Davos 2016

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DAVOS 2016

 

Dans "Trends Tendances" Belgique du 2 février 2016 : 'Sans cash, qui empêchera un fisc omnipotent de se servir sur les comptes ?'

"Le cash n'existera plus en 2026", dans dix ans donc. C'est en tout cas l'avis de John Cryan, le nouveau patron de la Deutsche Bank. Et il ne s'est pas privé de le dire au cours de la dernière édition du Forum de Davos, cette réunion annuelle des grands patrons de ce monde.
À vrai dire, John Cryan n'est pas le premier à souhaiter la suppression du cash de nos sociétés et à le dire haut et fort.
Des économistes distingués et des consultants pensent également que ce serait une excellente chose. Outre les problèmes liés au cash, comme ses coûts de production, de stockage ou pour éviter la contrefaçon, le liquide serait également à l'origine du blanchiment d'argent sale. Bref, pour toutes ces raisons, c'est un peu "haro sur le cash" depuis ces deux dernières années.

D'ailleurs les gouvernements font tout pour décourager leurs citoyens d'utiliser le cash. En Belgique, il est interdit de payer quoique ce soit par cash au-delà de 3.000 euros. Et le gouvernement français, toujours excessif dans ses démarches, a même abaissé la barre à 1.000 euros, autant dire, rien. Encore une fois, ce débat qui semble anodin est pourtant potentiellement dangereux pour le citoyen. L'argument de la lutte contre le crime, le blanchiment d'argent sale, le terrorisme ou la fraude fiscale ne suffit pas à justifier la disparition programmée du cash. Après tout, comme l'écrit si bien l'analyste financière Simone Wapler, les trafiquants, criminels et autres terroristes utilisent aussi les routes et l'éclairage public, et on ne les supprime pas pour autant !
Le débat sur la disparition du cash ne doit pas être confisqué par les banques commerciales. Elles ont tout à y gagner...
Quant à la suppression du cash, elle est dangereuse, car elle signifie que toute notre épargne sera dématérialisée. Autrement dit, le jour où nos avoirs, épargne, livrets, comptes, déclarations d'impôt, prélèvements automatiques, facturations, numéros de compte, allocations, salaires et dépenses de santé seront en ligne, et de plus en plus corrélés, qui empêchera un État malveillant ou un fisc omnipotent de bloquer d'un seul "clic" tous ces comptes ? Bonne question en effet !
Les Suisses, qui sont des gens raisonnables, ont la chance d'avoir un journal sérieux, Le Temps, qui a publié une tribune expliquant que la suppression du cash est... immorale ! Rien que cela ! Et ce n'est pas faux. Il est juste de dire qu'une société sans cash est immorale, car la propriété de l'individu est entièrement soumise et prisonnière d'un système dirigiste de contrôle, de prédation et de spoliation. Nous avons encore la chance de vivre dans des démocraties, mais ces démocraties sont sans le sou, et on l'a vu à Chypre, lorsque les caisses sont vides, on vient se servir sur les comptes des épargnants.
Et sans cash, ce sera infiniment plus facile. Il suffira de transférer le montant d'un clic vers les comptes de l'État.
Le débat sur le cash ne doit pas être confisqué par les banques commerciales qui ont tout à y gagner. Ce débat doit venir sur la place publique avant qu'il ne soit trop tard.

Dans "www.faitsdivers.org" Suisse du 22 janvier 2016 : Une femme très pauvre hérite de 600 000 euros mais préfère tout donner

" Marija Zlatic, 86 ans, vit dans des conditions très précaires, près de Boljevac en Serbie. Elle touche une retraite misérable de 65 euros par mois. 

L'octogénaire a récemment hérité de la somme de 600.000 euros. 

Mais elle préfère continuer sa vie modeste dans sa maison délabrée et donner l'argent à d'autres. Notamment à ceux qui l'aident tous les jours depuis plusieurs années. 

Ces personnes, qui habitent dans un village à deux heures de marche de la maisonnette de Marija, lui apportent régulièrement des vivres et du bois pour se chauffer. 

"Je n’ai pas besoin d’argent, alors je l’ai donné. Eux, ils en ont besoin. Ma retraite me suffit largement", assure Marija. 

La vieille dame a en fait hérité après la mort de son mari, qui vivait lui en Australie. Marija avait quitté son village pour le suivre en 1956, mais elle était rentrée moins de deux ans plus tard pour s’occuper de sa mère malade et n’était plus jamais repartie. "

 

Dans "Bilan/AFP" Suisse du 22 janvier 2016 : A Davos, le compte à rebours est lancé pour résoudre la crise migratoire

Le compte à rebours est lancé pour résoudre la crise migratoire faute de quoi c'est tout l'édifice européen qui va s'effondrer, ont estimé plusieurs responsables réunis cette semaine au Forum économique de Davos.
"Nous avons quelques semaines devant nous pour fournir nos options (...) faute de quoi il y aura des réponses individuelles des pays, le début d'un inéluctable processus de démantèlement", a prévenu vendredi le ministre français de l'Economie, Emmanuel Macron, devant un parterre de décideurs.
Depuis mercredi, plusieurs participants à cette réunion de l'élite mondiale dans le village suisse enneigé ont dit que l'Europe jouait sa survie face à l'afflux de migrants.
Jeudi, Manuel Valls avait mis en garde contre une "dislocation" du projet européen face aux différents défis qui se dresse devant lui, dont la crise migratoire.
"Nous devons avoir prise sur ce problème dans les six à huit semaines", a prévenu jeudi le Premier ministre néerlandais Mark Rutte, parce "quand le printemps va revenir et que le nombre (de migrants) va quadrupler, alors que l'Union ne peut plus gérer" de telles arrivées. Quand on déstabilise les pays volontairement .......
Dans la sphère privée également on s'inquiète.
"L'Union européenne est en train de tomber en morceaux" a assuré le financier américain George Soros, une figure de la finance mondiale.
"C'est la panique dans la politique d'accueil de l'Europe", car "nous avons passé le point de bascule au-delà duquel l'afflux (de migrants) baisse la capacité d'intégration des pays", a-t-il dit jeudi soir devant quelques participants au forum réunis dans un hôtel.

Dans cette "panique", c'est "chacun pour soi, et dans ces conditions je ne peux pas blâmer (le Premier ministre populiste hongrois) Viktor Orban d'essayer de protéger ses frontières", a affirmé le financier né à Budapest, tout en précisant qu'il convenait de le blâmer pour refuser de participer à une politique d'accueil commune.
 "Seuls à gérer"
 Le ministre des Affaires étrangères polonais Witold Waszczykowski se sent lui aussi abandonné face aux migrants en provenance de l'Est, dont un million d'Ukrainiens sur fond de conflit avec la Russie, même si les autorités ukrainiennes démentent qu'il s'agisse de réfugiés.
"Nous sommes seuls à gérer cette crise", a-t-il dit à Davos, rappelant que pour les migrants en provenance du Proche-Orient Proche-Orient que la france et l'europe continuent de déstabiliser volontairement au titre d'une idéologie de business et absolument pas au titre d'une origine humaine et Humaniste. Les réfugiés sont LES réfugiés des lobbies financiers qui "achètent" les décisions qui leurs sont favorables.. Le business par la déstabilisation des pays. Après les USA, cette pratique redevient à la mode. Il est vrai que dans ce domaine la france a aussi une sacré expérience avec l'Afrique etc... , l'UE avait tout de même réussi à trouver un accord avec la Turquie.
Une désorganisation européenne d'autant plus délicate à gérer que certains pays membres n'attendent des propositions de Bruxelles que pour mieux les rejeter, a critiqué la Commissaire européenne aux affaires étrangères Federica Mogherini, également présente au forum.
"Nous risquons de nous retrouver dans ce cycle où les pays demandent des solutions européennes dont ils bloquent ensuite la mise en oeuvre", selon elle, dénonçant des postures électoralistes.
Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a lui réclamé une "augmentation de 30% dans les réponses aux appels aux financements humanitaires des Nations unies".
Le département d'Etat a précisé que cet appel à contributions devrait porter l'aide humanitaire internationale pour les réfugiés "de 10 milliards de dollars en 2015 à 13 milliards de dollars cette année".
Mais certaines voix se sont aussi élevées pour affirmer que cette crise pouvait présenter des avantages économiques, comme celle du gouverneur de la Banque centrale européenne Mario Draghi qui en parle comme d'une "opportunité". Tout est dit. Il faut voter contre l'europe qui se met en place. Cette europe est une europe du business et non l'Europe de la Paix. LE PASSE NOUS A APPRIS QUE CETTE APPROCHE ETAIT CELLE QUI MENAIT AUX GUERRES AU PROFIT DE LEURS PROMOTEURS LOBBYISATEURS.

VOUS EN DOUTEZ ? PRENEZ LE TEMPS DE POSER VOS QUESTION SUR INTERNET ET VOUS AUREZ NOMBRE DE DOCUMENTS ETATIQUES EXPLICATIFS QUI PROUVENT QUE LES GUERRES ONT ETE PROVOQUEES VOLONTAIREMENT SUR DES MENSONGES SOCIOLOGIQUES, ECONOMIQUES, POLITIQUES OU FINANCIERS. EX : LA GUERRE DU VIETNAM ETC ...
"C'est une opportunité. Vous investissez sur l'intégration des réfugiés et vous récupérer du retour sur investissement", abonde l'économiste Hélène Rey, également présente à Davos. En pleine crise économique et paupérisation des Peuples "accueillants" et le tout dans une compétition mondiale au plus bas coût et en pleine révolution industrielle, informatique etc ... Compétition dans laquelle nous jouons contre des pays à la démographie inverse à la nôtre, aux us et coutumes à mille lieux des nôtres etc.. En fait, en pleine révolution SOCIOECOPOFI (SOCIOlogie, ECOnomie, POlitique, FInance), nos politiques nous sabordent en faveur du plus grand return financier de tous les siècles pour les promoteurs des politiques actuelles.
"L'immigration pourrait en fait accroître un peu la croissance en Europe" du fait des dépenses engagées pour les héberger. "Politiquement c'est une autre histoire", estime Nariman Behravesh, chef économiste du cabinet britannique IHS.
Le FMI est plus circonspect: "Avec un taux de chômage élevé dans plusieurs pays européens, l'intégration des réfugiés (...) pourrait prendre plus de temps qu'ailleurs", selon un rapport du Fonds présenté mercredi à Davos par sa patronne, Christine Lagarde.

Commentaire : Le 28 janvier la presse publia quantité d'articles sur la moisson" des contrats notamment en Iran. Je ne les ai pas mis pour ne pas alourdir cet document. Un exemple pour la France ICI

Dans "Le Temps" Suisse du 25 janvier 2016 : Ce qu'il faut retenir du WEF 2016

" La 46e édition du World Economic Forum s'est clôturée samedi. Elle s'est tenue sous tension, alors que trois grandes crises ébranlent le monde
Le 46ème Forum de Davos avait une saveur particulière cette année.
La manifestation s'est tenue sous tension alors que trois grandes crises ébranlent le monde: crise des réfugiés en Europe, crise des marchés avec des matières premières au plus bas et crise conjoncturelle avec une économie chinoise qui connaît le taux de croissance le plus bas depuis 25 ans.
L'économie mondiale à la peine
Le jour de l'ouverture du WEF, le FMI a tiré la sonnette d'alarme: l'économie mondiale pourrait bien dérailler. L'institution a abaissé de 0,2 point sa prévision de croissance pour 2016 (3,4%) comme pour 2017 (3,6%) en pointant la situation «périlleuse» de nombreux pays émergents, guettés par le «ralentissement généralisé». L’enjeu n’est pas mince: les pays émergents et en voie de développement pèsent pour «plus de 70%» de la croissance planétaire. A mettre en rapport avec mes commentaires de l'article precedent.
La Chine a annoncé, elle, se trouver à 6,9% de croissance, soit le taux le plus bas depuis 25 ans. Devant les inquiétudes, les autorités ont voulu convaincre qu'elles avaient la situation en main: «L'économie est sur la bonne voie», a assuré Li Yuanchao.
Alors que la Réserve fédérale américaine vient d'entamer une remontée de ses taux, les marchés sont sous tension. Cette semaine, la plupart des places boursières sont rentrées dans un marché baissier (c'est à dire qu'ils sont à moins de 20% de leur plus haut niveau) et le pétrole semble s'installer sous la barre des 30 dollars - du jamais vu depuis 13 ans - ce qui crée des tensions chez les pays producteurs sans encore faire sentir d'effets positifs du côté des consommateurs.
Seul à avoir réussi à calmer les marchés, Mario Draghi a assuré vendredi avoir des instruments illimités pour raviver l'inflation en Europe, toujours au plus bas.
L'Europe pourrait éclater
Les chefs d'Etat de de gouvernement avaient des mines très sombres à Davos. Pour le premier ministre français Manuel Valls, «l'Europe pourrait sortir de l'histoire» au moment où la crise des réfugiés montre l'incapacité de l'Union de faire face de manière coordonnée. Le Vieux Continent sent aussi qu'il faut accélérer les réformes sur le plan économique si il ne veut pas rester à la traîne de la 4e révolution industrielle. Emmanuel Macron, le ministre français de l'économie, a ainsi annoncé la fin des 35 heures à Davos, même s'il n'est pas sûr qu'il obtiendra l'appui de François Hollande. Ubuesque ! En être encore à ce niveau là....
David Cameron s'est montré déterminer à négocier un nouveau partenariat avec l'UE plus avantageux pour son pays avant d'organiser un référendum où le peuple décidera si le Royaume-Uni reste, ou pas, dans l'alliance. Les enjeux de sécurité et de défense sont aussi au centre des discussions, sur le continent pour se défendre contre le terrorisme, en Syrie et en Irak pour stopper le flux de réfugiés qui provient de ces pays. Qui a déstabilisé ces pays, à quel titre et à quel prix payé par l'ensemble des Peuples ? Quels sont les résultats de ces déstabilisations ? Cela fait vivre qui, au détriment de qui ? Pour Wolfgang Schäuble, ministre des finances allemands, il faut envisager une sorte de «plan Marshall de plusieurs milliards». Super....pour l'allemagne qui a besoin de cela. Mais pour nous et les autres pays ? Quant à l'ensemble des Peuples, ils ne seront plus considérés que comme des éléments dans un jeu où l'Etre Humain devra se battre pour rester compétitif en un moment ou le travail manquera et sera monopolisé par ceux qui accepteront le moins en terme de qualité de Vie pour eux et leurs enfants, pour la minorité des techniciens et intellectuels recherchés ou pour les politiques coopérateurs. Quant aux autres... Qui est, sont, les mieux préparés à ce jeu de dupes ?
Les inquiétudes montent autour de l'emploi
L'OIT estime que pour 2015, le chiffre final du chômage devrait se situer à 197,1 millions et la prévision pour 2016 fait état d’une augmentation d’environ 2,3 millions pour atteindre 199,4 millions. Il est probable qu’1,1 million de sans emploi viendront aggraver le chiffre total en 2017, selon l'institution. Dans un rapport basé sur un sondage mené au sein de 366 entreprises représentant 13 millions de salariés, le WEF indique de son côté que 5 millions d’emplois sont menacés par la quatrième révolution industrielle dans les cinq ans qui viennent.
Des experts parlent aussi de 47% de jobs aux Etats-Unis qui pourraient être remplacés par l'automatisation des processus. Les experts craignent un chômage de masse et que l'écart de revenus se creuse encore un peu plus entre ceux qui ont des jobs peu qualifiés et les plus éduqués. Le risque de tension sociale serait alors accru. Le vice-président américain Joe Biden, présent à Davos, a loué la classe moyenne qui constitue le socle de la démocratie au moment où les écarts entre classes sociales semble s'élargir.
La Suisse ne doit pas se reposer sur ses lauriers
L'Open Forum, en marge du WEF, a aussi été l'occasion de se demander si le modèle suisse était en danger. Une discussion, réunissant les patrons d'ABB, Adecco et UBS, aux côtés de Johann Schneider Amman, qui s'est transformé en plaidoyer pour moins d'interventionnisme de l'Etat et de réglementation. Egalement présent, le directeur de l'EPFZ a défendu l'importance de la formation et la nécessité pour la Suisse de se rappeler d'où vient sont succès. Et de ne pas se reposer sur ses lauriers.
La Russie ne veut pas sombrer
Pas plus que l’an dernier, les Russes présents à Davos n’ont bombé le torse. Après une année 2015 difficile, aucun participant ne s’est aventuré à prédire une amélioration en 2016. «Il n’y a rien à attendre de l’économie russe cette année», a prévenu Vladimir Dmitriev, président de la banque de développement Vnesheconombank. Les milieux économiques n’ont pas plus d’espoir: «Il n’y a pas que le secteur pétrolier qui va encore souffrir. Toutes les activités qui dépendent des dépenses des consommateurs vont être à la peine, de même que la construction», a expliqué Elizaveta Osetinskaya, directrice éditoriale de l’agence d’information russe RBC.
Lire aussi:  Les Russes ne veulent pas sombrer dans le pessimisme
La montée du populisme inquiète Au fait, c'est quoi le populisme ? Serait-ce le simple fait de dire non ?
Les craintes de la montée du populisme ont pesé sur Davos alors que des rendez-vous importants vont jalonner l'année 2016 comme les élections aux Etats-Unis où Donald Trump fait figure de favori du parti Républicain et le référendum en Grande-Bretagne sur l'éventuelle sortie du pays de l'UE. Ce qui poussent les plus modérés à agir. Angela Merkel qui vient d'habitude à Davos où elle reçoit un chaleureux accueil de la part des participants a du rester cette année pour gérer la crise née de l'afflux de réfugiés.
Joachim Gauck, le président allemand, a exprimé au WEF son opposition à la chancelière qui se refuse, pour l'instant et au contraire de l'Autriche, de mettre une limite à l'afflux de migrants alors que son pays en a déjà accueilli 1 million en 2015. Pour le président «si les démocrates ne veulent pas parler de limitations alors les populistes et les xénophobes le feront». L'Allemagne utilise l'immigration pour corriger les effets de sa démographie. Voir article suivant paru le lendemain de cette revue de presse spéciale DAVOS.
Les robots vont-ils remplacer les humains?
De nombreux débats ont tournés autour de cette question toute la semaine. L'arrivée des processus automatisés et des robots dans l'entreprise et la vie de tous les jours va massivement transformer l'économie. Côté positif, l'intelligence artificielle (IA) va permettre à l'homme de résoudre des problèmes très complexes comme le cancer ou les changements climatiques. Mais elle va aussi remplacer toute une série de jobs et de nombreux experts estiment que tout le monde peut être touché.
Pour Illah Nourbakhsh, professeur de robotique à Carnegie Mellon qui travaille avec Uber sur les voitures sans pilote, «cela va affecter les cols bleus comme les cols blancs». L'économiste du MIT Erik Brynjolfsson souligne que “nous nous dirigeons vers un monde où il y aura beaucoup plus de richesses pour quelle répartition ? Il sufffit d'analyser aujourd'hui pour comprendre où pourrait nous mener le futur et beaucoup moins de travail". Une étude publiée par le WEF montre que l'IA va détruire 7,1 millions de jobs ces cinq prochaines années dans les 15 principales économies du monde et n'aidera en parallèle à en créer que 2 millions d'autres.
Une révolution qui annonce la fin du travail?
Le chômage technologique pousse les économistes à imaginer de nouvelles solutions. Sans beaucoup de succès
Cinq millions d’emplois à risque dans les pays développés. 47% des postes aux Etats-Unis… Depuis le début de la semaine, à Davos, les études se sont multipliées pour dire les dangers qui pèsent le marché du travail alors que l’intelligence artificielle et les robots ne cessent de progresser.
La quatrième révolution industrielle créera-t-elle plus d’emplois qu’elle n’en détruira? UBS, mardi, exprimait déjà des craintes. «Les emplois peu qualifiés sont à risque et ces changements pourraient creuser les inégalités», a expliqué Axel Weber, président de la grande banque suisse. Pour Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie très enclin au catastrophisme, «par le passé, les vagues d’innovation ont créé de nouveaux métiers, mais rien ne prouve que ça se reproduira!»
Rencontré en marge d’une conférence, Philipp Jennings, président du syndicat UNI Global, représentant le secteur des services, s’est dit ravi que le thème de l’emploi soit au cœur de toutes les discussions. «Nous avons essayé d’attirer l’attention sur ce sujet et les conséquences des progrès technologiques depuis des années. Il ne s’agit pas seulement d’un épisode, qui concerne par exemple la gouvernance d’internet, mais que tous ces changements auront un impact global sur la façon dont l’économie fonctionne», a ajouté le responsable. Il voit ceci comme un triangle des Bermudes, dont la technologie, le chômage et la cohésion sociale forment les trois parties.
Les progrès technologiques pousseront-ils vers un monde sans travail? La préoccupation provient notamment de la digitalisation de toute l’économie qui devrait bientôt laisser place à la robotisation. «Le but du futur a toujours été le plein-emploi, explique Dileep Georges de la start-up Vicarious qui s’est donné pour mission de concevoir la prochaine génération d’algorithme pour l’intelligence artificielle. Mais si nous parvenons à créer des machines aussi intelligentes que nous, elles feront le travail à notre place». C’est le moment où l’homme va se retrouver face à une grande question, «que faire d’un temps de loisir désormais illimité?», selon Eryk Brynjolfsson du MIT.
Ce chômage technologique amène peu de réponses de la part des économistes qui s’avouent pour la plupart dépassés pour anticiper ce qu’il adviendra du marché du travail. Selon ce dernier, «nous assistons à un grand découplage avec plus de millionnaires mais le revenu médian est plus bas qu’il y a 20 ans. À la première révolution industrielle, nos aînés ont apporté des innovations comme éducation généralisée puis la sécurité sociale. Il faudra des nouvelles idées de ce type». Le revenu minimum de base devient un thème en vogue, notamment du côté de certains représentants de la Silicon Valley. Les Suisses voteront sur ce thème le 5 juin.
Reste que l’économie est dynamique et que rien ne permet de tout voir en noir. Comme le relève Eryk Brynjolfsson, «il n’y avait pas de pilote avant les avions, nous ne savons rien des métiers liés aux technologies à venir».

Commentaire  : Et le lendemain paru :

Dans "Trends Tendances" Belgique du 26 janvier 2016 : Les PME allemandes, prêtes à recruter des réfugiés

" Plus de la moitié des PME allemandes estiment que les réfugiés peuvent contribuer à adoucir la pénurie de main d'oeuvre, leur plus grosse préoccupation à l'heure actuelle, et 85% sont prêtes à en recruter, selon un sondage publié mardi. Selon cette enquête réalisée par la société de conseil EY (ex-Ernst and Young) auprès de 3.000 entreprises représentant le "Mittelstand" allemand, 49% des PME souffrent d'un manque à gagner en raison de la difficulté à trouver la main d'oeuvre adéquate.
Plus de la moitié des PME sondées (55%) "anticipent que les réfugiés qui arrivent en Allemagne vont contribuer à adoucir la pénurie de main d'oeuvre", selon un communiqué d'EY, et 85% "seraient prêtes à donner un emploi à un réfugié dans leur entreprise". Voilà encore une des conséquences de l'europe allemande. Allemagne qui, n'ayant aucun contrepouvoir politique contre elle, a pu triturer l'Europe de la Paix initiale comme simple outil au service de l'allemagne. Nos politiciens nationaux n'ont été que des guignols pour les uns et des collabos pour les autres.
L'Allemagne a accueilli 1,5 million de demandeurs d'asile depuis le début 2014, dans lesquels certains voient, à terme, le salut pour une économie allemande qui pâtit déjà du vieillissement de la population et a du mal à assurer la relève dans certains métiers et secteurs.
Chez les PME, la pénurie est particulièrement marquée dans les services, dans le BTP et le secteur de l'énergie, selon EY, et elle conduit à un manque à gagner annuel de chiffre d'affaires estimé à 46 milliards d'euros.
Mais il faudra attendre encore de longues années avant que les réfugiés tout juste arrivés puissent combler les trous, mettent en garde nombre d'experts, le temps d'apprendre la langue et d'acquérir les qualifications nécessaires sur un marché du travail très regardant sur diplômes et certificats. FAUX et archi FAUX. Cela dit, il faut bien qu'ils trouvent un moyen de faire passer la pillule. Le marché du travail en allemagne est regardant à la qualité avant tout, alors qu'en france c'est le diplôme. Situation qui a fait que quantité de personnes en france se sont inventées des diplômes (à priori même Taubira aurait menti) tant le marché est fermé sans diplôme. Réalité empirée maintenant avec la mode des clubs des anciens qui se cooptent entre-eux. Comme le démontre l'expérience française par rapport à l'allemagne, si le diplôme est loin de faire la qualité, il permet vrai ou faux de faire partie de certains clans. Clans à l'intérieur desquels, il n'est demandé que d'être un mouton non "gêneur". Exemple dans le monde financier où l'on continue de vendre des fausses performances et de pratiquer l'abus de confiance et l'escroquerie des investisseurs à toutes les échelles y compris par ceux qui devraient être l'élite à savoir ceux qui se font appeler Conseil en Gestion de Patrimoine et leurs associations (voire mes courriers à ces associations pour comprendre). Rien d'irrévérencieux...malheureusement. Point de généralité, je connais quantité d'entre-eux qui, bien que n'ayant d'autre choix que de suivre la déliquescence des association et regroupements divers et variés, essayent d'offrir dans tous les cas des réelles prestations HONNETES et LOYALES. 
Parmi les PME interrogées par EY, 80% voient dans les faibles connaissances linguistiques "le plus gros obstacle" à l'intégration des réfugiés sur le marché du travail.

Euractif dans "La Tribune" du 26 janvier 2016 : Davos voit dans l’instabilité la nouvelle norme mondiale Non, Davos crée l'instabilité mondiale

" Le Forum économique mondial de 2016, qui s'est clôt le 23 janvier, examinait les prévisions économiques pour le 21e siècle : économie robotisée et intelligence artificielle dans un monde plus instable et inégal.
Les éditions récentes du Forum économique mondial de Davos ont vu des hommes politiques, chefs d'entreprises et banquiers tenter de faire amende honorable après la débâcle financière de 2008, qui a plongé le monde dans une série de crises graves.
Les risques qui menacent l'économie mondiale restent extrêmes. Si les personnalités politiques appellent l'UE à la prudence, les hommes d'affaires sont toujours optimistes quant à un « atterrissage en douceur » de l'économie chinoise, en récession après trois décennies de croissance effrénée.
De leur côté, les pessimistes estiment que la chute des prix du pétrole pourrait annoncer un ralentissement de la production mondiale qui frapperait brutalement la seule économie florissante de l'Europe : l'Allemagne.
Face aux risques croissants, les techno-optimistes ont tenté de convaincre l'élite internationale des bienfaits de la révolution numérique. Pour eux, une nouvelle génération de robots et de systèmes d'intelligence artificielle constitue la promesse d'une quatrième révolution industrielle et d'une prospérité retrouvée. Prospérité retrouvée pour qui ? Pour les Peuples paupérisés, mis au chômage, en concurrence avec des prix maintenus les plus bas possible etc...
Incertitude et inégalités
La révolution numérique s'accompagne pourtant elle aussi de nouveaux défis, et même les techno-optimistes en sont conscients. Les professeurs Erik Brynjolfsson et Andrew McAffee avertissent ainsi que la numérisation pourrait mener à « une plus grande concentration des richesses et du pouvoir », et donc à une économie encore plus instable.
À long terme, il faudra s'habituer à une « incertitude et une volatilité à la fois dans l'économie et dans la politique, et cela ne changera pas », confirme Jim Moffat, directeur général de Deloitte. « Les organisations commencent à s'adapter. »
Les dirigeants politiques, hommes d'affaires et autres personnalités interrogés par EurActiv lors du Forum de Davos peignent tous le même tableau : le monde ne peut plus être divisé entre les optimistes et les pessimistes. La « nouvelle norme » de l'instabilité pourrait apporter un avenir radieux à certaines, mais elle laissera également plus de citoyens sur le carreau.
La perte de contrôle sur le commerce mondial est notamment alimentée par l'érosion des structures de base du pouvoir.  La crise des réfugiés, les turbulences du secteur de l'énergie et même le système politique instable en Espagne sont autant de symptômes de cette tendance, assure Moises, Naim, ancien directeur de la Banque mondiale et membre actuel du Carnegie Endowment for International Peace. « Davos est une manifestation de cette tendance. »
Il explique que le vide de pouvoir a été le principal sujet de conversation d'un dîner tout est dit "le vide du pouvoir" auquel il a assisté en compagnie des principaux PDG participants au forum. « Il s'inquiètent beaucoup des menaces potentielles provenant de sources inattendues », selon lui.
Au début de l'année 2016, la Chine est la principale source d'inquiétude. En pleine transition entre une économie basée sur l'exportation et un marché principalement domestique, le principal moteur de croissance mondial est grippé et le monde doute des chiffres de croissance annoncés par Pékin.
Nouriel Roubini, professeur d'économie de l'université de New York, pessimiste notoire, fait pourtant partie de ceux qui estiment que l'économie chinoise va connaitre un « atterrissage en douceur » et se stabiliser.
Pessimisme pour l'Europe
Plusieurs participants s'accordent cependant à dire que la Chine n'a pas été le principal sujet des conversations, contrairement aux attentes.
Le prix Nobel Joseph Stiglitz est d'avis que l'élite mondiale « devrait être plus pessimiste vis-à-vis de l'Europe et moins vis-à-vis de la Chine ». L'économiste appelle notamment à une modification du cadre de gouvernance de la zone euro et à la fin de l'austérité. Il s'inquiète également de l'absence de réaction pertinente à la crise des réfugiés.
Carl Bildt, ancien premier ministre suédois, a cité certains des nuages à l'horizon européen : le référendum britannique sur l'Europe (dont le résultat sera « 50-50 », selon lui), la crise des réfugiés (qui pourrait mener à la désintégration de Schengen, une catastrophe économique pour l'Europe) et la transition numérique, que les dirigeants européens sous-estiment, selon lui, au vu de la fragmentation législative en matière d'économie.
Pour Christopher Pissarides, prix Nobel d'économie en 2014, c'est la fragmentation politique est la principale menace qui pèse sur l'Europe. « Les institutions européennes ne font pas leur travail d'agrégateurs des intérêts nationaux », regrette-t-il. « Ce n'est pas l'UE et le projet commun auquel nous nous attendions dans les années 1990, quand le processus s'est accéléré. »
Le marché numérique fragmenté est également perçu comme un frein empêchant le Vieux Continent de faire partie de l'avant-garde de la quatrième révolution économique, indique Carlos Moedas, commissaire européen à la recherche, à la science et à l'innovation.
« L'Europe est un centre de connaissance, nous avons tous ce qu'il faut pour réussir, mais les divisions nationales nous en empêchent », assure-t-il.
« Chômage intermittent »
Étant donné sa population vieillissante et sa dépendance énergétique, l'Europe ne peut pas se permettre de passer à côté du changement du paradigme technologique, avertissent spécialistes et entrepreneurs. À l'ère où le marché du travail sera dominé par un chômage intermittent, les seuls gouvernements qui assureront une économie florissante à leur pays sont ceux qui mettront en place des politiques de stimulation de l'entrepreneuriat et équipent leurs citoyens de compétences adéquates.
 « Le plus grand défi sera de gérer le chômage intermittent de masse » et un système social en déclin, préviennent Nicolas Colin, investisseur français, et Bruno Palier, chercheur à Science Po.
Après près de dix ans à essayer de panser les plaies de la grande récession, le forum de Davos a tenté cette année de considérer l'avenir avec optimisme, mais l'espoir ne suffira pas à l'époque de l'instabilité.

ET EN MÊME TEMPS

Myret Zaki dans "Bilan" Suisse du 21 janvier 2016 : «Le cash n’existera plus dans dix ans»

" La banque de détail et la gestion des données bancaires connaissent une révolution, selon les dirigeants du FMI, de Morgan Stanley, de Deutsche Bank et de Paypal réunis à Davos.
   “Le plus grand défi pour le secteur financier, ce n’est pas la régulation, mais les nouveaux challengers numériques des banques”, lance Gillian R. Tett, rédactrice en chef du Financial Times aux Etats-Unis. « Nous pourrions même voir les banques apprécier soudainement les régulateurs, car ils ont le pouvoir de freiner leurs concurrents du web ».
Pour Christine Lagarde, directrice du FMI, le fait que des jeunes recourent à des services bancaires souvent sans jamais être entrés dans la succursale d’une banque signifie que le secteur de la banque de détail connaît une transformation profonde.
Pour Dan Schulman, CEO de Paypal, on assiste à une redéfinition des services bancaires de base, “qui se transformeront davantage ces cinq prochaines années que durant les 20 dernières”, estime-t-il, soulignant que c’est un phénomène que reflète le e-commerce en général, tous les commerçant créant des plateformes web pour se rapprocher de leur client. Ainsi, avec l’explosion du mobile, Dan Schulman estime que « tout ce que peut faire une succursale bancaire sera contenu dans votre main ». Et les masses de données ainsi récoltées permettront aux banques de créer des propositions de valeur dans les prêts et d’autres domaines.
Le challenge des assureurs
De même, le blockchain, technologie d’enregistrement des transactions, et avec lui le domaine des monnaies virtuelles comme le bitcoin, portent les germes de changements majeurs pour l’économie, selon Christine Lagarde. Mais cette technologie soulève des risques élevés car elle n’est pas réglementée, n’est pas soumise à une banque centrale et à une supervision étatique et peut être utilisée aux fins de transactions illicites, notamment dans le financement du terrorisme, avertit la responsable du Fonds monétaire.
Pour James Gorman, CEO de Morgan Stanley, la technologie tire depuis longtemps le secteur bancaire, depuis l’avènement des cartes de crédit et des distributeurs automatiques. A présent, il s’agit d’imaginer la version entièrement digitale des paiements, du crédit, et de la gestion de patrimoine. Pour John Cryan, CEO de Deutsche Bank, si les banques évoluent trop lentement sur le plan numérique, elles risques de voir leur activité désintermédiée. Pour lui, le cash n’existera pas dans dix ans.  
“L’argent se numérise clairement, même si 85% du nombre de transactions sont toujours effectuées en cash. La tendance est inexorable”, confirme Dan Schulman. Quant au blockchain, il sera la nouvelle technologie d’identification digitale. A cet égard, John Cryan le voit devenir un outil à l’usage des entités supranationales, « et les Etats-Unis devraient prendre un rôle de leader dans ce processus ». Ceci dit, le bitcoin reste largement perfectible. « Ce n’est pas une vraie valeur refuge, il n’est pas assez fiable ni assez liquide », estime John Cryan, qui indique que deutsche Bank collabore avec plusieurs autres banques dans le but de développer la technologie blockchain.
Du point de vue des assureurs, les challengers du web sont clairement complémentaires à leur business. « Nous devons trouver des alliances avec les disrupteurs, qui ont besoin de nous, souligne Tom de Swaan, président du groupe Zurich Insurance. Aucun d’entre eux ne veut prendre de risque assurantiel sur son bilan. Et de notre côté, nous avons des raisons évidentes de collaborer avec les disrupteurs et de les utiliser pour créer de nouveaux produits, de nouveaux mécanismes de distribution, et d’accroître la valeur des deux côtés ».  

Commentaire : La disparition du cash est une catastrophe, car il était une de nos dernières Libertés. Cela dit, je pense que ce mot de Liberté est, hormis pour la génération des plus de 30 ans (et encore) ou quelques individualités plus jeunes, totalement oublié. Malheureusement, l'excès futur fera que cette dernière fera l'objet d'un retour violent comme sait le faire et l'a demontré l'Histoire.

Jean-Christophe Chanut dans "La Tribune" du 13 janvier 2016 : Assurance chômage : vers une baisse des allocations ?

" Le Secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen, estime nécessaire que les partenaires sociaux revoient à la baisse la durée et le montant des indemnités chômage
La négociation sur l'assurance chômage n'a pas encore débuté que la pression commence sur les partenaires sociaux gestionnaires du régime. La durée et le montant des indemnités chômage en France doivent être abordés "avec courage" lors de la négociation qui s'ouvre sur les nouvelles règles de l'assurance-chômage, a ainsi jugé le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement Jean-Marie Le Guen, lors de l'émission "Preuves par trois" organisée par Public Sénat et l'AFP.
Pour le secrétaire d'État:
"il serait assez vraisemblable qu'il faille un petit peu changer les paramètres de notre assurance-chômage (...). Je pense que ces questions-là  doivent être traitées avec courage par les partenaires sociaux (...). Il est extrêmement difficile de diminuer les aides aux chômeurs pendant une période où le chômage est encore très élevé. Mais en même temps, on sait bien que, un peu pour des raisons financières, mais aussi pour mobiliser plus de moyens sur la formation des chômeurs, il est assez vraisemblable qu'il faille un petit peu changer les paramètres de notre assurance-chômage" Qui a dit "foireux" ?
L'actuelle convention d'assurance chômage, qui fixe les règles d'indemnisation, arrive de fait à échéance le 30 juin et les partenaires sociaux doivent entamer les négociations de la future convention fin janvier ou début février.
Actuellement, il faut avoir au moins travaillé quatre mois pour pouvoir bénéficier de l'assurance chômage. Et la durée maximale d'indemnisation est fixée à 24 mois pour les moins de 50 ans et à 36 mois pour les plus de 50 ans. Le montant de l'indemnité est, dans le cas général, de 57 % du salaire de référence en brut.
Une dette cumulée de 29 milliards d'euros en 2016 Raisonnement débile car combien est remis dans le circuit de la consommation ? Quels dégâts psychologiques et autres si l'on en arrive à paupériser la majeur partie des personnes en âges de travailler ? Comme je le dis souvent "Les camps de concentration humains ont toujours été précédés de camps de "concentration économique"".
En 2015, Le déficit de trésorerie du régime devrait atteindre  4,4 milliards d'euros.  Pour 2016, le déficit de l'Unedic devrait diminuer à 3,6 milliards d'euros . La dette cumulée de l'Unedic, quant à elle, devrait être de 25,7 milliards d'euros en 2015 et dépassera les 29 milliards d'euros fin 2016 à réglementation et cotisations constantes, soit l'équivalent de quasi une année de cotisations chômage.

Anne de Guigné dans "Le Figaro" du 14 janvier 2016 : Contrats aidés: la majorité des employeurs reconnaissent un effet d'aubaine Dans un monde basé sur la compétitivité sans règle humaine (paupérisation volontaire des Peuples pour maintenir un % financier de return pour une minorité infime), tout sera "effet d'aubaine" jusqu'au jour où arrivera un tribun qui saura draîner les paupérisés et autres Peuples et là...... même les flics (ici je ne parle pas de la Police ni de la Gendarmerie dans son aspect noble) qui acceptent de tirer sur des gosses désarmés pour des projets de barrages illégaux en terme juridique européen (projet abandonné quelques temps après) seront dépassés par le nombre de personnes et leur détermination. Etc...

" Depuis les années 1980, les gouvernements français s'adonnent massivement aux contrats aidés, des contrats de travail pour lesquels l'employeur bénéficie d'une aide de l'État. Aide mise à charge de tous tout comme les défiscalisations immobilières etc...En période de crise, ce coup de pouce à l'embauche est même perçu par les politiques comme un levier indispensable de lutte contre le chômage. Le gouvernement actuel ne fait pas exception à la règle: en 2016, les divers contrats aidés coûteront même 2,5 milliards d'euros au budget du pays.
Tous les économistes critiquent pourtant l'efficacité de ces contrats. Selon plusieurs études, le taux de réinsertion professionnelle, à moyen terme, des salariés embauchés dans de telles conditions apparaît plus faible que celui des chômeurs qui n'en ont pas bénéficié. L'enquête menée par les services statistiques du ministère du Travail, la Dares, auprès de 11.000 employeurs de salariés en contrats aidés, confirme ce point de vue. Elle a été menée en 2014, six mois après l'embauche des salariés en contrats aidés. Comment s'en étonner à la lecture des premiers articles ? En fait, cela est même un succès, qu'en pensez-vous ?
L'enquête démontre que les contrats aidés du secteur marchand sont bien plus efficaces que ceux du non marchand, en terme d'insertion professionnelle. Alors que 37% des employeurs non marchands (associations, collectivités territoriales, éducation nationale, hôpitaux…) pensent maintenir leur salarié dans l'établissement après la fin de l'aide financière publique, ce taux monte à 84% pour les employeurs du privé, et même 88 % dans le secteur de l'hébergement et de la restauration.
Coup de pouce intégré aux stratégies RH
Ces excellents résultats dans le privé sont toutefois à prendre avec des pincettes: 58% des employeurs concernés reconnaissent un effet aubaine. Même sans l'aide de l'État, ils auraient embauché le salarié en question, et pour la grande majorité d'entre eux à temps plein. En revanche, seulement un employeur non marchand sur cinq aurait embauché son salarié sans coup de pouce.
Le système des contrats aidés semble d'ailleurs parfaitement intégré aux rouages RH du secteur public. Selon l'étude, 84% des employeurs du non marchand avaient, dès le départ, l'intention de recruter en contrats aidés, contre 31% de employeurs du secteur marchand. Quasiment un tiers des salariés en contrats aidés dans le non marchand (45% pour les établissements sanitaires et sociaux, mais 2% pour le secteur marchand) ont ainsi été embauchés en remplacement d'un précédent contrat aidé.
Conclusion: le gigantesque budget alloué aux contrats aidés bénéficie bien plus aux structures qui accueillent les salariés, entreprises comme acteurs de la sphère publique, qu'aux personnes concernées."

 

Dans "Trends Tendances source Belga" Belgique du 28 janvier 2016 : Irlande: une enquête sur la crise bancaire critique le rôle de la BCE

" Une enquête officielle sur la crise bancaire en Irlande entre 2008 et 2010 a critiqué le rôle de la Banque centrale européenne (BCE), accusée d'avoir laissé les contribuables assumer une part "inappropriée" des conséquences de la crise. Ce rapport de 460 pages réalisé par un comité d'hommes politiques irlandais a jugé qu'avant la crise, les banques irlandaises avaient commencé à adopter une approche plus agressive en matière de prêts et que les régulateurs financiers avaient échoué à identifier les causes de la crise financière internationale, le pays s'était lourdement endetté pour sauver son secteur bancaire, alors menacé de faillite par l'explosion d'une bulle immobilière que le secteur bancaire avait volontairement créé lui-même comme en France d'ailleurs où les banques manipulent le marché immobilier puisqu'elles sont en même temps prêteur, agents immobiliers qui gonflent les prix  (elles détiennent les principaux réseaux immobiliers, en fait, c'est un cartel de magouilles), elles "lobbyisent" les politiques de défiscalisation (quoi de plus stupide que de maintenir des prix immobiliers aussi hauts alors que la politique économique est basée sur la paupérisation.) Comment expliquer qu'un bien immobilier quasi identique à Bruxelles ou en périphérie coûte de 4 à 10 fois plus cher qu'à Paris ou en périphérie ? Ici, nous ne parlerons pas de L'Allemagne où l'écart peut être encore plus flagrant, et le tout au début d'une révolution technique et industrielle. Il est vrai que cet environnement nauséabond alimente les caisses de quelques familles bienfaitrices en terme politique. Familles qui sont à l'origine de la déferlante des zones commerciales et des chaînes. En fait, elles tiennent de la production à la vente, à l'immobilier etc.... Cela avait donné lieu à la nationalisation de la Anglo Irish Bank en 2009. L'Irlande avait bénéficié en novembre 2010 d'une aide conjointe de l'Union européenne (UE) et du FMI de 85 milliards d'euros. Après l'annonce de ce plan de sauvetage international, l'enquête, publiée mercredi, avance que la BCE a menacé en mars 2011 elle est où l'Europe de la Paix ? le gouvernement irlandais de retirer son soutien d'urgence aux banques si les pertes étaient imputées aux détenteurs d'obligations de premier rang ou aux investisseurs de haut niveau. En clair, le Peuple ruiné devait remboursé les bandits (crapules ?) qui avaient mis le pays à genoux. L'Etat des Peuples "tue" ce dernier en faveur des banques qui ont magouillé avec ou sans le consentement des fonctionnaires responsables des décisions étatiques. Cool non ? "La position de la BCE en novembre 2010 et mars 2011 (...) a contribué à faire supporter de manière inapproprié une part significative des dettes bancaires aux citoyens irlandais", note le rapport. Et si on virait l'ensemble des décisionnaires de la BCE qui sont à la base de cet état de fait ? Et si la BCE remboursait le Peuple ? Sur le plan budgétaire, l'Irlande est officiellement sortie du plan d'aide international en décembre 2013 et d'une austérité budgétaire de six ans en octobre 2014. L'économie irlandaise a progressé par rapport à quoi et à combien ? de 4,8% au cours de l'année 2014 contre une croissance de 0,2% en 2013. Pour 2015, la croissance du Produit intérieur brut (PIB) devrait tourner autour de 7%. L'enquête, lancée en 2014, a entendu 128 témoins et a conclu ses audiences publiques en juillet 2015."

Commentaire :

Ai-je été dur ? Ci-dessous un extrait d'une version "polie" de la réalité.  Extrait d'un article de Monsieur Hervé Juvin dans l'Agefi Hebdo du 21 au 27 janvier 2016. Je vous conseille vivement de vous abonner à cette revue.....et aux autres mentionnées dans mes écrits lorsque les écrits ne sont pas disponibles sur internet.

•    1) Depuis trente ans (c'est-à-dire milieu des années 80 avec la constitution des indices boursiers et l'extrapolation du principe mark-to-market comme référence financière base de toutes les dérives actuelles), plusieurs pays développés n’ont connu que des budgets en déficit, pour une dérive annuelle supérieure à 3 %, et donc supérieure à la croissance moyenne sur la même période. Où est le multiplicateur keynésien qui voudrait que 1 % de déficit public en plus fabrique x % de croissance en plus ? Et, s’il existe, faut-il en conclure que la croissance réelle, hors effet budgétaire, est largement négative ? Que, hors déficit public, l’Occident aurait connu une récession de l’ordre de 1 % à 2 % par an ?
    •    2) Depuis trente ans, le cumul d’endettement public-endettement privé a explosé, représentant en moyenne pour ces trois pays plus de 2,5 fois le PIB annuel. Le concours du système bancaire et financier à cette situation est manifeste, reste à savoir s’il est vertueux. Il a en tout cas permis aux pays occidentaux de faire financer leur dette par l’extérieur, et de diluer la notion de risque de défaut, la majorité des grandes réformes de dérégulation, de la titrisation des créances négociables au calcul des ratios de fonds propres, ayant encouragé l’exportation de la dette hors des livres de la banque. Là encore, force est de remarquer que les facilités de la dette n’ont pas permis de faire tourner le moteur de la croissance ; les politiques de la demande sont grippées. Comment en serait-il autrement puisqu'on "plombe" financièrement les Peuples consommateurs ? On les plombe, ils doivent prendre en charge les gamelles laissées par les banques sous la lobbyisation des politiques etc, etc...
    •    3) La nouveauté, traduite par la situation de taux d’intérêt réels négatifs, dans laquelle des capitalistes paient pour investir leur capital, vient des politiques d’émission de monnaie auxquelles reviennent, peu ou prou, les politiques de quantitative easing (QE). Inutile d’en souligner l’ampleur, la nouveauté, les effets inconnus. Et les résultats, ou plutôt l’absence de résultats, disent que quelque chose est brisé dans le système de la croissance. Les affirmations sans cesse réitérées n’y font rien ; une débauche de moyens sans précédent ne parvient pas à ranimer la flamme. En fait, les moyens n'en sont pas puisqu'ils sont eux aussi détournés en faveur des banques et des groupes "lobbyisateurs".    Nous en sommes là ; devant l’inconnu. Nous sommes au moment où l’innovation financière, pour exubérante qu’elle soit, ne parvient plus à cacher la réalité tout à une fin, ; pour connaître les Etats-Unis, ne regardez pas les cours de Wall Street, voyez l’augmentation de la part de la population qui survit grâce aux bons d’alimentation ; près de 45 millions ! Nous sommes aussi et dans le même temps devant une conjuration massive d’intérêts publics et privés qui interdit de dire que le roi est nu. S’il est dit que la croissance est là, c’est qu’elle est là !

De "Direct Matin, Fabrice Coffrini/AFP" du 30 janvier 2016 :  La Suisse envisage de donner 2.300 euros par mois à tous ses citoyens

" La Suisse pourrait devenir le premier pays à mettre en place un revenu universel.  Les citoyens suisses pourraient bientôt profiter d'un revenu universel conséquent, l'équivalent de 2.300 euros par mois. Le gouvernement a en effet accepté d'organiser un référendum sur la question, le 5 juin prochain. Si la loi était approuvée, chaque citoyen suisse recevrait près de 2.300 euros par mois, sans condition. Ce "revenu universel garanti" serait même accordé aux résidents étrangers en situation régulière, ainsi qu'aux enfants. Les mineurs recevraient en effet une allocation d'environ 130 euros par semaine. Il s'agirait d'une première mondiale, même si d'autre pays, comme la Finlande, sont également en train d'étudier la mise en oeuvre d'une mesure similaire. Pour financer ce revenu universel, l'Etat suisse utiliserait les taxes qu'il perçoit, ainsi que les économies qui seraient réalisées sur l'ensemble des prestations sociales existant actuellement, puisqu'elles seraient toutes supprimées. Au total, cela représenterait environ 186 milliards d'euros par an. A l'origine de cette initative, on trouve un groupe d'artistes, d'écrivains et d'intellectuels. Ces derniers avancent notamment l'argument que le fait de donner un revenu universel à tous les citoyens ne les empêcherait pas de vouloir travailler, afin d'améliorer leurs revenus, ou tout simplement de s'épanouir dans une activité. Plusieurs études réalisées sur la question ont en effet avancé une telle conclusion. Toutefois, un sondage (Demoscope) réalisé récemment auprès des électeurs suisses a montré qu'un tiers d'entre eux estimaient que les gens cesseraient de travailler s'ils recevaient un revenu garanti, alors que 56% ne pensaient pas que ce dernier puisse un jour être mis en place"

De "les-crises.fr" du 1 février 2016 :

Commentaire : Ce graphique est excessivement intéressant car il démontre que l'ouverture totale des frontières (sans aucune limite) créera des distorsions de compétitivité salariale aussi néfastes pour les Etats pour productives pour les entreprises travaillant leur compétitivité sur la paupérisation de leurs salariés.

 

Dans "Trends Tendances" Belgique du 18 janvier 2016 : La révolution numérique va coûter "5 millions d'emplois en 5 ans" multiplié par les principales économies mondiales, imaginez ce que cela donne comme déstabilisation

" La quatrième révolution industrielle, qui se traduit par la numérisation ou l'impression 3D, entraînera la perte de 5 millions d'emplois en cinq ans dans les principales économies mondiales, prévient un rapport diffusé lundi par le World Economic Forum (WEF), organisateur du forum de
La quatrième révolution industrielle "entraînera de larges perturbations non seulement sur le modèle des affaires, mais aussi sur le marché du travail pendant les cinq prochaines années", indique le rapport diffusé avant le Forum de Davos qui débute mercredi.
Après la première révolution (avènement de la machine à vapeur), la deuxième (électricité, chaîne de montage), la troisème (électronique, robotique), arrive la quatrième qui combinera plusieurs facteurs à l'oeuvre comme l'internet des objets ou le big data pour transformer l'économie.
Ces transformations entraîneront une perte nette de plus de 5 millions d'emplois dans une quinzaine d'importants pays développés et émergents", affirme le WEF qui a analysé la situation dans des économies comme celles des Etats-Unis, de l'Allemagne, la France, la Chine ou encore le Brésil. "Sans une action urgente et ciblée dès aujourd'hui pour gérer cette transition à moyen terme et créer une main d'oeuvre avec des compétences pour l'avenir, les gouvernements devront faire face à un chômage en hausse constante et à des inégalités", alerte le président et fondateur du WEF, Klaus Schwab, cité dans un communiqué.

Commentaire : A quand la mise en place nationale de Fonds de Stabilisation Boursier pour atténuer les effets, corriger les endettements étatiques et proposer une solution financières aux citoyens autre que les conflits et le risque de guerre à terme ?

Dans "Trends Tendances" Belgique du 18 janvier 2016 : Les 1% les plus riches possèdent plus que le reste du monde'

" Le patrimoine cumulé des 1% les plus riches du monde a dépassé l'an dernier celui des 99% restants avec un an d'avance sur les prévisions, a indiqué lundi l'ONG britannique Oxfam à l'approche du forum économique mondial de Davos (Suisse). "L'écart entre la frange la plus riche et le reste de la population s'est creusé de façon spectaculaire au cours des douze derniers mois", constate un rapport de l'ONG intitulé "une économie au service des 1%" publié à l'approche du Forum économique mondial (WEF), qui débute mercredi à Davos.
"L'an dernier, Oxfam avait prédit que les 1% posséderaient plus que le reste du monde en 2016. Cette prédiction s'est en fait réalisée dès 2015: un an plus tôt", souligne le rapport.
Illustration du creusement spectaculaire des inégalités ces dernières années, l'ONG a calculé que "62 personnes possèdent autant que la moitié la plus pauvre de la population mondiale", alors que "ce chiffre était de 388 il y a cinq ans".
L'ONG appelle les participants au forum de Davos à agir: "nous ne pouvons pas continuer à laisser des centaines de millions de personnes souffrir de la faim, alors que les ressources qui pourraient les aider sont amassées par quelques personnes en haut de l'échelle", affirme Manon Aubry, chargée des questions de justice fiscale et d'inégalités chez Oxfam France, citée dans un communiqué.
"L'ère des paradis fiscaux"
Selon l'ONG, "depuis le début du XXIe siècle, la moitié la plus pauvre de l'humanité a bénéficié de moins d'1% de l'augmentation totale des richesses mondiales, alors que les 1% les plus riches se sont partagés la moitié de cette hausse".
Pour faire face à cette croissance des inégalités, Oxfam appelle notamment à mettre un terme à "l'ère des paradis fiscaux", soulignant que 9 entreprises sur 10 figurant "parmi les partenaires stratégiques" du WEF "sont présentes dans au moins un paradis fiscal".
"Nous devons interpeller les gouvernements, entreprises et élites économiques présents à Davos pour qu'ils s'engagent à mettre fin à l'ère des paradis fiscaux qui alimentent les inégalités mondiales et empêchent des centaines de millions de personnes de sortir de la pauvreté", affirme Winnie Byanyima, la directrice générale d'Oxfam International, qui sera présente à Davos.
L'an dernier, plusieurs économistes avaient contesté la méthodologie utilisée par Oxfam. L'ONG avait défendu l'instrument de mesure utilisé dans cette étude: le patrimoine net, c'est-à-dire les actifs détenus moins les dettes.

Pour comprendre cela, je vous propose de visionner la vidéo suivante (merci au site www.les-crises.fr) : Prennez de visionnez la vidéo "Les quatre cavaliers" et ensuite la vidéo de Marc HALEVY ICI