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Le deuxième pire taux de chômage pour les jeunes… depuis 1996

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Par Marc Landré 
Mis à jour le 17/11/2016 à 20h30 | Publié le 17/11/2016 à 18h14
DÉCRYPTAGE - La politique menée depuis quatre ans, à coups d'emplois subventionnés et de contrats aidés, n'a permis que de limiter la progression du chômage des moins de 25 ans.
Une claque pour François Hollande! Non seulement le taux de chômage a progressé au troisième trimestre de 0,1 point, plombant la condition d'une «inversion importante et continue de la courbe» que le président a fixée pour être candidat à sa succession. Mais celui des jeunes actifs a explosé de 1,3 point, niveau inédit depuis 2009, à 25,7 %. C'est le deuxième plus haut taux atteint en vingt ans. Et ce alors que le candidat Hollande a fait de la jeunesse, en 2012, sa priorité et que toutes les politiques actives de l'emploi mises en œuvre depuis visaient les moins de 25 ans.
Naturellement, les partisans du chef de l'État relativisent ce mauvais résultat. Pour eux, cette forte hausse du taux de chômage des moins de 25 ans s'explique par une arrivée massive de jeunes diplômés à la recherche d'un poste sur le marché du travail. Un argument déculpabilisant et séduisant, mais faux pour trois raisons. Primo, le taux de chômage calculé est corrigé des variations saisonnières et lisse l'aléa sur toute l'année. Secundo, aucun troisième trimestre ne s'est traduit par une telle envolée du taux de chômage des jeunes actifs ces dernières années. S'il a progressé de 0,4 et 0,5 point en 2015 et 2014, il a même baissé de 0,6 point en 2013.
Emplois et contrats aidés
Tertio, le taux d'emploi des jeunes a également baissé fortement (de 1 point) au troisième trimestre, signe que le marché du travail n'est pas porteur. Le résultat? Le taux de chômage des jeunes actifs est supérieur de 0,9 point à celui de 2012 et affiche une hausse de 1,2 point sur un an. Un échec cuisant pour François Hollande qui s'explique aisément. La politique menée depuis quatre ans, à coups d'emplois subventionnés et de contrats aidés pour les jeunes dans le secteur non marchand (public), n'a permis que de limiter la progression du chômage des moins de 25 ans. Pour que le nombre de jeunes chômeurs recule durablement, l'emploi doit repartir dans le privé. Or, avec 145.000 postes créés dans le secteur marchand en un an et 30.000 depuis le début du quinquennat, cela ne suffit pas: l'inversion de la courbe du chômage des jeunes actifs, dans le bon sens, est tout bonnement impossible…
Cet article est publié dans l'édition du Figaro du 18/11/2016. Accédez à sa version PDF en cliquant ici

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Airbus prépare la deuxième vie de l'A 380
  

Le groupe tire les conséquences de la panne des commandes et réduit fortement la production du superjumbo. Il espère une reprise des commandes à partir de 2020. En attendant, il tente d'améliorer la productivité de l'appareil.
Lancé dix ans trop tôt, selon Fabrice Brégier, PDG d'Airbus, l'A 380 doit réaliser un repli stratégique pour mieux se relancer, le moment venu. Le constructeur a tiré les conséquences de la panne de commandes de son superjumbo. Il amorce dès cet automne une baisse de cadence, à un appareil par mois à partir de 2018 (seuil minimum pour conserver les compétences), contre 2,5 par mois aujourd'hui. «Cette décision nous permet de lisser nos livraisons en attendant de nouvelles commandes», explique Alain Flourens, directeur du programme A 380 dans un entretien au Figaro.
A 380 a toujours sa place dans le portefeuille produit d'Airbus. Il répond parfaitement à la hausse du trafic aérien et à la saturation des aéroports

Dans La Tribune du 18 08 16 Le chômage au plus bas depuis 2012 selon l'Insee

La baisse du chômage selon l'Insee doit être relativisée. (Crédits : © Charles Platiau / Reuters)

Selon l'institut, le taux de chômage au deuxième trimestre 2016 est le plus bas enregistré depuis quatre ans. La marge d'erreur et le "halo" autour du chômage appellent néanmoins à relativiser ce résultat.

Le chiffre sera sans doute très commenté par les partisans de François Hollande et par ses opposants. Au deuxième trimestre 2016, le taux de chômage en France a régressé de 0,3 points pour s'établir à 9,6% de la population active en métropole, et 9,9% pour la France entière, Outre-mer inclue. Ces taux sont calculés par l'Insee, qui se base sur la définition du Bureau international du travail (BIT). Les chiffres diffèrent donc de ceux de Pôle Emploi, qui sur la même période ne comptabilise que 5.300 chômeurs de moins en catégorie A.

Lire aussi : Le chômage stable au premier trimestre, selon l'Insee

Entre avril et juin, l'Insee a donc comptabilisé 2,767 millions de chômeurs en métropole (-2,6% sur le trimestre), et parmi eux, 1,2 million qui cherchent du travail depuis un an. Le chômage de longue durée représente 4,3% de la population active, un résultat stable par rapport au premier trimestre. La baisse trimestrielle du chômage profite à toutes les tranches d'âges : -0,4 points pour les 15-24 ans, -0,1 point pour les plus de 50 ans.

Précautions nécessaires

En prenant en compte le résultat pour la France entière, le taux repasse sous les 10% pour la première fois depuis le troisième trimestre 2012. Le taux en métropole atteint aussi son plus-bas depuis quatre ans. Néanmoins, la marge d'erreur de l'indicateur étant de 0,3 points, ces résultat sont à prendre avec précaution.

Par ailleurs, le "halo" autour du chômage doit lui aussi être pris en compte : il s'agit des personnes souhaitant travailler, mais qui soit ne sont pas disponibles immédiatement, soit ne recherchent pas "activement" un emploi. L'Insee évalue leur nombre à 1,5 million, en hausse de 46.000 sur un an.

Enfin, dernière limite à ce "bon" chiffre du chômage, le nombre de personnes en sous-emploi, c'est-à-dire celles qui veulent travailler plus, augmente de 0,3 points, à 6,7%. Il s'agit en grande majorité de contrats à temps partiel dont la durée de travail est jugée trop courte par les travailleurs.

(Avec AFP)


Dans "LES eCHOS" du Article intitulé :

 
(Les Echos) La semaine dernière, les matières premières sont globalement entrées dans ce que les investisseurs appellent un « marché haussier », qui marque un bond de 20 % des cours depuis le dernier point bas touché fin janvier. En tête, l'énergie et les matières premières agricoles ont mené la danse, avec un gain de plus de 50 % pour le pétrole brut américain (encore au plancher depuis douze ans il y a cinq mois), de plus de 40 % pour le sucre ou encore de plus de 30 % pour le soja. Les prix sont soutenus par un regain d'inquiétude concernant l'approvisionnement du monde en matières premières. (…) Aux craintes liées à l'offre est venue s'ajouter - de manière plus inattendue pour de nombreux investisseurs - une demande plus solide que prévu. (…) « Le pessimisme excessif qui pesait sur la classe d'actifs a disparu, chaque matière s'échangeant désormais sur la base de ses propres fondamentaux. »

Dans "Les Echos" du 8 février 2016 : La banque digitale du groupe, Hello bank !, génère près de 9 % des revenus issus des particuliers.

" BNP Paribas a réalisé en 2015 des revenus records de 42,9 milliards d'euros, en progression de 9,6%. Le résultat net s’est établi à 6,7 milliards d’euros. La banque digitale du groupe, Hello bank !, génère près de 9 % des revenus issus des particuliers.
BNP Paribas affiche pour l'année 2015 un produit net bancaire (équivalent du chiffre d'affaires) record à 42,9 milliards d'euros, en progression de 9,6%. Le résultat net, à 6,7 milliards, est en revanche plus décevant car il est plombé par le quatrième trimestre dont le résultat net a baissé de 51,7% à 665 millions d'euros. Cette contre-performance en fin d'année s'explique par une dépréciation de survaleurs liée à la filiale italienne BNL , du fait des exigences renforcées du régulateur en matière de fonds propres.
Le groupe bancaire a néanmoins pu renforcer ses fondamentaux. Le ratio de fonds propres durs dits "CET1" est ainsi passé de 10,3 % à fin 2014 à 10,9 % à fin 2015. La rentabilité des fonds propres (ROE pour Return on Equity) s'établit à 8,3 %.
Tous les métiers sont dans le vert
Les revenus ont progressé dans tous les métiers. Sur la banque de réseau, la progression est de 1,6 % à 15,9 milliards d'euros. La hausse est plus nette sur les services financiers spécialisés (+14,5 %) à 15,3 milliards. Quant à la banque de financement et d'investissement, son produit net bancaire a bondi de 13,2 % à 11,7 milliards.
En France, les revenus de la banque de détail sont en baisse de 2,4 % par rapport à 2014. La banque met en avant les taux bas persistants et la baisse des revenus d'intêts. Sur ce segment de marché, l'ambition est d'accélérer les ventes digitales en passant de 12 % en 2015 à 50 % de produits vendus en ligne d'ici à 2020. L’objectif a beau être ambitieux, il épouse un changement de fond des usages que confirme le développement de Hello bank!. La banque digitale du groupe compte désormais 2,4 millions de clients, dont 237.000 en France contre 100.000 fin 2014 . C'est en Allemagne que l’établissement rassemble le plus de clients. Il y sont 1,57 millions à l’avoir choisi. D'une manière générale, les revenus de Hello bank ! ont généré 8,7 % des revenus de la clientèle des particuliers en 2015, soit le double par rapport à 2014.
Plus d’économies
Le groupe a l'intention de poursuivre cette dynamique en renforçant son plan d'économies baptisé "Simple & Efficient". Les objectifs de réduction de coûts passent de 3 milliards d'euros à 3,3 milliards annuels à partir de l'année 2016. En 2015, BNP Paribas a économisé 2,7 milliards.
La rationalisation de son réseau d’agences y a contribué : entre la Belgique, la France et l'Italie, le groupe a fermé 418 agences au cours des trois dernières années. Leur nombre total s'établit à 789 outre-Quiévrain, à 2009 dans l'Hexagone et à 812 en Italie, et il devrait continuer de reculer.
D'importants changements sont aussi à prévoir dans la banque de financement et d'investissement (CIB), dans le cadre du nouveau plan stratégique 2016-2019. Le groupe entend réduire le portefeuille d'actifs de 20 milliards d'euros, améliorer l'efficacité opérationnelle via notamment des systèmes automatisés, réaliser 12 % d’économies de coûts et réinvestir 10 milliards dans des activités et des zones stratégiques comme l'Amérique et l'Asie.
@etiennegoetz

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Dans "Boursorama" du 1 février 2016 : La dégressivité des allocations chômage ulcère déjà les syndicats

" Depuis dimanche soir, la position du gouvernement est claire : la dégressivité des allocations chômage n'est plus un tabou et pourrait faire partie des pistes explorées lors des négociations des nouvelles règles d'indemnisation. Cette position est délirante au moment où les révolutions industrielles et techniques vont tout changer, au moment où la paupérisation allemande a lms à genoux les Etats etc..  Et dire que d'un autre côté, on parle de rente universelle.... Qui va consommer ? Les quelques privilégiés et les autres vont les regarder sans rien dire, sans rien faire en pleine société de sur-consommation... L'histoire se répête. Il y a d'abord eu les propos de Myriam el-Khomri, la ministre du Travail, qui a affirmé dimanche sur BFM TV que «toutes les pistes», «y compris celle de «la dégressivité des allocations», seraient étudiés.  Sur iTélé, Michel Sapin a passé la deuxième couche ce lundi matin, tout en prenant d'infinies précautions. «Cela fait partie des choses qui seront discutées par les partenaires sociaux», a déclaré le ministre des Finances, mais cela «doit s'accompagner d'autres (pistes) : si vous êtes dans la dégressivité d'un côté, vous devez être (...) dans l'augmentation du droit à la formation, des droits à la reprise de l'emploi».  Le ministre de l'Économie Emmanuel Macron est alors apparu dans le rôle de la troisième lame. En visite à Saint-Nazaire ce lundi, il a précisé que «la dégressivité» des allocations chômage faisait bien partie des options «dont les partenaires sociaux auront à discuter».
Une «mauvaise mesure», un «casus belli»
Actuellement, les demandeurs d'emploi bénéficient d'une allocation fixe (environ 57% de l'ancien salaire brut, 70% du net) tout au long de leur indemnisation, qui peut durer jusqu'à deux ans, et trois ans pour les seniors, avant de basculer dans le régime de solidarité financé par l'État. La dégressivité des allocations a quant à elle déjà été mise en oeuvre entre 1992 et 2001. Mais en septembre 2001, une étude de l'Insee a conclu qu'elle avait ralenti le retour à l'emploi, indépendamment de la conjoncture économique et ce alors qu'elle avait «été mise en place avec l'intuition qu'elle encouragerait le retour à l'emploi».

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Laurence Bottero dans "La Tribune" du 28 janvier 2016 : "L'intérim est un levier essentiel de compétitivité"

" Avec une croissance dans tous les secteurs et un +10,5 % en décembre, l'intérim est la solution privilégiée par les entreprises en besoin de compétences. La preuve d'une nécessaire flexibilité, dit le président du Prism'Emploi* PACA. En 2015, l'intérim a permis au niveau national la création de 25 000 emplois équivalents temps plein. Comment l'analysez-vous ? Je l'analyse comme un besoin de flexibilité de la part des entreprises. L'intérim est un levier essentiel qui permet aux entreprises de conserver leur compétitivité. L'intérim est un indicateur avancé et son évolution anticipe toujours les besoins d'emploi.
PACA n'a pas dérogé à la règle nationale ?
PACA a un peu traîné la patte, mais tous les secteurs ont redémarré, même le BTP qui enregistre un +16,6 % en décembre, suivi par les transports à +15,5 %, les services à +12,3 %, l'industrie et le commerce. Redémarrage il y a, mais peut-être pas aussi important qu'attendu. Et si la croissance ne redémarre pas, c'est parce que la législation change constamment. Il faut savoir positiver lorsque les paradigmes sont modifiés de manière stakhanoviste.
L'intérim est pourtant souvent perçu comme de l'emploi précaire.
La précarité est bien davantage dans l'usage abusif de certains dispositifs. L'intérim bénéficie de leviers sociaux, de formations... Dire que le travail temporaire est précaire est obsolète.
Comment envisagez-vous 2016 ?
2016 a tout pour être une bonne année, sauf si l'on modifie encore la législation. Il faut que 2016 soit une bonne année car 2017 sera à nouveau une année d'élection et nous savons ce qui se passe ces années-là. Rien. Il ne faut pas oublier non plus que ceux qui réussissent sont ceux qui s'adaptent.

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Matthieu Hoffstetter dans "Bilan" Suisse du 25 janvier 2016 : Quels emplois au terme de la 4e révolution industrielle?

 A LIRE TOUT SIMPLEMENT, A REFLECHIR VOIRE A MEDITER

    •    Fin 2013, une étude de l'université d'Oxford menée par Carl Benedikt Frey et Michael A. Osborne annonçait que 47% des postes de travail aux USA étaient à «risque élevé» d'être remplacés par des machines et des robots d'ici 2030. La 4e révolution industrielle sera-t-elle synonyme de chômage massif, y compris dans des pays où la flexibilité maximale du marché du travail avait contenu jusqu'à présent l'élévation rapide et massive du taux de chômage? Au World Economic Forum de Davos, la question de l'emploi après les mutations technologiques actuelles est sur toutes les lèvres.
    •    Lire aussi: Le premier hôtel géré par des robots ouvrira cet été au Japon
    •    Si certaines usines sont largement envahies par les robots, la production manufacturière n'est désormais plus la seule à être menacée par la mécanisation. Des tâches que l'on pensait réservées à l'être humain voici quelques années encore comme la médecine, la cuisine, le journalisme ou encore la conduite automobile sont désormais opérées par des robots dans certaines structures innovantes. Tout n'est pas encore possible pour les robots, mais «il est difficile de prédire d'ici combien de temps nous aurons des robots capables de remplacer l'homme dans ses tâches les plus complexes», confie Dileep George, cofondateur de Vicarious, une société spécialisée dans l'intelligence artificielle.
    •    Les robots ne ressentent pas la fatigue
    •    Mais les progrès technologiques se font à pas de géants et l'ère des robots capables de réaliser toutes les tâches des humains pourrait survenir. «Si on peut répliquer tout ce que peut faire un humain, on peut remplacer les travailleurs par des machines», avertit Dileep George. Et contrairement aux humains, les robots ne ressentent pas la fatigue, n'ont pas d'obligations familiales ou de garanties sociales: ils peuvent donc travailler 24h/24.
    •    Erik Brynjolfsson est loin d'être aussi catégorique. Pour ce spécialiste de l'économie digitale au sein du MIT de Boston, «les machines sont encore loin d'être capables d'être écrivains, scientifiques, entrepreneurs». Il reste donc des activités où l'imagination, la créativité, la réactivité et la recherche de solutions nouvelles face à des problèmes ne sont pas prêtes d'être accaparées par les robots. Cependant, son analyse de la situation est contrastée: d'un côté il constate qu'«il y a aujourd'hui aux USA moins de jobs et de business innovants qui se créent que voici 20 ans», mais ce ralentissement ne l'inquiète pas outre mesure et il «reste optimiste: il va falloir former la main-d'oeuvre, lui apporter de nouvelles compétences».
    •    «Les gouvernements doivent laisser les entreprises se charger de l'emploi»
    •    Un constat partagé par le Prix Nobel de l'économie Christopher Pissarides: «Les connaissances qui seront exigées demain pour travailler sont différentes de celles enseignées aujourd'hui dans les écoles: il va falloir anticiper davantage et se former tout au long de la vie», assure l'économiste chypriote. Même son de cloche du côté de Troels Lund Poulsen, ministre danois du commerce et de la croissance: «L'éducation et la formation seront les clefs principales pour aider les gens qui vont perdre leurs emplois à en retrouver un».
    •    Lire aussi: 100 nouveaux robots intelligents d'ici à 2020
    •    Le rôle de l'Etat sera donc clairement de créer les conditions les plus favorables au business en formant une main d'oeuvre la plus adaptée possible aux nouvelles situations économiques. Mais pas question de s'appuyer sur le secteur public pour créer directement de l'emploi: «Les gouvernements doivent laisser les entreprises se charger de l'emploi: elles le font mieux», déclare Christopher Pissarides.
    •    Davantage d'entrepreneurs, de professions libérales dans le domaine intellectuel,... Un changement de paradigme pour de nombreux pays (dont la Suisse) où la part des salariés reste prépondérante. Une mutation avec l'augmentation du nombre d'entrepreneurs et d'indépendants qui en inquiète certains. Mais face à ces réserves, Erik Brynjolfsson s'interroge: «Avec nos modèles d'emplois sur lesquels certains s'arc-boutent, voulons-nous protéger le futur du passé ou alors préserver le passé du futur?» Il milite donc pour se débarrasser des carcans anciens et inventer de nouvelles solutions. Un défi urgent, car, comme il le rappelle, «le progrès technique augmente de manière exponentielle, les organisations, entreprises et administrations, ne s'améliorent pas aussi vite».

Dans "Club Patrimoine" du 29 janvier 2016 : La croissance française au plus haut depuis 4 ans en 2015

" Au quatrième trimestre 2015, le PIB en volume croît de 0,2 %. En moyenne sur l'année, l'activité accélère : +1,1 % en 2015 après +0,2 % en 2014. Les dépenses de consommation des ménages se replient de 0,4 % au quatrième trimestre 2015 (après +0,4 % au troisième trimestre). Les dépenses en biens diminuent (-0,9 % après +0,7 %), en particulier en énergie et en habillement."

Dans "Le Figaro" du 28 jnvier 2016 : L’immobilier ancien proche des records de ventes des années 2000

  " Le marché de l’immobilier ancien s’est approché l’an dernier de ses records historiques de transactions du début des années 2000, avec quelque 800.000 ventes estimées en 2015, a affirmé jeudi la Fnaim. Après une stabilité au 1er semestre, le niveau a augmenté «de façon continue et rapide depuis juin, de sorte que l’on pourrait atteindre, voire dépasser 800.000 ventes sur l’année 2015», a estimé l’organisation professionnelle, lors d’une conférence de presse.
«On retrouverait ainsi un volume proche des records historiques de la première partie des années 2000», a-t-elle souligné. Pour la Fnaim, cette «accélération des ventes traduit le fait que les acheteurs ont cessé d’anticiper des baisses de prix et ne sont donc plus enclins à attendre pour réaliser leur projet». Début décembre, les notaires ont fait état de 753.000 transactions enregistrées à fin septembre, sur les 12 derniers mois, soit un volume en hausse de 4%.
Un marché à deux vitesses
Toutefois le marché est encore «à deux vitesses», puisque cette reprise des transactions ne concerne pas tous les segments du marché, ou «pas au même degré», a constaté la Fnaim. Ainsi les ventes sont-elle en nette hausse dans plusieurs régions: la Bretagne (+19,7%), l’Aquitaine (+18,3%), le Centre, la Basse-Normandie et Rhône-Alpes (+17% à +18%), et en progression un peu moindre en Champagne-Ardenne, Midi-Pyrénées, Franche-Comté et Limousin (+11% à 13%), ou encore en Auvergne (+8,8%). En Corse (+4,8%) en revanche, la reprise est moins marquée.
Quant aux prix, ils se sont repliés de 1,9% au niveau national (-2% en province, -1,4% en Ile-de-France), selon les estimations de la Fnaim. «La fin de la baisse est pour bientôt», souligne Philippe Taboret, directeur général adjoint du courtier en crédit Cafpi: «Les conséquences de la politique menée par la Banque centrale américaine (FED) devraient nous impacter à partir du second semestre 2016. Là, les taux vont remonter tranquillement, et nous seront peut-être à 2,50 %en moyenne en fin d’année.»
  
Commentaire : Ce n'est pas le mien mais celui de
    •     
Jeanlf 
La banque de France vient de publier une analyse où elle prédit une forte baisse dans les prix de l'immobilier francais: soit de manière progressive et longue, soit de manière abrupte.
Les économistes prédisent plutôt l'abrupte d'ici 2017 à cause de la conjoncture ultra-orienté à la baisse.
Il n'y a pas assez de jeunes pour acheter les biens des "vieux vendeurs". Mais même s'il y avait assez de jeunes, le taux de chômage ampute ce nombre de potentiels primoAccédants. Même s'il n'y avait pas de chômage, la précarisation des emplois éxplose (de 80% de nouveaux contrats en CDI et 20% en CDD/intérim en 2014 on est désormais début 2016 à 80% CDD/intérim et 20% CDI... Valls se targuait même de la "montée" du travail en intérim... *sic*) Et parmi nos jeunes, les plus qualifiés partent de toute façon à l'étranger trouver du travail. Ca nous laisse en France avec: peu de jeunes, qui sont tous au chomage ou en travail temporaire précaire (non solvable) et peu qualifiés. Ajoutez là dessus le ressèrement de l'accès au crédit des banques qui devra être finalisé 2019 (google "Bâle III"). En plus, même century21 avoue que si jamais les taux montent de 1% seulement, les prix baisseront - toute chose égale par ailleurs - de 15%... Pour les acheteurs cela signifie seulement qu'ils devront donner plus d'argent à la banque et moins au vendeur... cela revient au meme... mais pour les vendeurs, perdre 15% (qui vont à la banque) c'est un gros manque à gagner...

Carole Papazian dans "Economie matin" du 26 janvier 2016 : L’immobilier mondial vaut 36 fois plus que le stock d’or disponible

" C’est l’immobilier sous toute ses forme qui pèse le plus lourd dans la richesse mondiale selon une étude récente. Sa valorisation équivaut à 36 fois le stock d’or et 2,7 fois le PIB mondial. L’immobilier construit sur la planète vaudrait non, ne vaudrait pas car son est estimation est réalisée en fonction des croyances du moment. Croyances qui ne prennent absolument pas en compte que si même une minorité significative, vendaient les prix juteraient quelque 217.000 milliards de dollars, soit 2,7 fois plus que le PIB mondial, c’est ce qui ressort d’une étude que vient de publier le réseau immobilier britannique Savills. De quoi parle-t-on? «De la valeur de tout l’immobilier du globe, ce qui inclut à la fois l’immobilier commercial, le résidentiel et pour la première fois les terres agricoles et les forêts», explique l’étude. Cela vient encore accentuer les effets de mon commentaires ci-dessus
Les logements en représentent l’essentiel (162.000 milliards de dollars). De tels chiffres peuvent donner le vertige et ils sont tout bonnement difficiles à concevoir. Mieux vaut donc les mettre en perspective pour tenter de les apprivoiser. «À titre de comparaison, la valeur de tout l’or qui a jamais été produit est de l’ordre de 6 000 milliards de dollars. L’immobilier représente 36 fois plus», calcule Savills. La grande différence c'est qu'en tant de crise l'or explose à la hausse et l'immobilier est "explosé" à la baisse, voire dans certains ne vaut quasiment plus rien car ses propriétaires paupérisés ne peuvent plus payer les charges de maintien en l'état etc... Il est grand temps de réfléchir de façon systémique.
Et la capitalisation boursière?
Vous en voulez encore? Sachez que la capitalisation boursière (actions et obligations) est, elle aussi, battue à plate couture: la valeur de l’immobilier lui est d’un tiers supérieure. Comment encore oser faire ce type comparaison ? Il est vrai que les Bourses mondiales sont dans un creux… La pierre pèse donc lourd en termes de richesse, elle représente 60 % des actifs mondiaux, selon Savills qui souligne son influence sur les économies.
À leur échelle, les ménages en sont conscients, ils savent que c’est d’abord grâce à la pierre qu’ils s’enrichissent. On ne s'enrichit pas avec la pierre dans un système d'économie paupérisée et à la démographie inversée, bien au contraire...hormis pour les promoteurs, les financeurs et les spéculateurs.Et les liens entre pierre et argent sont multiples. Le Trésor américain, qui a fait avec le succès que l’on sait la traque aux fraudeurs et au secret bancaire, s’y intéresse. Selon le New York Times, il a décidé de partir en guerre contre le blanchiment, pistant les acquéreurs de biens de luxe via des sociétés écrans à Manhattan et Miami."

Dans "Trends Tendances source Le Monde" Belgique du 13 janvier 2016 : Quel serait le "juste prix" du pétrole ?

" Les pays producteurs, les compagnies pétrolières et les pays consommateurs s'accordent tous pour le dire: le cours actuel du pétrole - tombé ce mardi à moins de 30 dollars- est beaucoup trop bas. Cette situation ne peut perdurer. Selon Le Monde, il y a sans doute un optimum économique.
 Les cours du pétrols sont brièvement tombés ce mardi à moins de 30 dollars après un pic à 115 dollars en juin 2014, du jamais vu en 12 ans. Nous retrouvons les cycles SOCIOECOPOFI Les pays producteurs, les compagnies pétrolières et les pays consommateurs s'accordent pour le dire: les prix sont beaucoup trop bas. Mais quel pourrait alors être le juste prix du pétrole qui permettrait d'assurer la rentabilité des investissements de production sans tuer la demande de pétrole, s'interroge un analyste du Monde?
Ce cours permettrait d'assurer l'équilibre financier des pays producteurs sans pénaliser l'économie des pays consommateurs. De nombreux analystes estiment qu'il se situerait autour des 70 dollars, loin donc des 90-100 dollars revendiqués par l'Arabie saoudite au début de la décennie, explique le journal français. Un baril dans cette tranche de prix permettrait aux pays producteurs de financer leurs dépenses.
Les nations aux économies peu diversifiées et dépendantes des hydrocarbures (Russie, Arabie saoudite, Venezuela, Algérie...) ont subi de lourds déficits budgétaires en 2015 et vont devoir redresser la barre en 2016. Pour les compagnies pétrolières, des prix élevés sont gage de profits plus importants et de gros dividendes pour leurs actionnaires. Ils permettent aussi d'investir pour trouver et exploiter de nouveaux gisements et de renouveler leurs réserves. On le sait, la raréfaction de l'offre entraînera une remontée des prix qui peut être brutale s'il y a un fort déséquilibre entre offre et demande.
Selon l'analyste du Monde, un baril en dessous des 50 dollars n'est pas rentable, sauf dans la péninsule Arabique. Entre 2005 et 2013, années où le prix du pétrole a connu des sommets, les dépenses en capital des sociétés pétrolières ont été très élevées. Avec le baril à 30 dollars, les sociétés risquent de réduire massivement leurs investissements et de supprimer des emplois supplémentaires.
70 dollars, voilà donc le montant défini comme "très supportable" pour les pays importateurs qui ont déjà du s'habituer à un baril situé à 90-100 dollars de 2010 à 2014. Ce cours permet en effet de relancer un peu l'inflation, tombée à des niveaux proches de zéro. Le baril à 70 dollars présente aussi quelques bémols. Il est préjudiciable à la facture énergétique du pays et au pouvoir d'achat immédiat des consommateurs.
Une dernière composante intervient conclut Le Monde: la lutte contre le réchauffement climatique. Plus le pétrole est cher, plus les énergies alternatives et propres sont compétitives et moins les automobilistes sont incités à utiliser leur voiture."

Lucie Robequain dans "Les Echos" du 12 janvier 2016 : Pour le patron de Ford, des voitures autonomes seront vendues « d’ici quatre ans »

" Dans une interview aux « Echos », Mark Fields revient sur la bonne année 2015 des constructeurs automobile. Et parie sur l’arrivée prochaine des voitures 100 % autonomes.
A l’occasion du Salon automobile de Detroit, le patron de Ford, Mark Fields, revient sur la bonne année écoulée pour les constructeurs automobiles, notamment aux Etats-Unis. Il estime aussi que les premières voitures 100 % autonomes « seront commercialisées dans les quatre ans qui viennent ». Mais « il paraît que je suis beaucoup plus optimiste que les autres patrons automobiles ! », nuance-t-il.
L’année 2015 a été un millésime record pour l’automobile américaine. Comment s'annonce 2016 ?
Nous avons encore une très belle année devant nous ! Nous avons bon espoir de voir nos ventes augmenter une nouvelle fois, aux Etats-Unis comme ailleurs. Les Américains disposent de l’une des flottes de voitures les plus vieilles du monde occidental. La phase de renouvellement ne fait que commencer. La situation en Chine et en Europe est plus incertaine. Mais nous nous en sortons très bien là aussi. Nous avons réussi à augmenter nos ventes en Chine de 3 % l’an dernier (à 1,1 million de véhicules). Nous y avons lancé beaucoup de nouveaux modèles ces derniers mois (nouvelle Taurus, etc.) qui devraient permettre de maintenir la même dynamique de croissance. Les dernières mesures décidées par le gouvernement chinois vont dans le bon sens : il vient de diviser par deux la taxe sur les voitures neuves, ce qui produit déjà des effets massifs sur les ventes. Nous restons extrêmement optimistes sur les perspectives du marché chinois à long terme. L’Europe reste elle aussi très importante. Les constructeurs y vendent 19 millions de voitures par an. C’est plus qu’aux Etats-Unis, ne l'oublions pas !
On entend beaucoup parler de voitures autonomes à Detroit. Quand débarqueront-elles sur les routes américaines ?
Les premières voitures 100 % autonomes – c’est-à-dire fonctionnant sans aucune intervention humaine – seront commercialisées dans les quatre ans qui viennent. Cela reste un avis très personnel, et il paraît que je suis beaucoup plus optimiste que les autres patrons automobiles ! Tout dépendra de la vitesse à laquelle les régulateurs accepteront le changement. Sur le plan technique, nous sommes en train de faire de grandes avancées : Ford, par exemple, commence à tester la conduite sur neige. C’est l’un des environnements les plus difficiles à gérer, car les marquages au sol ne sont plus visibles. Mais soyons honnête : Ford ne sera pas le premier constructeur à commercialiser une voiture autonome. Certains ont pris de l’avance sur nous, même si je préfère taire leur nom. Il n’y a pas d’urgence : Ford est un groupe qui se concentre sur le marché de masse. Lorsque nous commercialiserons notre première voiture autonome, nous souhaitons qu’elle soit accessible à tous.
Les SUV s’imposent comme les grandes stars du Salon de Detroit. La tendance est-elle appelée à durer ?
C’est une tendance que nous observons depuis cinq ans, mais qui s'est effectivement beaucoup accentuée l’an dernier, avec la chute des prix du pétrole. En 2015, les SUV et crossovers américains ont ravi 4 points de part de marché aux voitures dites « classiques ». Sur les cinq dernières années, ils leur ont même volé 10 points de part de marché ! Les voitures classiques représentent désormais moins de la moitié des véhicules vendus aux Etats-Unis (45 %)."

Thimothée de Rauglaudre dans "La Tribune" du 8 janvier 2016 : Les prix alimentaires mondiaux ont chuté de 19% en 2015

" L’indice FAO des prix des produits alimentaires est en baisse en 2015, pour la quatrième année de suite. Les prix ont baissé en décembre sur toutes les catégories de produits, sauf le sucre et les huiles végétales. La baisse des prix des produits alimentaires se poursuit. En recul pour la quatrième année de suite, l'indice FAO des prix des produits alimentaires, publié jeudi 7 janvier, a chuté de près de 19% sur l'ensemble de l'année 2015. Cet indicateur, calculé tous les mois par l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), prend la mesure de la variation d'un panier de denrées alimentaires, réparties en cinq catégories.
Baisse de 1% en décembre
Au mois de décembre, l'indice FAO a enregistré une baisse de 1% par rapport à novembre, avec un recul du prix de tous les produits alimentaires du panier, à l'exception du sucre et des huiles. Sur l'ensemble de l'année 2015, l'indice a chuté de 19% par rapport à 2014. L'organisation internationale explique la continuité de cette tendance à la baisse :

    "L'abondance de l'offre dans un contexte de demande hésitante à l'échelle mondiale et d'affermissement du dollar explique la faiblesse généralisée des prix des produits alimentaires en 2015."

-15,4% pour les céréales, -15,1% pour le lait et la viande
Les céréales sont la catégorie de produits qui a enregistré la plus forte baisse, avec un recul de 15,4% en 2015. Les cours du blé ont notamment subi une pression à la baisse en raison des "perspectives d'un gonflement de l'offre sur les marchés mondiaux suite à la suppression des taxes à l'exportation en Argentine", explique la FAO. En 2015, les prix des produits laitiers ont reculé de 15,1% par rapport à 2014. Ils enregistrent la moyenne annuelle la plus basse depuis 2009, notamment tirés vers le bas par la chute des prix des laits en poudre, desquels la demande mondiale se détourne toujours plus. L'indice des prix de la viande a, lui aussi, reculé de 15,1 % par rapport à 2014, avec la moyenne annuelle la plus basse depuis 2010. Au mois de décembre, les prix de la viande ont reculé de 2,2 % par rapport à novembre, chutant dans les quatre catégories de viande, en particulier la viande ovine, la viande bovine et la viande porcine. La chute de la demande d'importation de viande bovine aux États-Unis, cristallisant la concurrence accrue sur d'autres marchés, ainsi que la hausse soudaine de la production de porc dans l'Union européenne, faisant baisser les prix intérieurs comme à l'exportation, ont notamment joué à la baisse sur les prix des produits carnés.
-19% pour les huiles, -21% pour le sucre
L'indice des prix des huiles végétales a enregistré en décembre, par rapport à novembre, une hausse de 2,1 %. Le prix de l'huile de soja, qui a atteint son plus haut niveau depuis six mois, suite à l'incertitude sur les récoltes de soja au Brésil, a été le principal facteur de cette hausse. Sur l'ensemble de l'année 2015, l'indice des huiles a cependant chuté de 19% par rapport à l'année précédente, la moyenne annuelle des prix des denrées étant la plus basse depuis 2009. L'indice du sucre a reculé de 0,5 % en novembre, en raison, la aussi, des appréhensions dues au retard dans les récoltes au Brésil, qui ont connu un excédent de pluies. Les prix du sucre baissent toutefois de 21% par rapport à 2014.

Dans "La Tribune" du 6 janvier 2016 : Pétrole : le Brent sous les 35 dollars pour la première fois en 11 ans

" Le même jour, l'Arabie saoudite, chef de file de l'Opep, a annoncé qu'elle baissait pour le mois de février le prix de son pétrole en Europe. Les cours de l'or noir sont affectés par le dollar fort et les mauvais indicateurs économiques chinois. L'offre abondante résultant de la stratégie de l'Opep inquiète également. Une nouvelle barre symbolique a été franchie par l'or noir. Après 30% de baisse des prix du pétrole, en 2015, la chute continue. Mercredi 6 janvier, le baril de Brent plongeait de plus de 4,8% en début d'après-midi, atteignant les 34,79 euros, soit le niveau le plus faible depuis juillet 2004. "Le marché continue à baisser, il n'y a aucun doute", souligne Tamas Varba, un analyste spécialiste de l'or noir pour PVM brokerage, interrogé par le Wall Street Journal. "Le dollar fort et les chiffres décevants sur la Chine renforcent la tendance baissière." L'analyste fait référence à la croissance des services, mesurée à un creux de 17 mois, selon l'indice Caixin-Markit publié mercredi, et à la production manufacturière une nouvelle fois à la baisse, annoncée lundi.
Inquiétude sur la demande et l'offre "Des inquiétudes concernant la demande et l'offre abondante pèsent lourdement sur les prix (du pétrole)", expliquent également les analystes de Commerzbank, dont les propos sont relayés par l'AFP.
L'Opep et Riyad notamment sont jugés en partie responsable de la chute des cours par plusieurs analystes. L'Organisation des pays exportateurs de pétrole a notamment relevé son plafond de production au début du mois de décembre 2015. Elle maintient ainsi sa stratégie de défense des parts de marché, censée faire baisser les cours, avec une production autour de 32 millions de barils par jour. L'objectif est de décourager les producteurs dont les coûts sont les plus élevés, en particulier ceux de pétrole de schiste aux Etats-Unis.
L'Arabie saoudite baisse ses prix pour ses clients européens
Par ailleurs, si elle a annoncé des hausses du côté de l'Asie, le même jour, l'Arabie saoudite, chef de file de l'Opep, a annoncé qu'elle baissait pour le mois de février le prix de son pétrole en Europe, et certaines catégories de brut destinées aux marchés américain et du Moyen-Orient. Un moment stratégique puisque l'Iran s'apprête à reprendre les exportations de pétrole vers l'Europe avec la levée attendue des sanctions suite à l'accord passé sur le nucléaire.
 "La montée des tensions entre l'Arabie saoudite et l'Iran montre que Riyad ne compte pas réduire sa production et aider l'Iran à regagner des parts de marché", analyse le cabinet de conseil Wood Mackenzie.."

Dans "Reuters" du 4 janvier 2016 : L'inflation allemande en 2015 à son plus bas niveau depuis 1995

" L'inflation annuelle a ralenti contre toute attente en Allemagne en décembre et le taux de l'ensemble de 2015 est le plus faible jamais enregistré, les pressions sur les prix de la première économie européenne restant très faibles. Le taux d'inflation annuel IPCH (indice des prix de détail harmonisé) de l'Allemagne est de 0,1%, au plus bas depuis 1995, année où l'Office a commencé à compiler cette statistique sous sa forme actuelle.
L'Office fédéral de la statistique a ainsi annoncé lundi que l'indice des prix de détail harmonisé (IPCH) avait augmenté de 0,2% en décembre en glissement annuel après +0,3% en novembre. Les économistes interrogés par Reuters anticipaient +0,4%. L'objectif de taux d'inflation de la Banque centrale européenne (BCE) pour la zone euro est d'un petit peu moins de 2%. Pour l'ensemble de 2015, le taux d'inflation annuel IPCH de l'Allemagne est de 0,1%, au plus bas depuis 1995, année où l'Office a commencé à compiler cette statistique sous sa forme actuelle. En 2014, ce taux d'inflation était de 0,8%. L'Office publiera la statistique d'inflation définitive le 19 janvier. (Michael Nienaber, Wilfrid Exbrayat pour le service français)