Cash

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CASH

 

Dans "Trends Tendances" Belgique du 12 05 16 Article intitulé : 'Pourquoi la BCE veut-elle vraiment supprimer le billet de 500 euros ?'

" En Belgique, comme dans la plupart des autres pays de la zone euro, rares sont les personnes à avoir déjà vu un billet de 500 euros. Et donc, ce billet va disparaître, lentement mais sûrement, de la circulation. Une bonne chose ?
Ainsi en a décidé la Banque centrale européenne, à partir de 2018, elle n'imprimerait plus de nouveaux billets de 500 euros. Mais attention, ces billets garderont leur valeur, mais ils seront tout simplement encore plus difficiles à trouver.
La question est de savoir pourquoi la BCE a décidé de supprimer ce billet de 500 euros. Officiellement, c'est pour lutter contre la fraude fiscale, la corruption, le crime et bien évidemment le financement du terrorisme. MDR Fraude fiscale, corruption tout ce qui est présent et organisé à la BCE par la BCE pour quantité de ses fonctionnaires. Fonctionnaires des plus favorisés et des plus "lobbyisés" pour quantité d'entre-eux. L'exemple souvent cité pour indiquer la nocivité du billet de 500 euros, c'est que sous cette forme une somme d'un million d'euros peut tenir dans le volume d'une brique de lait, raison pour laquelle les milieux policiers ont appelé le billet de 500 euros le "Ben Laden" ! Et dire que certains policiers en France ont des primes payée en cash. Ces primes sont-elles payées avec des billets de 500 ?
La suppression progressive de ces gros billets n'a pas suscité d'émoi en Belgique ou en France par exemple. Ce n'est pas très étonnant, car en Belgique les paiements en cash sont de toute façon limités à 3.000 euros maximum et à 1.000 euros en France, depuis le 1er septembre 2015.
Les nouvelles formes de paiement constituent une facilité, mais également un danger potentiel de confiscation du fruit de notre travail

En revanche, en Allemagne, cette suppression passe très mal. Il y a même eu de pétitions intitulées "touche pas à mon cash". Il faut dire qu'en Allemagne, il n'est pas rare de voir un couple de la classe moyenne payer sa voiture en cash. Quant aux cartes de crédits, elles sont souvent très mal vues dans les magasins et boutiques. En Allemagne, le cash est encore roi, car les Allemands sont très attachés à la protection de leurs données personnelles. Ils craignent qu'en payant par carte, ils ne soient surveillés par l'Etat. Là encore, tout cela s'explique par l'Histoire et notamment par les méthodes de la Stasi communiste. Comment cela n'est-il pas le cas en France puisqu'elle a un passé nazi et une police, par le passé, nazie.
Sans oublier que les Allemands voient dans cette suppression du billet de 500 euros une nouvelle forme de répression financière de la BCE. Après avoir imposé des taux de 0% à l'épargne des Européens, la Banque centrale veut en plus faire disparaître le cash, pensent les Allemands. Ils ont raison les lobbies une foi achetées les décisions politiques sur la suppression du cash maitriseront encore plus les Peuples. Les règles sur le blanchiment ne sont qu'un des outils de maitrise des Peuples. Le blanchiment dans les faits est une fumisterie. Bien entendu, la BCE répète que ce n'est pas son objectif et que le cash va subsister via les autres billets de 10, 20 ou 100 euros, mais les Allemands n'y croient pas. Pour eux, le cash est un emblème de notre liberté. Le dernier espace qui échappe (ou échappait) encore aux yeux indiscrets de l'Etat. Mais visiblement, les Allemands sont les seuls en Europe à se battre pour cette liberté. Vive les Allemands parce que eux savent le prix de la Liberté. Comment expliquer l'apathie des autres peuples....
Dommage, car avec le numérique et les nouvelles formes de paiement par smartphone, la monnaie sera de plus en plus virtuelle, donc de plus en plus hors de contrôle du simple citoyen. Certes, c'est une facilité, mais c'est aussi un danger potentiel de confiscation du fruit de notre travail. Encore faut-il en être conscient...
et rompre la peur de parler et d'élever la voie.

Simone Wapler dans "Economie matin" du 3 février 2016 : A Davos, l'élite soutient la société sans cash

" Davos est la grand-messe du capitalisme de copinage et non la grande kermesse de l’ultra-libéralisme comme on l’entend souvent. A ce forum économique mondial se rencontrent lobbyistes, industriels, financiers, hauts fonctionnaires et politiciens.
C’est là que bien souvent notre vie quotidienne se décide, à notre insu. C’est là que se montrent — quoique partiellement et bien maquillés pour leur numéro de claquette sous les projecteurs — les serviteurs de l’Etat de l’ombre, ce que mes collègues américains appellent le Deep State (un jeu de mots hélas intraduisible).
C’est à Davos que ces technocrates débattent des grands problèmes, imposent leurs grandes solutions, financées avec notre argent. Le thème de 2016 était "la quatrième révolution industrielle", rien de moins. Selon le fondateur de cette kermesse, Klaus Schwab, cette révolution digitale "brouille les lignes entre les sphères physiques, numériques et biologiques". A Davos, on n’hésite pas à tricoter les sphères et les droites !
Le discours d’ouverture nous rappelle que :
– la première révolution était à la vapeur et a permis de mécaniser la production,
– la deuxième était à l’électricité et a permis la production de masse?
– la troisième à l’électronique et a débouché sur les automatisations?
– la quatrième est digitale donc.
Un gros sujet débattu à Davos fut la monnaie digitale liée à l’avancement de la société sans cash.
De Bill Gates (Microsoft), à Blythe Masters (ex. JP Morgan, maintenant Blockchain) en passant par Michel Sapin (ministre de l’Economie), Christine Lagarde (FMI) ou William White (OCDE) tous sont favorables à la société sans cash.
 Qui sera le roi ? ?
"Qui sera le roi de ce monde sans cash ?" s’interrogeait le site officiel de Davos.
"La révolution sans cash est en marche. Les gouvernements, les entreprises, les start-ups et les consommateurs peuvent avoir des motivations différentes pour détrôner le cash mais le résultat final sera probablement le même. Mais avec la mondialisation ou ‘gros’ est traditionnellement ‘beau’, ce sont les plus petits acteurs — start-ups, petites entreprises et consommateurs — qui vont en définitive façonner le nouvel ordre mondial. Et pour ceux qui aiment l’innovation et les idées nouvelles ce ne peut être qu’une bonne chose".
Voici un très bel exercice de désinformation. Ceux qui veulent maintenir le cash sont rétrogrades (arriérés). Une société sans cash profite aux "petits" qui la façonneront selon leurs désirs. Visiblement, le gratin de Davos n’a jamais entendu parler des difficultés des "petits" dès qu’ils ont voulu mettre en place une monnaie digitale. Immédiatement, ils sont accusés de couvrir des activités criminelles, terroristes ou de blanchiment. Il serait plus juste de dire que la société sans cash est évidemment une bonne chose pour les invités de Davos.
Une telle société permet de transformer chacun en pantin docile des gouvernements, des banques centrales et des banques commerciales et de quelques grandes entreprises du numérique. Voici un magnifique exercice de capitalisme de copinage : chacune de nos transactions enrichira nécessairement l’un de ces acteurs, point de passage obligé. Pas de révolte possible, sinon, en un clic on vous piquera votre fric.
De toute façon, il faudra en passer par là. C’est le jubilé, dont parle William White de l’OCDE à ce même Davos de 2016, ou le big reset de l’économie mondiale déjà évoqué par Christine Lagarde au Davos de 2014. Il devient nécessaire d’effacer les mauvaises dettes publiques et privées par la force puisque les banques centrales n’arrivent pas à créer d’inflation. A la prochaine crise, il faudra taper directement dans les dépôts bancaires, comme le stipule la Directive de résolution bancaire. Ca tombe bien, avec la société sans cash, il n’y aura pas de fuite possible devant ce super-impôt décrété par l’Etat de l’ombre."

Commentaire : Il est indéniable que les peuples doivent développer les monnaies alternatives et tout autre moyen de paiement afin de ne plus être sous dépendance des dérives, non des Etats, mais des décisions politiques prisent sous l'influence des lobbies. En fait, sous la corruption d'idées ou/et financière de nos politiques. Si les Peuples ne peuvent rien hormis des révolutions, aujourd'hui point besoin de révolutions violentes juste une non coopération organisée en totale liberté (naturellement en respectant les principes de base juridiques) en étant plus dupe de la notion politicienne lobbyisées de "l'Etat". Les Peuples doivent mettre en place les principes de Liberté qu'ils lèguerons à leurs enfants. Les Etats, sur ce point de la Liberté, ont pour la très grande majorité été pris en défaut lors des derniers conflits. Conflits qui ont tous comme base première, la paupérisation des Peuples. A l'heure où l'europe allemande a imposé la paupérisation des peuples....... Et pourtant, tout cela pourrait être évité avec la création de Fonds de Stabilisation Boursier nationaux. Les crises financières actuelles sont créées VOLONTAIREMENT pour instaurer les politiques lobbyisées. Quel outil permet cela ? Cet outil est tout simplement le système comptable international qui est basé, non plus sur des réalités financières, mais sur des normes ques tous savent totalement irresponsables. Une des solutions est de travailler les failles actuelles en les mettant au service des Peuples avant de revenir à une cohérence financière de la comptabilité. Tous les jours vous avez une idée des dégâts du système actuel sur le site www.agencedecotationihr.com .

Souvenez-vous :

Laurence Boisseau dans « Les Echos » du 2 juillet 2012

Article intitulé : AMF : Jean-Pierre Jouyet tire sa révérence aujourd’hui   
« Ensuite, « il faudra conduire une réflexion sur la problématique du conseil en investissement et sur la nature de sa rémunération ». Enfin, les normes comptables devront être regardées de très près, notamment dès qu’il s’agit de comptabiliser à la valeur de marché, ce qui ne peut que générer une forte volatilité. »

Laurent Fargues, propos de Marie-Anne Frison-Roche, professeur de droit économique à l’Institut d’études politiques de Paris et spécialiste du droit de la régulation dont elle a fondé la doctrine en France, dans « Acteurs publics » du 29 mai 2012 Article intitulé : “Des régulateurs publics plutôt que privés” « Marie-Anne Frison-Roche appelle les gouvernements à se saisir de la question des normes comptables. Seul moyen, d'après cette spécialiste du droit de la régulation, de lutter contre la financiarisation excessive de l’économie. Les États sont confrontés à un problème ontologique puisqu’ils sont par nature attachés à un peuple, à un territoire, et que c’est précisément cet ancrage territorial qui est mis en cause par l’instantanéité et de l'immatérialité de l’information sur les marchés financiers. Avec Internet, la finance ne connaît plus de frontière et les États deviennent plus petits que l’objet qu’ils ont vocation à encadrer. On pourrait certes rêver de créer un gouvernement mondial, mais à ce jour, il n’existe pas. Quelle solution préconisez-vous ? La première est d’instaurer des groupements régionaux de pays qui s’accordent sur des règles communes. C’est un premier pas, mais l’absence de frontières de la finance demeure un obstacle. L’autre solution est d’imaginer la puissance publique indépendamment des États et indépendamment des frontières. Apparaît alors la notion de régulation avec des autorités supranationales. Ces autorités de régulation existent déjà et elles n’ont pas empêché la crise de 2008…C’est vrai, mais avouons qu’il était extrêmement difficile de prévoir une crise de cette ampleur. La vraie rupture serait que les États et les responsables politiques s’intéressent de près à la régulation financière et reprennent la main. Les règles prudentielles et les normes comptables sont aujourd’hui quasi exclusivement élaborées par des professionnels, ce n’est pas sain ! Dans un monde où l’information financière a pris une telle importance, les normes comptables sont devenues un bien public. Autrement dit, vous prônez une régulation publique à la place des régulateurs privés… Oui. La régulation des marchés financiers s’appuie aujourd’hui quasi uniquement sur des initiatives privées ou venues de professionnels. Ce sont les banquiers centraux qui se réunissent à Bâle pour édicter des règles de prudence destinées aux banques ou des experts-comptables qui se retrouvent à Londres pour se mettre d’accord sur les normes que doivent respecter les sociétés cotées. Juridiquement, ces organismes n’ont aucun statut ni aucune légitimité, et pourtant leurs décisions ont une influence majeure sur la finance et l’économie mondiale. Il est temps que les gouvernements démocratiquement élus s’en préoccupent ! Pourquoi ne pas laisser les “professionnels de la profession” définir les règles comptables ? Parce que les normes comptables sont devenues un sujet d’intérêt général et qu’il n’y a pas de raison qu’une poignée de professionnels, aussi respectables et savants soient-ils, décident pour l’ensemble de la planète. L’information financière est cruciale car elle influence le regard que nous portons sur la richesse produite par les entreprises, mais aussi de plus en plus sur le patrimoine des États. Songez que Barack Obama a demandé pour la première fois à ce que le budget des États-Unis soit traduit dans des mêmes normes équivalentes à celles des sociétés cotées ! Que reprochez-vous à ces normes ? Elles livrent une vision court-termiste du patrimoine des entreprises dans la mesure où elles obligent à prendre en compte les variations des cours de bourse au jour le jour. Ce sont des normes qui s’adressent aux investisseurs et non aux producteurs, elles encouragent la spéculation et ne disent pas grand-chose de la santé réelle des entreprises. La perspective que les États adoptent les mêmes normes pour plaire aux marchés financiers est alarmante. Ce serait la phase ultime d’une financiarisation de l’économie catastrophique par bien des aspects. Pour l’éviter, il faut placer les règles comptables et financières au coeur du débat public et les remettre à plat. »

Dans « www.trends.be » du 26 janvier 2012 André Orléan qui est au Comité scientifique de l’AMF Article intitulé : Et si les marchés financiers avaient tort ?  «Les prix sur lesquels reposent les marchés financiers sont tronqués, pour ne pas dire totalement faux ! »

Michel Prada, ex-Président de COB, dans « La Tribune » daté du 6 décembre 2010 en page 37 : Article intitulé : Refonder l’évaluation financière pour restaurer la confiance « Les problèmes de valorisation sont au cœur des crises. Le sujet de l’évaluation financière échappe aujourd’hui à l’écran radar de la plupart des acteurs et des observateurs des marchés financiers. C’est là un véritable paradoxe au regard du rôle central joué par les problèmes de valorisation des actifs dans les dernières crises qui ont secoué non économies. L’incapacité des institutions financières à valoriser de façon précise et convaincante leurs actifs financiers complexes en l’absence de transactions sur le marché a en effet déclenché une crise de confiance sans précédent depuis 1929. L’heure est aujourd’hui à une refondation de l’évaluation financière, qui doit concerner tant les pratiques de place de la profession et sa déontologie. »

Monsieur de Juvigny, Secrétaire général adjoint de l’AMF, le 6 décembre 2010 dans « La Tribune » va encore plus loin en précisant : « L’évaluation financière est si peu encadrée qu’elle fait presque figure d’anomalie dans l’univers réglementé de la finance. Mais avec l’essor du concept de « juste valeur », l’évaluation est apparue comme le maillon faible de l’information financière lors de la crise du « subprime », qui a mis en évidence la difficulté à cerner la valeur intrinsèque d’un actif en l’absence de transactions sur le marché. Avant d’ajouter que « L’AMF n’exclut pas la « possibilité de faire référence, à terme, aux standards de l’IVSC, mais « ne se prononce pas, à ce jour, en faveur de normes précises et contraignantes ».

Et pourtant :

Jean-Paul Gaudal, directeur du département supervision bancaire et comptable à la Fédération Bancaire Française, dans « Confrontation Europe » de juillet/septembre 2010 : « Le concept de « fair value », la « juste valeur » sonne à priori équitable : il correspond à la question ancienne de la valorisation correcte des actifs financiers. Mais en valorisant ces actifs au prix du marché au détriment d’autres méthodes, il a contraint les investisseurs à afficher, en période hausses comme de baisses des cours, des gains ou des pertes comptables injustifiés par rapport aux fondamentaux économiques, ce qui a contribué à accroître la volatilité et à bouleverser le paysage financier. Dès lors que les marchés deviennent illiquides, les évaluations ne font que refléter le pessimisme ou l’optimisme des rares participants, dont le comportement ressort alors de phénomènes de hordes, déclenchant de brutales variations de valeur des actifs, à la hausse comme à la baisse.  »

Simone Wapler dans "Economie matin" du 3 février 2016 : A Davos, l'élite soutient la société sans cash

" Davos est la grand-messe du capitalisme de copinage et non la grande kermesse de l’ultra-libéralisme comme on l’entend souvent. A ce forum économique mondial se rencontrent lobbyistes, industriels, financiers, hauts fonctionnaires et politiciens.
C’est là que bien souvent notre vie quotidienne se décide, à notre insu. C’est là que se montrent — quoique partiellement et bien maquillés pour leur numéro de claquette sous les projecteurs — les serviteurs de l’Etat de l’ombre, ce que mes collègues américains appellent le Deep State (un jeu de mots hélas intraduisible).
C’est à Davos que ces technocrates débattent des grands problèmes, imposent leurs grandes solutions, financées avec notre argent. Le thème de 2016 était "la quatrième révolution industrielle", rien de moins. Selon le fondateur de cette kermesse, Klaus Schwab, cette révolution digitale "brouille les lignes entre les sphères physiques, numériques et biologiques". A Davos, on n’hésite pas à tricoter les sphères et les droites !
Le discours d’ouverture nous rappelle que :
– la première révolution était à la vapeur et a permis de mécaniser la production,
– la deuxième était à l’électricité et a permis la production de masse?
– la troisième à l’électronique et a débouché sur les automatisations?
– la quatrième est digitale donc.
Un gros sujet débattu à Davos fut la monnaie digitale liée à l’avancement de la société sans cash.
De Bill Gates (Microsoft), à Blythe Masters (ex. JP Morgan, maintenant Blockchain) en passant par Michel Sapin (ministre de l’Economie), Christine Lagarde (FMI) ou William White (OCDE) tous sont favorables à la société sans cash.
 Qui sera le roi ? ?
"Qui sera le roi de ce monde sans cash ?" s’interrogeait le site officiel de Davos.
"La révolution sans cash est en marche. Les gouvernements, les entreprises, les start-ups et les consommateurs peuvent avoir des motivations différentes pour détrôner le cash mais le résultat final sera probablement le même. Mais avec la mondialisation ou ‘gros’ est traditionnellement ‘beau’, ce sont les plus petits acteurs — start-ups, petites entreprises et consommateurs — qui vont en définitive façonner le nouvel ordre mondial. Et pour ceux qui aiment l’innovation et les idées nouvelles ce ne peut être qu’une bonne chose".
Voici un très bel exercice de désinformation. Ceux qui veulent maintenir le cash sont rétrogrades (arriérés). Une société sans cash profite aux "petits" qui la façonneront selon leurs désirs. Visiblement, le gratin de Davos n’a jamais entendu parler des difficultés des "petits" dès qu’ils ont voulu mettre en place une monnaie digitale. Immédiatement, ils sont accusés de couvrir des activités criminelles, terroristes ou de blanchiment. Il serait plus juste de dire que la société sans cash est évidemment une bonne chose pour les invités de Davos.
Une telle société permet de transformer chacun en pantin docile des gouvernements, des banques centrales et des banques commerciales et de quelques grandes entreprises du numérique. Voici un magnifique exercice de capitalisme de copinage : chacune de nos transactions enrichira nécessairement l’un de ces acteurs, point de passage obligé. Pas de révolte possible, sinon, en un clic on vous piquera votre fric.
De toute façon, il faudra en passer par là. C’est le jubilé, dont parle William White de l’OCDE à ce même Davos de 2016, ou le big reset de l’économie mondiale déjà évoqué par Christine Lagarde au Davos de 2014. Il devient nécessaire d’effacer les mauvaises dettes publiques et privées par la force puisque les banques centrales n’arrivent pas à créer d’inflation. A la prochaine crise, il faudra taper directement dans les dépôts bancaires, comme le stipule la Directive de résolution bancaire. Ca tombe bien, avec la société sans cash, il n’y aura pas de fuite possible devant ce super-impôt décrété par l’Etat de l’ombre."

Dans "Trends Tendances" Belgique du 2 février 2016 : 'Sans cash, qui empêchera un fisc omnipotent de se servir sur les comptes ?'

"Le cash n'existera plus en 2026", dans dix ans donc. C'est en tout cas l'avis de John Cryan, le nouveau patron de la Deutsche Bank. Et il ne s'est pas privé de le dire au cours de la dernière édition du Forum de Davos, cette réunion annuelle des grands patrons de ce monde.
À vrai dire, John Cryan n'est pas le premier à souhaiter la suppression du cash de nos sociétés et à le dire haut et fort.
Des économistes distingués et des consultants pensent également que ce serait une excellente chose. Outre les problèmes liés au cash, comme ses coûts de production, de stockage ou pour éviter la contrefaçon, le liquide serait également à l'origine du blanchiment d'argent sale. Bref, pour toutes ces raisons, c'est un peu "haro sur le cash" depuis ces deux dernières années.

D'ailleurs les gouvernements font tout pour décourager leurs citoyens d'utiliser le cash. En Belgique, il est interdit de payer quoique ce soit par cash au-delà de 3.000 euros. Et le gouvernement français, toujours excessif dans ses démarches, a même abaissé la barre à 1.000 euros, autant dire, rien. Encore une fois, ce débat qui semble anodin est pourtant potentiellement dangereux pour le citoyen. L'argument de la lutte contre le crime, le blanchiment d'argent sale, le terrorisme ou la fraude fiscale ne suffit pas à justifier la disparition programmée du cash. Après tout, comme l'écrit si bien l'analyste financière Simone Wapler, les trafiquants, criminels et autres terroristes utilisent aussi les routes et l'éclairage public, et on ne les supprime pas pour autant !
Le débat sur la disparition du cash ne doit pas être confisqué par les banques commerciales. Elles ont tout à y gagner...
Quant à la suppression du cash, elle est dangereuse, car elle signifie que toute notre épargne sera dématérialisée. Autrement dit, le jour où nos avoirs, épargne, livrets, comptes, déclarations d'impôt, prélèvements automatiques, facturations, numéros de compte, allocations, salaires et dépenses de santé seront en ligne, et de plus en plus corrélés, qui empêchera un État malveillant ou un fisc omnipotent de bloquer d'un seul "clic" tous ces comptes ? Bonne question en effet !
Les Suisses, qui sont des gens raisonnables, ont la chance d'avoir un journal sérieux, Le Temps, qui a publié une tribune expliquant que la suppression du cash est... immorale ! Rien que cela ! Et ce n'est pas faux. Il est juste de dire qu'une société sans cash est immorale, car la propriété de l'individu est entièrement soumise et prisonnière d'un système dirigiste de contrôle, de prédation et de spoliation. Nous avons encore la chance de vivre dans des démocraties, mais ces démocraties sont sans le sou, et on l'a vu à Chypre, lorsque les caisses sont vides, on vient se servir sur les comptes des épargnants.
Et sans cash, ce sera infiniment plus facile. Il suffira de transférer le montant d'un clic vers les comptes de l'État.
Le débat sur le cash ne doit pas être confisqué par les banques commerciales qui ont tout à y gagner. Ce débat doit venir sur la place publique avant qu'il ne soit trop tard.