, le futur sera notre seul juge.